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Spectacle vivant: La barque le soir et Comme s'il en pleuvait

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute portera sur le spectacle vivant avec les critiques suivants:

  • Joëlle Gayot (France Culture)- Fabienne Pascaud (Télérama)- René Solis (Libération)sur les spectacles suivants:

  • La barque le soir , Tarjei Vesaas, mise en scène par Claude Régy, aux Ateliers Berthier, du 27 octobre au 3 novembre.

Répétitions
Répétitions Crédits : Pascal Victor

Fabienne Pascaud:

Je suis très vite rentrée dans la pièce et je me suis laissée envoûtée. Contrairement à Joëlle, j’ai vécu une expérience collective d’appréhension de l’entre-deux, entre la vie et la mort, entre la présence et l’absence.

C’est incroyable de voir le visage de Yann Boudaud se décomposer en passant de la vie à la mort, c’est quelque chose de prodigieux. On passe de l’autre côté de la terreur, de la peur pour arriver à un apaisement appuyé par des éclairages très sophistiqués. C’est une expérience mystique et collective. L’angoisse est sublimée par Claude Régy.

Joëlle Gayot:

C’est difficile de faire la critique d’un spectacle qui au fond est reçu par chacun de manière extrêmement intime, personnelle, intérieure et secrète.

Claude Régy incarne parfaitement l'expression: "fabriquer une représentation" . Il permet à chacun d’élaborer dans dans son silence ce qu’il est en train de voir.

Régy recule à chaque fois les limites du possible. C’est une véritable traversée qu’il nous propose. On passe de l’autre côté. C’est une expérience mystique et spirituelle. On en ressort travaillé par ce qu'on a vu.

René Solis:

On est aux portes de la mort. On est en un lieu que Claude Régy arpente depuis de nombreuses années qui est un sorte de lisière cérémoniale, de l’ordre du passage.

Il pose des questions fondamentales et qui résonnent.

L’aventure est collective. On est tous dans une plongée intérieure. On est dans la matière, dans le glissement. C’est inouï. C’est un spectacle magnifique avec la présence physique matérielle de Yann Boudaud. Il est dans un processus créatif total.

Affiche
Affiche

Fabienne Pascaud:

Sébastien Thiéry est un des auteurs les plus prometteurs dans son registre.

Il parle d’absurde. Il place ses personnages dans des situations désordonnées, apocalyptiques, vaguement anarchistes. Il n’y a pas de psychologisme dans son théâtre mais des situations.

Le problème, c’est qu’il n’arrive pas à terminer ses pièces, principalement ses comédies.

C’est admirablement servi par les acteurs.

J’ai beaucoup rit et je maintiens mon plais ir.

René Solis:

J’étais plein de bonnes intentions en y allant. L’idée se tient. J’ai rit le temps de la première scène.

Sébastien Thiéry a des difficultés à construire et développer son histoire. Il ne sort pas de son anecdote de départ. Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’incroyable paresse de la mise en scène et la médiocrité du jeu et de l’interprétation, avec un bémol sur Pierre Arditi.

  • Il n’y a aucun effort particulier. *

Joëlle Gayot:

Je pense que l´auteur a un problème avec l’argent car c'est sa seconde piece qui traite de ceci.

Il est totalement naturaliste et constamment dans le cliché. Le texte est antipathique. Il véhicule de faux problemes de gauche. Arditi est un animal de plateau mais là, il en fait trop.

Les coups de coeurs :

Fabienne Pascaud :

Heiner Goebbels est dans la transversalité absolue. Il nous fait redécouvrir la parole, l’espace, le son. C’est quelqu’un de passionnant.

C’est un spectacle avec un chœur de jeune fille slovène en mélangeant musique et chanson. Elles racontent leur manière de grandir, de vieillir. Elles regardent le public dans les yeux.

C’est une œuvre courte et bouleversante.

René Solis :

  • Le Roi du bois , mis en scène par Jacques Bonnaffé au théâtre 71 de la Scène nationale de Malakoff, du 2 au 13 octobre.
Le Roi du Bois
Le Roi du Bois

C’est une très belle heure de théâtre pour l’oreille.

Jacques Bonnaffé lit du Pierre Michon. C’est un opéra parlé.

Jacques Bonnaffé est un acteur qui chante. Il est merveilleux.

Il y a de la nostalgie car il retrouve un regard d’enfant.

C'est une oeuvre écrite d'après L'Autre côté d'Alfred Kubin.

Un spectcale de Lupa est une expérience, un passage.

Bien sûr, la revue de presse d'Antoine Guillot: La Schaubühne, 50 ans d'utopie.

Et le coup de Seham Boutata à la metteur en scène Cécile Backès pour le spectacle, J'ai 20 ans, qu'est-ce qui m'attend? à la scène nationale de Chambéry du 9 au 12 octobre.

Pastille introductive: Pierre CHESNAIS .

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