LE DIRECT
En haut : "Soupçons (The staircase)" de Jean-Xavier de Lestrade sur Canal+ / "Sense8" de Lana Wachowski, sur Netflix. En bas : "Three girls" de Nicole Taylor sur Arte

Séries : "C’est extraordinaire de se dire que la vie ose plus que le plus chevronné des scénaristes"

55 min
À retrouver dans l'émission

Dans la Dispute spéciale séries il sera question de "Sense8" à l'occasion de la diffusion de l'épisode final le 8 juin, mais aussi de "Three girls" la mini-série britannique glaçante diffusée sur Arte ainsi que de "Soupçons" qui depuis 2004 dévoile les coulisses du système judiciaire américain.

En haut : "Soupçons (The staircase)" de Jean-Xavier de Lestrade sur Canal+ / "Sense8" de Lana Wachowski, sur Netflix. En bas : "Three girls" de Nicole Taylor sur Arte
En haut : "Soupçons (The staircase)" de Jean-Xavier de Lestrade sur Canal+ / "Sense8" de Lana Wachowski, sur Netflix. En bas : "Three girls" de Nicole Taylor sur Arte

"Soupçons (The staircase)" de Jean-Xavier de Lestrade sur Canal

Tous les jeudis à partir du 31 mai à 22h50 sur Canal , puis disponible à la demande.

Synopsis : Construite comme un véritable polar du réel, cette série documentaire dévoile les coulisses du système judiciaire américain à travers l'autopsie d'une défense. Autour d'une histoire de meurtre mêlant argent, homosexualité et pouvoir, Jean-Xavier de Lestrade a obtenu l'exclusivité de suivre et de filmer le déroulement de l'affaire et ses protagonistes, jusqu'au verdict final. Au milieu de la nuit du 9 décembre 2001, Michael Peterson appelle les services d'urgence de Durham, en Caroline du Nord, pour signaler qu'il vient de trouver sa femme inconsciente au bas de l'escalier. Il leur précise qu'elle respire très faiblement et qu'elle a dû tomber. Mais lorsque la police découvre la mare de sang autour du corps de la victime ainsi que les blessures qui lacèrent son crâne, la conclusion est immédiate : c'est un crime. Et Michael Peterson en devient le principal suspect. Une semaine plus tard, il est mis en examen pour l'assassinat de sa femme et prend l'un des meilleurs avocats de Caroline du Nord pour conseil : David Rudolf. Malgré les apparences qui l'accablent, ses enfants le soutienne pleinement, et il clame vigoureusement son innocence.

L'avis des critiques : 

C’est la mère de la série documentaire. C’est une série sur le doute qui délaisse les intrigues pour se resserrer sur le portrait de cet homme et c’est ce qui fait la force de Soupçons. Olivier Joyard

C’est une série sur le doute à tous les niveaux, le réel à l’américaine prend de toute façon des tours de fiction. Le côté spectaculaire de la justice américaine ressemble à celui du cinéma, ce niveau de confusion est vertigineux ! Lucile Commeaux

C’est un deuxième regard, un appendice de ce que j’ai vu il y a quelques années. Ici ce qui est frappant est la chute de cet homme, il arrive à toucher sa vérité. Et je ne sais pas si j’avais envie de le voir. C’est presque une autre série pour moi… Iris Brey

J’ai découvert les 13 épisodes d’un coup, et finalement c’est extraordinaire de se dire que la vie ose plus que le plus chevronné des scénaristes ! Cette machine qu’est la justice américaine est ahurissante. Arnaud Laporte

"Three girls" de Nicole Taylor jusqu'au 21 juin sur Arte 7

"Three girls" de Nicole Taylor sur Arte
"Three girls" de Nicole Taylor sur Arte

Synopsis : De cette effroyable affaire de Rochdale, qui a impliqué des dizaines d’adolescentes blanches et vulnérables, la réalisatrice Philippa Lowthorpe et la scénariste Nicole Taylor ont tiré une chronique scrupuleusement documentée et âprement réaliste. Centrée sur le point de vue de trois jeunes filles abusées, cette minisérie aux accents loachiens retrace le supplice qu’elles ont enduré, victimes à la fois d’un gang de violeurs et de la faillite générale du système – social, policier et judiciaire. Elle évoque aussi, dans son dernier tiers, l’onde de choc du procès, qui a ébranlé le multiculturalisme britannique et déclenché une réflexion sur la prise en compte des victimes de viol. Portée par de jeunes actrices sobrement bouleversantes et des comédiens confirmés (Maxine Peake, impressionnante de ténacité dans le rôle de Sara Rowbotham, Paul Kaye, poignant dans celui du père aimant mais désarmé d’Holly…), Three Girls a reçu le prix spécial du jury catégorie "Fiction européenne" au dernier festival de La Rochelle.

L'avis des critiques :

On est dans la veine du cinéma naturaliste comme le cinéma anglais peut le faire. Il y a du réel et de l’engagement moral, et c’est très réussi ici car ce n’est pas une série trop close. Bien que nous soyons au ras des yeux de ces trois jeunes filles… C’est absolument passionnant et la finesse psychologique de cette série tient vraiment au jeu formidable de ces trois actrices. Lucile Commeaux

C’est une série formidable et très éprouvante. Il y a quelque chose de très anxiogène et le spectateur ne trouve plus son souffle. C’est une série très courageuse. Iris Brey

Formellement ce n’est pas très bien réalisé, mais la puissance documentaire sur le monde dans lequel on vit est incroyable et magnifique. Olivier Joyard 

ormellement, je n’ai pas trouvé cela vraiment mis en scène, ni bien structuré… C’est beaucoup trop court, on a du mal à voir l’évolution des personnages, il manque de la complexité. Arnaud Laporte

"Sense8" de Lana Wachowski, disponible sur Netflix

Synopsis : Après la libération de Riley en Islande, les huit Sensitifs essaient de reprendre leurs vies avec leurs nouveaux sens : Will plonge dans la drogue pour empêcher Whispers de les retrouver, Nomi fuit le FBI, Lito doit affronter les conséquences de son coming-out, Sun s'efforce de survivre à la prison, Kala essaie de cacher ses sentiments pour Wolfgang à son mari, Wolfgang découvre qu'il a déclenché une guerre entre gangs mafieux berlinois, et Capheus est devenu le nouveau héros de sa ville. Tous fêtent leurs anniversaires simultanément.

L'avis des critiques :

Je n’ai jamais vraiment compris l’intrigue de Sense8 mais heureusement que je suis restée pour les 10 dernières minutes qui resteront dans le cinéma… Ce qui importe ici est la circularité, c’est un très beau final très émouvant. Iris Brey

Sense8 aurait pu s’arrêter après la première saison. Ici il y a quelque chose qui se joue sur la consolation, sur la circulation. J’ai vu Paris filmé avec une telle joie, j’ai un peu envie de vivre dans cette série finalement ! Olivier Joyard

La sexualité est utilisée pour parler d’autre chose dans Sense8. Mais ici ce final est assez léché, érotique un peu chic, et les corps esthétisés à outrance vont à l’encontre du propos. Finalement je ne crois plus trop à ce que j’aimais dans la saison 1. Lucile Commeaux

Tout le côté à l’eau de rose ne m’émeut pas, le régime comique tombe à plat. Alors que j’aimais Sense8 je suis vraiment déçu par ce final ! Arnaud Laporte

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records)

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......