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Spectacle Vivant: Britannicus et Foi, Amour, espérance

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute se porte sur l'actualité du spectacle vivant avec les critiques suivant:

  • Joëlle Gayot (France Culture)- Brigitte Salino (Le Monde)- René Solis (Libération)

sur les spectacles suivants:

  • Britannicus , d'après Jean Racine, mis en scène par Jean-Louis Martinelli, au théâtre Nanterre-Amandiers du 14 septembre au 27 octobre.
Visuel Britannicus
Visuel Britannicus

Brigitte Salino :

Marthaler nous montre une machine sociale cassée.

Il nous montre comment le langage est détruit, c’est prodigieux. Il y a quelque chose de profond, de perturbant. C’est une vraie mise en scène de la misère.

René Solis :

C’est un spectacle très drôle qui nous donne une autre facette de Christophe Marthaler. Il est à la fois dans son univers et dans un respect total du texte. On est pris dans une mélancolie démentie par l’atmosphère. Il arrive à conjuguer l’humour et la mélancolie. On est complètement subjugué par son talent.

Joëlle Gayot : La mise en scène est très académique avec toutefois des temps forts qui rendent justice au texte de Racine. Martinelli a raison de se méfier de la façon mécanique dont on peut jouer la langue de Racine. Mais s'il a été vigilant sur la profération, il ne s'est pas méfié des corps, très statiques, qui ne sont pas traités de manière contemporaine.

Arnaud Laporte : Pour moi, je dois dire que la révélation est venu d’Alain Fromager, que je vois pourtant depuis des années dans les productions de Martinelli, mais qui ne m’avait jamais fait si forte impression que dans ce Néron auquel il apporte énormément.

Foi, Amour, espérance
Foi, Amour, espérance

René Solis :

Il y a une grande crédibilité de jeu. J’aime la mécanique et la musique de l’alexandrin. Il est retravaillé depuis quelques années et c’est intéressant à ré-entendre.

Joëlle Gayot : Marthaler utilise le théâtre non comme une fin en soi mais comme un outil et c'est là son génie. Il se sert du théâtre pour ronger le théâtre et la fiction. Il nous montre le spectacle de notre pulvérisation, de notre atomisation mais il a la grande élégance de ne pas ajouter les pleurs aux pleurs et allie la légèreté à l'humour.Je suis ressortie travaillée au corps par ce que j'ai vu et ressenti.

Arnaud Laporte : Je suis resté en dehors de ce spectacle à cause de certains partis-pris de mise en scène, qui selon moi, tournaient à vide. Je vois la virtuosité de chacun des interprètes et la beauté de la scénographie, mais il y a quelque chose de l’ordre de la mécanique qui pour moi n’a pas fonctionné.

Les coups de coeurs :

René Solis :

  • Le théâtre d'Aristophane , Serge Valletti (édition Atalante)

Joëlle Gayot :

Ich schau dir in die Augen ...
Ich schau dir in die Augen ...

La traduction du titre veut dire littéralement: "Je te regarde dans les yeux contexte d’aveuglement social".

René Pollesch est un fou furieux du théâtre. C’est une mise en scène assez violente, assez frontale.

L'acteur prend à parti le public pour dialoguer sur la notion d’interactivité ou ce que René Pollesh nomme le théâtre "inter-passif".

Il y a un développement philosophique. Cette pièce tient de l’ordre du présent absolu. Il y a du Artaud chez Pollesch.

Bien sûr, la revue de presse théâtre d'Antoine Guillot: Du changement dans les nominations? C'est à voir ...

Et le coup de fil de Seham Boutata à Dominique Hervieu , chorégraphe et directrice artistique de La Biennale de la Danse à Lyon.

Pastille introductive: Pierre MONDY.

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