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"Je suis mort en Arcadie", "La baignoire de velours" et "Hamlet"

Spectacle vivant: "Je suis mort en Arcadie", "La baignoire de velours" et "Hamlet"

58 min
À retrouver dans l'émission

A l'affiche ce soir : "Orfeo" de Samuel Achache et Jeanne Candel, "La baignoire de velours"(et autres performances) de Sophie Perez et Xavier Boussiron et "Hamlet" par Thomas Ostermeier. Avec Anna Sigalevitch, Elisabeth Franck Dumas, Lucile Commeaux et Arnaud Laporte.

"Je suis mort en Arcadie", "La baignoire de velours" et "Hamlet"
"Je suis mort en Arcadie", "La baignoire de velours" et "Hamlet"

"Orfeo/ Je suis mort en Arcadie" , d'après l'Orfeo de Monteverdi, mise en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache. Au théâtre des Bouffes du nord jusqu'au dimanche 5 février 2017.

"Je suis mort en Arcadie"
"Je suis mort en Arcadie" Crédits : Jean Louis Fernandez

Orphée voit disparaître deux fois la femme qu'il aime. Une première fois mordue par un serpent, une seconde fois renvoyée à nouveau et définitivement dans les enfers par le regard de son amant. Orphée, par son chant, a le pouvoir d'enchanter les bêtes sauvages, d'amadouer les dieux, mais surtout de créer et de transformer les espaces, les lieux, les montagnes, les forêts dans notre imaginaire.

L’Orfeo est considéré comme le premier opéra. L’Orfeo est le lieu de notre « artisanat furieux », le grand fond sous-marin dans lequel nous plongeons. C'est une immersion dans différents langages qui racontent les étapes, les pauses, les paliers et les transformations intérieures d'Orphée. Nous cherchons à passer d'un monde à l'autre, à glisser du profane au sacré, à faire co-exister le bruit de la vie et la clarté de la mort, la puissance du mythe et la physicalité de la musique. Rien n'est sûr, tout peut se convertir en son contraire.

(extrait dossier de presse du spectacle de Samuel Achache et Jeanne Candel)

"Orféo, Je suis mort en Arcadie", actuellement en tournée : au Théâtre des Bouffes du Nord • Paris 10e, jusqu’au 5 févier puis le 23 février au Théâtre-Cinéma Paul Eluard à Choisy-le-Roi, le 25 février au Pôle culturel d’Alfortville, du 2 au 4 mars au Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées, le 8 et 9 mars au Théâtre de Lorient, le 14 mars au Cadran, Scène Nationale Evreux Louviers à Evreux, le 17 et 18 mars à L’Apostrophe - Théâtre des Louvrais à Cergy-Pontoise et le 24 au Domaine d’O à Montpellier

"La baignoire de velours" mise en scène de Sophie Perez et Xavier Boussiron, au théâtre du Rond Point jusqu'au 29 janvier 2017.

Affiche "La baignoire de velours"
Affiche "La baignoire de velours"

Cinq spectacles performances.....Loin de la fureur.

Perez et Boussiron réinventent les cabarets à monstres, les cirques où s’enchaînent les numéros, les ratages, les chutes libres. Ici, cinq performances dotées d’un humour féroce. De la beauté, du théâtre et du domptage.

"Hamlet", mis en scène par Thomas Ostermeier Schaubühne am Lehniner Platz /Berlin au théâtre Les Gémeaux (jusqu'au 29 janvier 2017)

"Hamlet"
"Hamlet" Crédits : Carnodeclair

Shakespeare décrit la cour danoise comme un système politique corrompu, qui deviendra pour Hamlet le labyrinthe de sa paranoïa : meurtres, délations, manipulations et passions dévorantes sont les armes de ce combat pour le pouvoir. Seul être scrupuleux dans un système qui ne l’est pas, Hamlet scellera ainsi son tombeau. Avec ce paradoxe de celui qui doit agir, mais en est incapable, Shakespeare propose une analyse toujours valide du dilemme intellectuel entre la pensée complexe et l’acte politique. Ainsi l’éloignement croissant de la réalité, la manipulation de la vérité et de l’identité, la perte de repères trouvent échos dans une interprétation qui met au premier plan la stratégie de l’esquive et du double-jeu.

Impossible, semble dire Shakespeare, de donner place à la complexité de la pensée quand il faut agir, et agir vite, politiquement. C’est ce handicap à choisir dans le champ des possibles qui rend Hamlet inapte au pouvoir et le conduit inexorablement vers sa mort, elle-même annonciatrice de l’effondrement du royaume danois tel qu’il fonctionnait. Sommes-nous alors si loin des questionnements d’aujourd’hui ? se demande, et nous demande, Thomas Ostermeier, qui s’adresse à Shakespeare pour nous donner matière à réflexion dans un ici et maintenant plein de zones d’ombre, d’incertitudes et de manque de repères.

(présentation du théâtre des Gémeaux sur le spectacle de Thomas Ostermeier)

Le Petit salon de Lucile Commeaux

Tous les jours aux alentours de 21h20 les critiques de la Dispute passent au Petit Salon pour discuter d’un sujet de l’actualité culturelle – nouvelles têtes, polémiques, querelles esthétiques. À retrouver ici.

Le coup de fil

Lucile Commeaux appelle ce soir Philippe Ménard, chorégraphe et danseur pour la création d’Horizon, le mardi 31 janvier prochain au Théâtre scène nationale de Mâcon à Val de Saône, le 26 février au Vaisseau au Centre de Réadaptation de Coubert (77), le 30 mars au Théâtre Bernard Marie Koltès à l’Université Paris Nanterre (92) et le 29 avril au Théâtre Louis Aragon à Tremblay-en-France (93).

Chroniques
21H20
8 min
Le Petit Salon
La folie Ostermeier
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