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Spectacle vivant: Géométrie du Caoutchouc et Noéplanète

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute porte sur l'actualité du spectacle vivant en compagnie des critiques suivants:

  • Joëlle Gayot (France Culture)- René Solis (Libération)- Patrick Sourd (Les Inrockuptibles)sur les spectacles suivants:- Géométrie du Caoutchouc , d'Aurélien Bory au Parc de la Vilette, du 3 au 28 octobre.
Géométrie du Caoutchouc
Géométrie du Caoutchouc

- Joëlle Gayot : La musique est assez mièvre. Ce que je trouve raté, c'est la présentation des acrobates. Ils ne sont pas mis en scène et c'est dommage. - René Solis: C’est un beau moment. L’attention à l’équilibre est permanente. Il y a de la chorégraphie, on est entre le cirque et la danse. Il y a un niveau d’exigence, de précision, de réflexion sur les rythmes et les temps qui est assez remarquable. On est comme dans une rêverie, une méditation.

  • Patrick Sourd:

  • Arnaud Laporte: Aurélien Bory à une capacité à créer des situations, des images. C'est un spectacle court, sans parole qui dose le rythme. J'ai pris un plaisir certain à découvrir cette géométrie du caoutchouc.

  • Noéplanète , d'Arpad Schilling au Théâtre de Chaillot du 17 au 26 octobre.

Néoplanète
Néoplanète

- Joëlle Gayot :C'est un peu un fourre-tout mais sans réelle consistance. C'est un drôle d'objet, sans forme véritablement déterminée. Il n'y a pas de musculature à ce projet. On a le sentiment de juxtapositions de séquences mises bout à bout sans écriture, ni scénique, ni dramaturgique. Ce genre de propos ne privilégie ni le discours, ni sa représentation. Les vidéos sont là pour compenser un manque dans la mise en scène. Il y a quelque chose d'inabouti. - René Solis:

Ce spectacle n’est pas abouti mais intéressant. Moi aussi je suis perplexe mais il est plus cohérent qu’on ne le croit. Il propose cette idée de trans-frontière avec un grand mélange des genres et de la dichotomie scène/salle. C’est une sorte de work-in-progress avec des axes métaphoriques comme l’objet de la corde déclinée durant tout le spectacle.

Ce spectacle n’est pas dans le didactisme, ni dans le militantisme, il est dans l’irruption du réel. - Patrick Sourd:

Les coups de coeurs:

René Solis:

-Dom Juan , mis en scène par Nicolas Hocquenghem au Théâtre de Bligny du 19 octobre au 24 décembre.

Dom Juan
Dom Juan

Ce metteur en scène travaille beaucoup sur la diction de l’alexandrin. C’est un Dom Juan avec quatre acteurs constitué comme une Master-Class sur l’apprentissage du texte de Dom Juan. C’est d’une grande simplicité et d’une grande rigueur.

De plus, le lieu est original et intéressant. C’est un ancien sanatorium avec ce petit théâtre au milieu qui existe depuis les années 1930. Le théâtre est magnifique et charmant mais reculé.

Voici l'adresse : Centre médical de Bligny, 91 640 Brie sous Forges dans l’Essonne.

Joëlle Gayot:

  • John and Marie , de Pascal Rambert, mis en scène par Thomas Bouvet au Théâtre de Vanves du 12 au 23 octobre.
Johyn et Marie
Johyn et Marie

Mon coup de cour est double : pour le théâtre de Vanves et pour la pièce et sa mise en scène. La programmation du théâtre est incroyable, elle permet aux jeunes de présenter leurs premiers travaux. John and Marie a quelque chose de matriciel qui annonce l'autre texte de Pascal Rambert : Clôture de l'amour. C'est racinien, presque Shakespearien. Thomas Bouvet fait une mise en scène très classique et c'est assez prodigieux. On entend les pulsions du texte. Les acteurs sont face public avec un jeu de lumière sophistiqué.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot: Le Paris-Vilette n'est pas (encore) mort !

Et le coup de fil de Seham Boutata à la chorégraphe tunisienne Syhem Belkhodja dans le cadre de l'évènement Tunis à Annecy, du 12 octobre au 3 novembre.

Pastille introductive: Christian BENEDETTI.

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