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Spectacle vivant: Calme et Le Maître et Marguerite

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, c’est le spectacle vivant en présence des critiques suivants :

  • Joëlle Gayot (France Culture)

  • René Solis (Libération)

  • Anna Sigalévitch (France Culture)

Sur les spectacles suivants :

  • Le Maître et Marguerite , Mikhaïl Boulgakov avec une mise en scène de Simon Mc Burney à la MC93 Bobigny, du 2 au 9 février
Complicite ensemble et Paul Rhys: Le Maître
Complicite ensemble et Paul Rhys: Le Maître

Arnaud Laporte: McBurney a l'art de sans cesse recomposer l’espace de jeu, les situations de jeu, en une fraction de seconde, par un jeu de lumières extrêmement sophistiqué, de lignes lumineuses qui redessinent les lieux.On passe donc d’un tramway à une chambre, à un hôpital psychiatrique, comme si le plateau de théâtre pouvait bénéficier d’un montage filmique instantané.

Joëlle Gayot: A Avignon, le spectacle de Simon Mc Burney m'a procuré un plaisir de l'instant, du moment mais sans m'en laisser trace. Sept mois après avoir vu la représentation, il ne m'en reste que peu d'images, sauf celle de l'effondrement du mur, à la fin du spectacle.

René Solis:

L’acteur Paul Risk tient le spectacle. Il est l’architecte de la pièce. Il a une finesse et une ouverture dans son jeu incroyable.

Mc Burney aime raconter des histoires. Il nous embarque et arrive à faire des choses sophistiquées à l’allure simple.

C’est un spectacle absolument séduisant.

Anna Sigalévitch:

J’avais été impressionnée par la virtuosité du spectacle à Avignon.

A la MC93, j’ai été profondément touchée. L’histoire d’amour nous procure des bouffés d’émotions intenses.

Elle fait mieux apparaître la tragédie humaine de l’homme broyé par le système. Le fantastique prend une dimension beaucoup plus violente et beaucoup plus intense.

Simon Mc Burney n’a pas peur du littéral et de l’illustration. Il fait voyager le spectateur.

  • Calme , de Lars Noren et une mise en scène de Jean-Louis Martinelli au Théâtre des Amandiers à Nanterre du 18 janvier au 23 février.
Affiche de Calme
Affiche de Calme

Arnaud Laporte: La scénographie ainsi que l'utilisation des lumières participent pleinement de la réussite de ce spectacle, dans lequel la distribution est dominée par Jean-Pierre Daroussin, qui tient la note juste durant toute la pièce ainsi que Christiane Millet,gracieuse et fragile, mais sans ostentation.

Joëlle Gayot: Christiane Millet est une révélation. Elle est éblouissante, bluffante et bouleversante. Néanmoins, Jean Louis Martinelli aurait du faire des coupes dans le texte qui me paraît trop long. De plus, les comédiens, s'ils sont excellents, jouent sans jamais s'adresser ou regarder le public. Ils sont en "aveugle" en quelque sorte. Or, il me semble indispensable aujourd'hui que le spectateur soit pris en compte et existe le regard de l'acteur.

René Solis:

Jean-Louis Martinelli fonctionne sur le paroxysme. Les situations sont parfois improbables. Il ne fait pas de fac-similé. Il place les acteurs en situation de responsabilité.

Il sait faire entendre Lars Noren de façon très simple malgré les moments bancals du spectacle.

Anna Sigalévitch:

C’est une pièce sur les liens plus que sur les personnages. Lars Noren charge chaque personnage sans les juger.

Malheureusement la fin proposée par Jean-Louis Martinelli devient illustrative et explicative.

Le couple Daroussin – Millet est très juste car ils vont à contre-sens du texte. Cette ambivalence dégage alors une grande vérité .

Les coups de cœurs :

Anna Sigalévitch:

  • Kaguyahimé , de Jiri Kylian à l'Opéra de Paris du 1er au 17 février

Il s'agit d'un ballet crée en 1988.

C’est un conte où la princesse lunaire, Kaguyahimé suscite et génère de nombreux conflits entre les hommes de par se beauté.

Ce chorégraphe est un peu le Visconti de la danse.

C’est de la très belle danse.

Joëlle Gayot:

Conte d'Amour
Conte d'Amour

C'est un spectacle très étrange inspiré par un fait divers. Tous les personnages sont joués par des hommes filmés par deux caméras. La scénographie est troublante et angoissante. Le spectacle transpire le malaise sexuel, l'enfermement et le dérèglement des sens. On est hypnotisé par ces images tout en se sentant coupable de les voir.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à Pascal Rome , directeur artistique de la compagnie l'Office des Phabricants d'Univers Singuliers qui présenteLes Moulins de Monsieur Noël du 6 au 15 février à la Scène Nationale d'Angoulême.

Pastille introductive : Giorgio BARBERIO CORSETTI

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