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Jean-Pierre Léonardini - Harlem Quartet © Patrick Berger - Le Bal © Joseph Banderet

Spectacle vivant : "On est un peu traîné de force sur la piste de danse"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute : "Harlem Quartet" d'après "Just above my head" de James Baldwin, le livre "Qu'ils crèvent les critiques" du journaliste et critique dramatique Jean-Pierre Léonardini et "Le Bal" de Jeanne Frenkel et Cosme Castro au Monfort Théâtre.

Jean-Pierre Léonardini - Harlem Quartet © Patrick Berger - Le Bal © Joseph Banderet
Jean-Pierre Léonardini - Harlem Quartet © Patrick Berger - Le Bal © Joseph Banderet

"Harlem Quartet" disponible sur Culture box jusqu'au 25 octobre

D'après Just above my head de James Baldwin.

Mise en scène par Elise Vigier à la Maison des Arts de Créteil.

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Présentation officielle : Harlem Quartet, c’est Hall Montana qui se souvient, qui raconte et retrace la vie de sa famille, de ses amis, une communauté noire américaine vivant à Harlem dans les années 50/60. La famille Montana élève ses deux fils : alors que Hall s'apprête à partir pour la guerre de Corée, Arthur se prend de passion pour le gospel et chante avec ses amis Crunch, Red et Peanut. Cette famille fait la connaissance de Julia, une fillette évangéliste qui prêche avec ferveur dans les églises et de Jimmy, son petit frère délaissé par ses parents. Mais un drame va se nouer qui changera à jamais le destin des personnages... Harlem quartet est un hymne d'amour vibrant, un chant d'amour de Hall à son jeune frère, mort à l’âge de 39 ans, et à ses proches…
Et au milieu de tout cela, il y a les chants de gospel à la gloire de Dieu, le combat pour les droits civiques, la violence et le sexe. L'écriture sensuelle de James Baldwin, rythmée par les cris poignants du gospel, nous entraîne ainsi dans un Harlem traversé par l’amour, la religion, la souffrance. Une atmosphère poétique, un grand récit sur la destinée humain

Disponible sur Culture box jusqu'au 25 octobre 2018

L'avis des critiques : 

La réalisation apporte plus de rythme à un spectacle qui en a déjà beaucoup. Mais formellement cette succession de scènes très courtes est vraiment réussie, le débit des comédiens me fait penser à celui de la série télévisée dans le bon sens du terme. Lucile Commeaux

Critiquer une captation est intéressant mais plus compliqué. J’ai eu beaucoup de mal à me centrer sur le spectacle à cause de la réalisation. Elise Vigier a fait vraiment du bon travail, la multitude des thèmes abordés dans le roman est présentée ici. René Solis

La captation m’a donné une autre lecture, le regard monté rejoint le séquençage sans chronologie du livre. La progression des années 50 à 70, le passage d’une chose pudique à une autre qui l’est moins, tout cela est vraiment réussi. Florian Gaité

Baldwin est à la fois poétique, politique, intime, cru. Ici la réalisation est très réussie, il y a beaucoup de fluidité, comme sur scène : avec très peu d’éléments de décor l’espace est sans cesse redéfini. Arnaud Laporte

"Qu'ils crèvent les critiques" de Jean-Pierre Léonardini (Solitaires Intempestifs) 

Qu'ils crèvent les critiques de Jean-Pierre Léonardini  (Solitaires Intempestifs)
Qu'ils crèvent les critiques de Jean-Pierre Léonardini (Solitaires Intempestifs)

Présentation de la maison d'édition : Quelle mouche me pique, après tant d’années d’exercice légal de la médecine critique, de vouloir porter par écrit un diagnostic hasardeux sur une activité d’aussi peu de valeur fiduciaire ? C’est que j’aurais l’impression, n’écrivant pas ce livre, d’éviter un bilan et de compter pour rien toute une existence d’activité pratique, dans un domaine dont la validité concrète apparaît malaisément mesurable, pour ne pas dire impossible. Le temps est venu d’un peu sérieusement me pencher sur l’espèce de forcerie que constitue cette accumulation de spectacles, saison après saison, sur quelque cinquante ans et qui ont donné lieu à une accumulation de « papiers » en un domaine dont la nécessité sociale s’avère de plus en plus aléatoire.

Jean-Pierre Léonardini est journaliste et critique dramatique. Il a effectué l’essentiel de sa carrière au journal L’Humanité en qualité de responsable du service culturel et de critique attitré. Il a enseigné l’histoire du théâtre à l’université Paris-Nanterre, à l’université Lumière-Lyon-II ainsi qu’à l’ENSATT (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre) à Lyon.

L'avis des critiques : 

J’aime beaucoup le style de Léonardini, je suis sensible à ce classicisme sans faille. C’est un plaisir de lire ses critiques : ce sont des morceaux de littérature. Il a toujours un regard aigu et bienveillant. René Solis

Ce qui frappe est effectivement le style. La langue est vive et déliée, et ce style est mis au service de mémoires, du métier de critique qui est une écriture. Je suis moins en accord avec son idée de la connivence entretenue avec les artistes. Florian Gaité

Pour moi c’est vraiment un livre de mémoire écrit au XIXème, le coté suranné me laisse très extérieure. C'est le portrait des contradictions de l'homme de gauche des années 60 - 70. Lucile Commeaux

"Le Bal" jusqu'au 9 juin au Monfort Théâtre 

Un spectacle écrit et mis en scène par Jeanne Frenkel et Cosme Castro.

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Présentation du Monfort Théâtre : Quand la Comète ouvre Le Bal, cela donne un voyage étonnant, à la fois poétique et mordant, où se mêlent l’âme douce et bricoleuse d’un Michel Gondry et l’esprit acéré et décalé d’un Quentin Tarantino. Dans ce spectacle qui n’a rien d’une pièce, dans cet espace-temps où s’entrechoquent les styles et les genres, dans cette incroyable parenthèse créative, où la musique live flotte au-dessus d’un plateau qui, tour à tour, est une salle de bal, une ville endormie, un avion, une route en lacets, un hôtel de passe… on croise des bandes de jeunes tout droit sortis de West Side Story, un Roméo et une Juliette, un proviseur à la gâchette facile... De la comédie musicale à la tragédie, du sketch au court métrage, de la parodie à la triste vie… les 16 comédiens qui rythment ce bal, orchestré par un duo de créateurs déjantés, valsent avec les codes et les bonnes idées. Il y a de la bidouille sur scène et du romantisme dans l’air. Un mélange irrésistible qui swingue, entraîne le spectateur dans cette histoire d’amour qui est, en réalité, une histoire de création. À chacun de s’emparer de ce conte moderne. Cette inventivité à couper le souffle, cette énergie, cette sincérité sont absolument irrésistibles.

L'avis des critiques : 

C’est un spectacle extrêmement visuel, mais au niveau théâtrale cela reste une parodie sans dimension critique, avec trop d’effets d’annonces. On est un peu traîné de force sur la piste de danse. Florian Gaité

Il y a une grande énergie qui tient certainement à la jeunesse des comédiens. Cependant on reste à l’extérieur du spectacle. On a l’impression d’avoir assisté à une belle fête, les décors sont très beaux, mais à une fête à laquelle on n’a pas été invité. Lucile Commeaux

Il y a un déploiement de signes extérieurs mais une vacuité du propos… Il n’y a pas d‘élan collectif. Je suis resté terriblement extérieur. Mais leur talent est d’accomplir du spectacle à partir de presque rien. René Solis

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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