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Hors la loi" © Brigitte Enguerand, "Je poussais donc le temps avec l'épaule" © Théâtre de la Ville, et "Retours / Le père de l'enfant de la mère" © Christophe Raynaud de Lage

Spectacle vivant : Je poussais donc le temps avec l'épaule, "une belle incarnation de l’infinie mélancolie de Proust"

56 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute consacrée au spectacle vivant : "Hors la loi" à la Comédie Française, "Je poussais donc le temps avec l'épaule" au Théâtre de la Ville, et "Retours / Le père de l'enfant de la mère" au Théâtre du Rond-Point. Enfin, deux coups de coeur.

Hors la loi" © Brigitte Enguerand, "Je poussais donc le temps avec l'épaule" © Théâtre de la Ville, et "Retours / Le père de l'enfant de la mère" © Christophe Raynaud de Lage
Hors la loi" © Brigitte Enguerand, "Je poussais donc le temps avec l'épaule" © Théâtre de la Ville, et "Retours / Le père de l'enfant de la mère" © Christophe Raynaud de Lage

"Hors la loi" jusqu'au 7 juillet à la Comédie Française (Vieux Colombier)

"Hors la loi" © Brigitte Enguerand
"Hors la loi" © Brigitte Enguerand

Texte et mise en scène : Pauline Bureau

Présentation officielle : Pauline Bureau aime croiser théâtre et questions sociétales. Pour sa première création à la Comédie-Française, elle écrit une pièce à partir du « procès de Bobigny », dont les répercussions ont contribué à l’adoption en 1975 de la loi Veil.

L'avis des critiques : 

Un spectacle passionnant et puissant mais sa mise en scène est trop didactique. Tous les artifices scéniques sont là pour nous souligner les choses, cela empêche tout mystère et toute ambiguïté. Cela atténue et simplifie la puissance du propos. Caroline Châtelet 

Il y a certes une forme de didactisme mais aussi une très grande efficacité dans l’écriture et la mise en scène de Pauline Bureau. L’ensemble de la distribution est très investi. Arnaud Laporte

Un spectacle indispensable sur la lutte pour l’émancipation des femmes et qui prouve qu’on peut faire du théâtre avec du documentaire. (…) Le propos est sans filtre, cash, et tant pis si la pièce est un peu didactique. Philippe Chevilley  

Tout est très concret et figuratif. On est dans un procédé très explicatif. Il n’y aucune place pour le cerveau du spectateur. Tout est donné à entendre sans qu’on puisse avoir un moindre recul sur ce qui est sur le plateau. Marie Sorbier 

"Je poussais donc le temps avec l'épaule" jusqu'au 22 juin au Théâtre de la Ville (Espace Cardin)

Photo Lot
Photo Lot

D'après Marcel Proust, À la recherche du temps perdu 

Mise en scène : Charles Tordjman

Présentation officielle : Se glisser d’un pas agile dans la phrase, en épouser les détours, en restituer fidèlement les séquences, voilà à quoi nous convie avec une prodigieuse légèreté le comédien Serge Maggiani – de la Troupe du Théâtre de la Ville – dans ce diptyque construit à partir d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. De ce fleuve immense, l’acteur, dirigé par Charles Tordjman, ne livre évidemment pas l’intégralité. L’adaptation qui en est offerte sous le titre emprunté à Saint-Simon, Je poussais donc le temps avec l’épaule, est l’occasion de s’immerger au cœur même de ce fascinant jeu de miroirs et de correspondances où les émotions de l’enfance font écho aux sensations bien présentes du narrateur. Aussi passionnants à vivre qu’un feuilleton, Je poussais donc le temps avec l’épaule constitue une parfaite introduction à l’univers de La Recherche.

L'avis des critiques : 

Une belle incarnation de l’écriture et de l’infinie mélancolie de Proust. Même si la compilation de ses textes peut avoir un côté frustrant, cela peut être une porte d’entrée pour ceux qui n’ont pas lu ou peu lu l’écrivain. Ce n’est pas une mise en scène de théâtre mais un spectacle qui m’a plu. Philippe Chevilley 

Malgré la performance d’acteur, je me suis un peu ennuyée. Le choix et le montage de textes posent problème. Il n’y a pas le plaisir de la découverte des textes de Proust. Il aurait pu être enrichissant d’aller chercher des passages moins médiatiques. Marie Sorbier 

Même s'il y a une très belle maîtrise du texte, j’ai eu un moment de lassitude. C’est très soigné mais c’est un exercice de style. Il n’y a pas de puissance esthétique. Caroline Châtelet

"Retours / Le père de l'enfant de la mère" jusqu'au 30 juin au Théâtre du Rond-Point

"Retours / Le père de l'enfant de la mère" © Christophe Raynaud de Lage
"Retours / Le père de l'enfant de la mère" © Christophe Raynaud de Lage

Textes : Fredrik Brattberg  Mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia 

Présentation officielle : Pourquoi vous n’avez pas mis de couvert pour moi ?
Un enfant se fait invisible, au fur et à mesure de ses Retours. Dans Le Père de l’enfant de la mère, autre pièce courte, même trinité familiale et une autre folie : comment gagner le coeur de l’enfant ? Deux pièces mettent à mal le schéma de la famille contemporaine.

L'avis des critiques : 

Frédéric Bélier-Garcia a une direction au cordeau et un très bon trio de comédiens. Bien que les deux pièces soient inégales, l’ensemble demeure une belle découverte d’un auteur et une belle mise en scène. Philippe Chevilley 

Cette pièce, cette nouvelle écriture permettent d’être agréablement surpris en tant que spectateur. (...) C'est une belle partition pour des comédiens car les pièces se jouent sur des nuances. Jean-Charles Clichet et Camille Chamoux sont assez virtuoses.  Marie Sorbier 

Autant  « Retour « fonctionne très bien sur l’idée de la répétition et de la variation, autant cette mécanique s’épuise dans « Le père de l’enfant de la mère ». Caroline Châtelet 

LE COUP DE COEUR DE MARIE SORBIER : La Quadriennale de Prague 

Crédits photographiques : Artcena
Crédits photographiques : Artcena

LE COUP DE COEUR D'ARNAUD LAPORTE : "A mon seul désir", jusqu'au 14 juin au Carreau du Temple 

"A mon seul désir", crédits photographiques: Thomas Greil
"A mon seul désir", crédits photographiques: Thomas Greil

Présentation officielle : Sous les masques figurant ces animaux, quatre danseuses tissent et détissent, délient, écartent, et recomposent la fresque, traquant cette clé à pas de danse, cette « image dans le tapis ». L'exactitude du geste et la démultiplication des mouvements ouvrent tous les horizons d'une réflexion sur les représentations de la virginité, questionnant ici la licorne - être paradoxal, ne se laissant approcher que par de jeunes vierges, tout en exhibant sa corne, sujet à controverse, indice d'une sauvagerie latente - ; là, la présence d’une trentaine de lapins. Alentour, les déambulations énigmatiques d'un chien, d'un renard ou d'un singe ravivent également des valeurs moins pieuses qu'elles n'y paraissent. Ainsi rugit le volcan de symboles animaliers du Moyen Âge, au soufre acide et à la lave poétique.

Une pièce qui sollicite les sens et l’imagination du spectateur. Arnaud Laporte

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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