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Spectacle vivant: Ionesco Suite et Lost-Replay

59 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, c’est le spectacle vivant en présence des critiques suivants :

  • Joëlle Gayot (France Culture)

  • Fabienne Pascaud (Télérama)

  • Patrick Sourd (Les Inrocks)

Sur les spectacles suivants :

  • Ionesco Suite , mis en scène par Emmanuel Demarcy-Mota au Théâtre de la Ville, du 14 au 31 janvier.

Tout le mois de février à Maison Alfort, Clichy-sous-bois et Vélizy-Villacoublay.

Joëlle Gayot: Emmanuel Demarcy-Mota aime Ionesco et le comprend très bien. J'ai été sensible à cette représentation et cette mise en scène qui s'apparente parfois au geste d'un dessinateur de bande-dessinée. Elle démarre entre Freaks et Fellini. C'est un des spectacles les plus personnels de Demarcy Mota, et qui le met dans l'inconfort. Il y a une mise à distance de lui-même. Il se sert de Ionesco pour délivrer quelque chose de lui-même de sans doute très personnel.

Fabienne Pascaud:

C’est inventif dans sa forme, mêlé à un sens du grotesque et du burlesque.

Il va toujours à l’impossible dans la mise en scène en nous présentant un formidable exercice de théâtre.

Patrick Sourd: Par un effet de collage saisissant, Ionesco est présent à travers un cadavre exquis de quatre de ses pièces. Demarcy Mota porte un regard panoramique sur son auteur. C’est très réussi. c'est un travail à visée pédagogique avec des moments très forts dans le jeu des acteurs. Ca donne envie d'aller plus loin dans l'oeuvre de Ionesco.

Arnaud Laporte: Ce que j’aime avec Emmanuel Demarcy Mota, c’est qu’il est vraiment hors-mode, et que c’est une position pas facile à tenir. S’il tient cette position, c’est qu’il a une véritable croyance dans le théâtre, et que cela lui permet de mener un travail opiniâtre.

  • Lost - Replay, de Gérard Watkins, au Théâtre de la Bastille du 7 janvier au 3 février.

Du 19 au 22 février au Théâtre Garonne à Toulouse

Du 26 au 29 mars, à la Comédie de Reims

Lost- Replay
Lost- Replay

Joëlle Gayot: La représentation est invertébrée et véhicule un discours truffé de clichés. On se demande de quoi ça parle, à qui ça parle et finalement pourquoi ça parle... On ne se sent pas concerné, on n'entend pas le texte.

Fabienne Pascaud: J e ne sauve rien du spectacle !

Patrick Sourd: Gérard Watkins est quelqu’un qui ne cesse jamais d'essayer. Il y a évidemment toujours un écart entre l’intention de faire et ce qui au final est fait. C'est un théâtre qui n'est pas garanti sur facture.

Arnaud Laporte: A mon sens, c’est un spectacle raté, dont on perçoit bien les intentions, mais dont j’ai surtout vu les faiblesses. Mais Gérard Watkins, qui a fait par le passé des spectacles bien plus convaincants, peut comme tout le monde connaitre un moment moins réussi.

Les coups de cœurs :

Patrick Sourd:

  • La vie est un rêve , de Pedro Calderon de la Barca, mis en scène par Jacques Vincey au Théâtre 71, Scène nationale de Malakoff du 15 janvier au 2 février.

Du 5 au 13 février au Grand T à Nantes.

La vie est un rêve
La vie est un rêve

Entre les mains de Jacques Vincey, l’histoire de La vie est un rêve de Calderon devient au final un conte très politique, les puissants s'en sortent toujours et c'est le peuple qui fait figure de dindon de la farce.

Fabienne Pascaud:

  • Iphis et Iante , d'Isaac de Benserade (1638), mis en scène par Jean-Pierre Vincent

du 15 au 19 janvier au Théâtre du Gymnase à Marseille.

Au théâtre Gérard Philipe, du 15 avril au 6 mai.

Iphis et Iante
Iphis et Iante

C’est une curiosité pour laquelle je vous supplie de réserver des places

La pièce date de 1638 et se présente comme une fable, sur un sujet d’actualité qu’est le genre. Jean-Pierre Vincent trouve les perles du répertoire français. Cet auteur baroque est admirablement retranscrit par Jean-Pierre Vincent.

C’est d’une insolence et d’une crudité réjouissante ! C’est formidable.

Bien sûr, la revue de presse culturelle d’Antoine Guillot: "Benjamin Millepied, un homme".

Et le coup de fil de Seham Boutata passé au metteur en scène Rodolphe Dana pour deux spectacles présentés à la Scène Nationale d'Aubusson du 4 au 7 février.

-Derniers remords avant l'oubli , par le Collectif Les Possédés, artistes associés à la Scène Nationale d'Aubusson, le jeudi 7 février à 19h30

Il y aura également un stage de théâtre les 2 et 3 février avec des adultes amateurs autour de Jean-Luc Lagarce: Derniers remords avant l'oubli .

Pastille introductive : Jean-Paul WENZEL .

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