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à gauche : "20 000 lieues sous les mers" (© Brigitte Enguérand), au milieu : "Campana" (© Philippe Laurençon), à droite : "Mon cœur" (© Pierre Grosbois)

Spectacle vivant : Campana, "ils ont donné leur vie au cirque et proposent leur expérience"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au programme de La Dispute spectacle vivant : "20 000 lieues sous les mers" qui reprend à La Comédie Française, mais aussi le spectacle de Pauline Bureau, "Mon cœur" et "Campana" du cirque Trottola. Sans oublier le coup de cœur de Fabienne Pascaud pour "Stück Plastik".

à gauche : "20 000 lieues sous les mers" (© Brigitte Enguérand), au milieu : "Campana" (© Philippe Laurençon), à droite : "Mon cœur" (© Pierre Grosbois)
à gauche : "20 000 lieues sous les mers" (© Brigitte Enguérand), au milieu : "Campana" (© Philippe Laurençon), à droite : "Mon cœur" (© Pierre Grosbois)

"20 000 lieues sous les mers", jusqu'au 6 janvier à La Comédie Française (Vieux-Colombier)

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De : Jules Verne Adaptation et mise en scène : Christian Hecq et Valérie Lesort

Présentation officielle : Tour à tour à vue sur le plateau et manipulateurs cachés dans le noir des profondeurs, six comédiens de la Troupe nous embarquent à bord du Nautilus. Utilisant le principe du théâtre noir, méduses et poissons semblent flotter dans ce monde où la lumière du jour ne pénètre jamais.

En 2015, Christian Hecq et Valérie Lesort relevaient le défi de créer, avec 20 000 lieues sous les mers, un spectacle pour acteurs et marionnettes. Six comédiens de la Troupe allaient apprendre l’art de la manipulation pour donner vie à l’équipage du Nautilus et au monde qui l’entoure, celui des grands fonds. Tour à tour à vue sur le plateau et manipulateurs cachés dans le noir des profondeurs, les acteurs nous embarquent à bord du Nautilus, vaisseau légendaire tenant à la fois du monstre marin et du navire de pointe. Utilisant le principe du théâtre noir, méduses et poissons semblent flotter dans ce monde où la lumière du jour ne pénètre jamais.

« Sur scène, la marionnette permet à l’acteur des mouvements, des expressions, des accélérations que son corps est incapable de faire, elle prolonge et démultiplie son expression corporelle. Je parle souvent de “dynamo-rythme” à propos de la faculté de reproduire la dynamique d’un être. Ici, pour les poissons, c’est un mélange de mouvements lents et rapides, exécutés de façon apparemment aléatoire. C’est un spectacle d’images où les poissons peuvent faire une sacrée concurrence aux acteurs ! », explique Christian Hecq. Toute la poésie et l’univers fantastique de l’œuvre de Jules Verne se retrouvent dans ce tour du monde à travers les océans où les enfants, petits et grands, aiment à se replonger. Après une tournée sur les routes de France la saison dernière, le spectacle revient sur la scène de sa création.

Avec : Françoise Gillard, Christian Gonon, Christian Hecq, Elliot Jenicot, Nicolas Lormeau, Laurent Natrella

L'avis des critiques : 

Je suis très fan de Jules Verne et pour moi ce n’est pas du tout ici le Capitaine Nemo, on s’en éloigne beaucoup avec une libre interprétation. Je suis sensible au travail de mise en scène de ce tandem qui réussit des choses qu’on ne voit pas souvent sur des plateaux. Il me paraît légitime que ce spectacle revienne pour les fêtes. Arnaud Laporte

La pièce a un caractère ultra-technique, dépendant d’une forme d’artisanat. Je suis assez mitigée. J’aime beaucoup les machines, la mécanique, ainsi que tous les passages de marionnettes avec des moments presque chorégraphiques. En revanche, la façon de dire le texte travaille un peu contre cela. Je trouve qu’on perd beaucoup du personnage de Nemo et de son ambiguïté. Lucile Commeaux

C’est un enchantement que ce spectacle transgénérationnel qui plaira aux petits comme aux grands. On entre dans le songe du Capitaine Nemo, c’est une rêverie dans une sorte de cabinet de curiosités noir où sont manipulés des monstres. On est transporté dans un univers d’enfance, de féérie. Cette pièce nous fait entrer dans la littérature de l’œuvre mieux que tout. Fabienne Pascaud

C’est un univers assez fondateur de notre imaginaire. J’ai toutefois été un peu déçu. L’imaginaire est ici très codé avec des marionnettes virtuoses, qui restent très littérales dans les codes des productions Pixar. On sert ici aux enfants ce qu’ils voient déjà au cinéma et à la télévision. Christian Hecq restitue quelque chose du Capitaine Nemo, notamment dans ses contradictions. Je n’ai pas eu l’émerveillement. Thomas Corlin

"Mon cœur", disponible sur Culturebox jusqu'au 20 novembre 2019

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De : Pauline Bureau

Présentation officielle : « Eté 2014, j'entends Irène Frachon à la radio.
 Son courage et sa détermination me touchent.
 Une héroïne d’aujourd’hui comme j’ai besoin d’en voir sur les plateaux de théâtre. 
Je la rencontre. 
Elle me parle de son combat. Des malades pour qui elle se bat avec acharnement. Elle est émue. Toutes les cinq minutes, elle reçoit des messages de patients qui lui donnent des nouvelles, racontent leurs examens, leurs expertises. Elle est là pour eux. Plusieurs fois, en parlant, elle a les larmes aux yeux. 
Elle me donne les coordonnées de victimes du Médiator.
 Je vais à leur rencontre, chez eux.
Paris, Lille, Marseille, Carcassonne, Dinard... 
A mon tour, je suis profondément remuée quand ils me racontent. 
Certaines femmes sont jeunes. L’une d’entre elles avait mon âge, 37 ans, quand elle a été opérée à cœur ouvert.
 Je rencontre un des avocats qui les défend. Je m’intéresse au droit des victimes dans notre pays. Ça me passionne. 
J’écris. Beaucoup. Beaucoup trop.
 Je dois choisir ce que j’ai envie de raconter.
 Irène m’a amenée aux victimes et c’est d’elles que je veux parler.
 J’écris l’histoire d’une femme qui contient un peu de chacune des personnes que j’ai rencontrées. Je l’appelle Claire Tabard. » Pauline Bureau

Avec : Yann Burlot, Nicolas Chupin, Rébecca Finet, Sonia Floire, Camille Garcia, Marie Nicolle, Anthony Roullier, Catherine Vinatier

Prochaines dates :

  • 11 > 15 décembre : TnBA, Centre Dramatique National (Bordeaux) 
  • 10 janvier : Le Pont des Arts (Cesson-Sévigné) 
  • 14 et 15 janvier : Scène nationale (Flers) 
  • 18 janvier : La Faiencerie (Creil) 
  • 23 janvier > 2 février : Théâtre Paris Villette
  • (...)

L'avis des critiques : 

C’est une forme étrange, avec une pièce de théâtre et quelque chose entre la pièce filmée et les morceaux de téléfilms. Pauline Bureau est très intéressée par les sujets de société, elle avait déjà fait une pièce au sujet de l’émancipation des femmes. La pièce a quelque chose de plus artistique que le film qui a surtout une vocation pédagogique. L’objet est extrêmement efficace, aussi parce qu’il propose cette forme chapitrée. Lucile Commeaux

J’ai bizarrement préféré le film que je trouve plus resserré, avec plus de rythme. C’est plus tenu et on a le plaisir de voir des acteurs en gros plan ce qui m’a provoqué davantage de plaisir. On apprend plein de choses. Il est bien que de jeunes auteures comme Pauline Bureau parlent des femmes, même si on peut peut-être lui reprocher de vouloir trop en dire. J’ai trouvé les acteurs bien et assez sobres dans leur manière de jouer. Fabienne Pascaud

Il y a de vrais comptes rendus, des réunions. Marie Nicolle est toujours l’interprète principale des spectacles de Pauline Bureau. Je lui trouve une technique absolument irréprochable, mais ce qu’elle génère me met toujours dans une forme d’embarras, notamment en recherchant tellement l’émotion. Nicolas Chupin est absolument éblouissant, autant dans le téléfilm que sur le plateau de théâtre. Arnaud Laporte

Je reconnais les visées pédagogiques d’utilité publique. On a le langage du téléfilm, en version beaucoup plus compassée. Je me suis demandé pourquoi avoir fait le choix de cette forme et de ce point de vue, avec le côté très lourd de l’émotion qui m’a laissé peu de place en tant que spectateur. Lorsqu’on sort du sujet, cela empêche sa lecture analytique. Thomas Corlin

"Campana", jusqu'au 22 décembre au Centquatre-Paris

SV - Cirque Trottola, "Campana" (© Philippe Laurençon)
SV - Cirque Trottola, "Campana" (© Philippe Laurençon)

Du : Cirque Trottola

Présentation officielle : Deux personnages en quête de lumière arrivent d’un ailleurs. Ils ont connu la lueur des tréfonds, ils cherchent l’éclat des sommets. Stupeur ! Des regards convergent vers la piste. Des spectateurs sont là, si proches et autour d’eux... Après Matamore, co-signé avec le Petit Théâtre Baraque et joué plus de 300 fois en France et à l’étranger, le Cirque Trottola (toupie en italien) revient à sa cellule originelle. Un duo devenu quatuor avec les multi-instrumentistes touche-à-tout Thomas Barrière et Bastien Pelenc. Avec leurs instruments nus ou trafiqués, installations et autres machines sonores, ils sont les compagnons de cordée de cette ascension menée par Titoune et Bonaventure Gacon, interprètes fascinants qui aimantent toutes les émotions. Car la patte Trottola, miraculeuse et singulière, n’a pas changé : faite d’exploits virtuoses (trapèze volant, portés acrobatiques...) et d’impalpables petits riens, ces instants furtifs où une mimique, un regard ahuri ou un dos fatigué sont les détails du paysage pointilliste qu’ils font de la condition humaine. Dans Campana, la cloche sonne et le temps passe, inexorablement... Et il est temps. Le temps de retrouver ces artistes singuliers qui explorent la piste pour y déplier délicatement les ourlets de l’âme humaine.

Avec : Titoune et Bonaventure Gacon (en piste), Thomas Barrière et Bastien Pelenc (aux instruments)

Prochaines dates :

  • 6 > 10 février : Festival les Elancés (Istres)
  • 19 > 23 février : Théâtre Molière – Scène Nationale Archipel de Thau (Sète)
  • 9 > 13 mars : Festival Spring (Elbeuf)
  • 23 > 27 mars : Villes en Scène et Festival Spring (Fleury)
  • 3 > 10 mai : Les Quinconces – L’Espal – Scène Nationale (Le Mans)
  • 29 mai > 4 juin : Le Sillon (Clermont-l’Hérault)

L'avis des critiques : 

Cela semble du cirque à la bonne franquette. Les numéros ne sont pas aussi spectaculaires qu’on peut en voir. Mais l’apparente simplicité des Trottola révèle une grande maîtrise. J’ai été émue de penser à Beckett tout le temps avec des questions très métaphysiques dès le départ. Ce qui est émouvant aussi, c’est cette usure du temps, ces corps assez fatigués. Ils ont donné leur vie au cirque et nous proposent leur expérience. Fabienne Pascaud

On a un duo entre une acrobate plutôt androgyne et un clown. Ils sont accompagnés par deux musiciens dans un chapiteau à la verticalité très impressionnante. On a une piste de cirque assez classique, mais percée de trappes, dont sort tout un monde. Le spectacle est très bien dosé entre des moments de cirque assez classiques et d’autres plus métaphysiques, abstraits. J’ai trouvé que c’était un cirque assez inquiet, plutôt mélancolique. Thomas Corlin

Le fait que les personnages arrivent par le dessous, fait qu’on les entend avant de les voir. J’ai trouvé tout ça très beckettien. J’ai quand même mis du temps à entrer dans le spectacle. J’avais du mal à éprouver de l’émerveillement, à être impressionnée par les numéros classiques de cirque. J’ai été beaucoup plus intéressée par les moments de déplacement dans l’arène. On a une mise en scène du spectaculaire par le pathos. Lucile Commeaux

>> LE COUP DE CŒUR DE FABIENNE PASCAUD : "Stück Plastik", jusqu'au 22 décembre au Théâtre-Studio d'Alfortville

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De : Marius von Mayenburg Mise en scène : Maïa Sandoz

Présentation officielle : « C’est exactement ça que je veux montrer. Une femme qui fait le ménage. Une femme qui nettoie tout ce que nous salissons. Notre saleté. La saleté de notre civilisation. C’est de la plastique sociale. » 

Pour soulager leur quotidien, un couple d’humanistes de gauche, bienveillants et proches du burnout, décide d’engager Jessica pour les aider, faire le ménage, la vaisselle, la cuisine et s’occuper de leur fils en pleine crise d’adolescence. 

Mais comment vont-ils pouvoir continuer à être de « bonnes personnes » maintenant qu’ils sont des patrons  ? Puis, c’est l’artiste conceptuel Serge Haulupa qui veut Jessica pour une de ses performances. Que doit-elle faire  ? Ce qu’elle fait tous les jours  : nettoyer la merde des autres, mais cette fois en public. Un flirt avec l’Humiliation ? Oui, mais c’est au nom de l’art, et l’art, c’est la vie, non  ? 

Il s’agit de mettre en scène le cirque des convictions politiques, intimes, les discours, les actes et l’aveuglement. C’est une série de numéros d’acrobaties sur l’échelle des valeurs morales qui pousse le spectateur à interroger son propre comportement... Tout y passe  : l’inutilité du travail, l’infantilisation, la compassion, le paternalisme, la loi du marché, la consommation, mais aussi le sexe, la maladie. Il y est tout le temps question d’identité politique et d’émancipation. C’est grinçant, jubilatoire et ça fait très, très mal. Maïa Sandoz

Avec : Serge Biavan, Maxime Coggio, Paul Moulin, Maïa Sandoz, Aurélie Vérillon 

C’est une pièce qu’on avait vue montée avec une grande liberté et une grande audace par tg STAN. On va assister au passage à tabac de la bien-pensance de la relation domestique. On a une quantité de situations insupportables de mesquinerie. Tous nos comportements bourgeois sont disséqués avec une réjouissante méchanceté. Maïa Sandoz a monté cela avec un sens du burlesque et de la tragédie. C’est très réjouissant à voir. Fabienne Pascaud

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute. 

♪ Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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