LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Spectacle vivant : Ce que j'appelle oubli et Gould Menuhin

58 min
À retrouver dans l'émission

Bonjour à tous, ce soir La Dispute s’intéresse au spectacle vivant en présence des critiques suivants :

  • Joëlle Gayot (France Culture)

  • Anna Sigalévitch (France Culture)

  • Vincent Huguet (Marianne)

Seront abordés les spectacles suivants :

au Théâtre de la Ville du 23 février au 5 mars

et au 104 du 8 au 10 mars.

Ce que j'apelle oubli, Baptiste Coissieu et Fabrizio Clemente
Ce que j'apelle oubli, Baptiste Coissieu et Fabrizio Clemente

« Ce que j’appelle oubli », d’Angelin Preljocaj, est un spectacle qui a été créé à la Biennale de Lyon, puis repris au Théâtre de la Ville, à Paris, avant d’aller au 104 en fin de semaine.Mais « Ce que j’appelle oubli », c’est d’abord un texte de Laurent Mauvignier, inspiré par un terrible fait survenu à Lyon, en décembre 2009, dans un supermarché. Ce jour-là, un jeune homme de 25 ans boit une cannette dans les rayons, sans l’avoir payée.Quatre vigiles vont le rouer de coups. Le jeune homme en mourra.Laurent Mauvignier découvre ce drame dans la presse, et décide, sous l’influence revendiquée de Bernard-Marie Koltès, de s’en inspirer pour un texte de soixante pages composé d’une seule phrase.Cette phrase, Denis Podalydès l’a d’ailleurs porté sur le plateau du studio théâtre de la Comédie Française, au printemps dernier, et la reprendra également en cette fin de saison. C’est à ne pas rater.Preljocaj a gardé le texte, dit par Laurent Cazanave, et a créé une pièce pour six danseurs. Arnaud Laporte

Gould Menuhin
Gould Menuhin

Curieuse proposition que signent ensemble Christiane Cohendy, Charles Berling, et Ami Flammer - ce dernier cité est violoniste, et fut l’un des élèves de Yehudi Menuhin, au soir de sa vie.Le spectacle se propose de nous raconter en parallèle l’histoire de Yehudi Menuhin, d’une part – un récit porté par Ami Flammer, dans une adresse au public extrêmement simple-, et de cerner quelque peu le rapport à la musique de Glenn Gould, plus particulièrement son refus, dès l’âge de 32 ans, des concerts, pour se consacrer aux enregistrements studio.Le récit va avancer en parallèle, jusqu’à la rencontre des deux musiciens, pour un programme de télévision où ils joueront ensemble des œuvres de Bach, Beethoven et Schoenberg. Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœurs :

Vincent Huguet:

- L'odeur des planches , de Samira Sedira (Editions Le Rouergue)

« L’odeur des planches » parle d’un théâtre qui fait souffrir et qui convoque la mémoire, un théâtre qui s'en est allé. Un jour de février, il neige, une comédienne reçoit une lettre des ASSEDIC : fin de droits. Fin d'une histoire et début d'une autre où une femme se retrouve brutalement face à elle-même et retrouve l'histoire de sa famille, de ses parents, arrivés d'Algérie à la Ciotat et surtout de sa mère, incapable de jouer un rôle qui n'était pas pour elle, paralysée toute sa vie par le trac d'un pays étranger, le trac de la France. C’est beau comme une chanson de Barbara, avec des théâtres où on a laissé des petits bouts de soi, c'est fort comme un regard qui ne veut pas raconter mais dit tout.

-de Joëlle Gayot : La visite au père de Schimmelpfenning, Mis en scène par Adrien béal au Théâtre de l'Echangeur du 25 février au 10 mars.

Visuel Visite au père
Visuel Visite au père

Adrien Béal est porteur d'une nouvelle génération de théâtre. Il joue beaucoup sur la présence de l'acteur, sur sa capacité à créer un lien avec le spectateur. « La visite au père » est un drôle de texte mélangeant anecdote et réflexion poétique. Il y a des points de faiblesses mais c'est un spectacle exigeant, rigoureux et visant la justesse du jeu et du propos.

-d'Arnaud Laporte : Mon ami, Louis de Gilles Gaston Dreyfus et Nicolas Boukhrief du 13 février au 9 mars au Théâtre du Rond Point.

Mon ami, Louis
Mon ami, Louis

"Mon ami, Louis" est le titre du livre que Gilles Gaston-Dreyfus a publié aux éditions Naïve, en début d’année.Gilles Gaston Dreyfus est un acteur que l’on a repéré, il y a un certain temps, déjà, dans la bande d’Edouard Baer, et plus encore dans le Zerep, la compagnie de Sophie Perez et Xavier Boussiron. Autant dire que c’est un homme de goût.Si j’ai parlé du livre, je vous conseille surtout de le lire APRES avoir vu le spectacle qui en est tiré, et qui se joue encore jusqu’au 9 mars au Théâtre du Rond-Point, à Paris, pour la simple et bonne raison que ce texte ne prend toute sa mesure qu’avec l’interprétation qu’en livre Gilles Gaston Dreyfus.S’il a choisi le scénariste et réalisateur Nicolas Boukhrief comme collaborateur artistique, regard extérieur, ils ont fait ensemble le choix d’une radicale sobriété.C’est sur un plateau vide, avec une seule douche de lumière, que Gilles Gaston-Dreyfus se présente. Planté sous cette lumière, costume sombre et chemise noire, les jambes légèrement écartées, bien plantées dans le sol, le comédien va nous parler de son ami Louis pendant un peu plus d’une heure.C’est à la fois sobre comme du Claude Régy pour le dispositif scénique, et à son opposé par la nature du texte et le débit du comédien.En tous cas, c’est une véritable performance, exécutée avec une très grande virtuosité, puisque l’on sent bien que chaque syllabe, chaque mouvement infime a fait l’objet d’un long et patient travail.Il y a une forme de naturel dans la façon qu’a Gilles Gaston Dreyfus de nous raconter des horreurs, parce qu’il faut bien dire que le récit, la vie vue par Louis est absolument terrible, pleine de bruit et de fureur.Il y a une forme de filiation avec le comique anglais, celui de l’absurde le plus morbide, qui est ici à l’œuvre, et qui provoque des ravages de rires dans la salle, pendant que GGD, lui, sur le plateau, semble à tout moment prêt à exploser, comme Unabomber, mais à la place d’une ceinture d’explosifs, ce sont les mots qui, chez lui, semblent les armes les plus dangereuses.Allez à la rencontre de « Mon ami, Louis », au Théâtre du Rond-Point, à Paris, jusqu’au 9 mars ! Arnaud Laporte

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil passé à Jeanne Champagne , metteur en scène de la création "La Chambre, la nuit, le jour" à l'issue d'une résidence par la Compagnie "Théâtre Ecoute" du 5 au 8 mars à la Scène Nationale de Châteauroux.

Pastille introductive : Bernard MURAT.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......