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Spectacle vivant : EMISSION SPECIALE retour sur Avignon

56 min
À retrouver dans l'émission

La dispute portera ce soir sur l'actualité du spectacle vivant avec les critiques suivants:

-Joëlle Gayot (France Culture)

-Fabienne Pascaud (Télérama)

-René Solis (Libération)

C'est un retour sur le Festival d'Avignon avec les spectacles suivants:

-Six personnages en quête d'auteur, deStéphane Braunschweig:

Répétitions de Six personnages en quête d'auteur
Répétitions de Six personnages en quête d'auteur

Joëlle Gayot: Stéphane Braunschweig est à l'écoute de son époque. On voit qu'il se questionne, qu'il cherche. Je l'ai trouvé très courageux de venir à Avignon, lieu de la modernité, en se posant la question publiquement : Est-ce que le texte, la fiction, le sens ont encore une validité sur un plateau de théâtre ? Il se sert de la pièce de Pirandello pour appuyer son questionnement : Aujourd'hui, où en est-on de la mise en scène ? La réponse me paraît cependant inscrite à même la mise en scène. Et cela crée une impasse, de l'ordre du déséquilibre.

René Solis : Quelque chose au départ ne fonctionne pas. Stéphane Braunschweig a tort de ne pas plus faire confiance au texte de Pirandello, de ne pas plus le prendre au premier degré.

-Un ennemi du peuple , de Thomas Ostermeier:

Un Ennemi du peuple
Un Ennemi du peuple

Arnaud Laporte : Thomas Ostermeier est de plus en plus plasticien. On est dans un décor stylisé. Les parois des éléments sont dessinées. On est entre la stylisation extrême et l’incarnation. C’est un spectacle militant et engagé .

Joëlle Gayot : En faisant surgir le réel avec l'intervention du public, il créé comme une ex-croissance du texte d'Ibsen dans la mise en scène. Il se passe quelque chose d'important. La pensée s'exprime de façon véhémente, engagée, menaçante et on se rend compte de la puissance d'une salle de théâtre qui est comme un chaudron, d'où peuvent naître des révolutions.

René Solis : C’est une histoire formidable qui n’est pas tant actualisée que cela et ça marche toujours très bien. La problématique d’Ibsen est intacte et elle résonne de façon incroyable.

Les coups de coeur :

Fabienne Pascaud:

-André , Marie Rémond au Théâtre du Rond Point, du 5 septembre au 3 octobre. C'est un très joli spectacle sur les tourments du tennisman André Agassi. Elle construit son spectacle sur le paradoxe de cet homme qui n’aimait finalement pas ce sport.

Joëlle Gayot: Autour de la métamorphose:

-Le Centaure et l’animal , Bartabas , du 8 au 22 septembre à Bobigny. C’est la fusion de Bartabas et le danseur pour ne former qu’un seul corps. Ce qu’il y a très beau, c’est qu’on ne voit quasiment jamais le visage de Bartabas, toujours recouvert d’un voile.

-Charles Gonzales devient Camille Claudel, par Charles Gonzales .

Une seule et unique représentation : Mercredi 5 septembre à 19h au Musée Rodin.

Gonzales est sidérant. Il devient Camille Claudel par la seule force de ses mots. C’est une vraie performance d’acteur et metteur en scène.

RESERVATION: 01 44 18 61 24 / nocturnes@musee-rodin.fr.

Bien sûr la revue de presse spectacle vivant d'Antoine Guillot: On veut du neuf, on veut du lisible ...

Et le coup de fil de Seham Boutata à Nadine Varoustikos Perez , directrice de la nouvelle scène nationale de Saint Nazaire.

Scène Nationale de Saint Nazaire
Scène Nationale de Saint Nazaire Crédits : Radio France

Pastille introductive: Jacques LASSALLE.

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