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en haut: "Bells & Spells" (© Lucie Jansch), en bas à gauche: "La Collection" (© Gwendal-Le-Flem), en bas à droite : "Girls and Boys" (© Pascal Victor)

Spectacle vivant : Bells and Spells, "on retrouve l'esprit de Chaplin"

56 min
À retrouver dans l'émission

Au programme ce soir : "La Collection" mis en scène par Ludovic Lagarde; "Girls and Boys" mis en scène par Mélanie Leray, ainsi que "Bells and Spells" de Victoria Thierrée-Chaplin. René Solis réserve un coup de coeur pour l’invitation à André Markowicz au Théâtre Gérard Philippe à Saint Denis.

en haut: "Bells & Spells" (© Lucie Jansch), en bas à gauche: "La Collection" (© Gwendal-Le-Flem), en bas à droite : "Girls and Boys" (© Pascal Victor)
en haut: "Bells & Spells" (© Lucie Jansch), en bas à gauche: "La Collection" (© Gwendal-Le-Flem), en bas à droite : "Girls and Boys" (© Pascal Victor)

"La Collection", jusqu'au 23 mars au Théâtre des Bouffes du Nord

"La Collection" (© Gwendal Le Flem)
"La Collection" (© Gwendal Le Flem)

Texte : Harold Pinter Traduction : Olivier Cadiot Mise en scène : Ludovic Lagarde

Présentation officielle : La Collection est une pièce fascinante et sombre. Le texte distille le poison du mensonge. James veut savoir la vérité sur ce qui s’est réellement passé une nuit dans un hôtel de Leeds entre Stella, sa femme, et Bill. Bill vit chez Harry à Belgravia, un quartier huppé de Londres, Stella et James à Chelsea, le quartier des artistes. Quelle est la vraie nature du lien qui lie Harry et Bill ? Que cherche vraiment James ? Que désire Stella ? Quels réglages passionnels guident chacun de ces personnages entre fantasme et jalousie ? Pinter nous conduit sur de multiples pistes comme autant de départs de fictions... une collection.

J’ai trouvé la traduction d’Olivier Cadiot remarquable, en ce si qu’elle n’est pas du tout démonstrative, elle ne cherche pas à se faire remarquer. C’est très sobre. Cela restitue la trivialité des propos. En revanche, je ne suis pas sûr des effets de vidéo sur une partie du décor, qui sont lourdement pesants. Arnaud Laporte

Ce spectacle va très bien aux Bouffes du Nord. Nous sommes autour d’eux et tout près. Cette présence des corps formidablement montrés est ressentie aussi. René Solis

Cette pièce nous amène au cœur du théâtre pintérien, du doute, de l’angoisse, de l’ambiguïté. Au déjà du jeu des comédiens, j’ai trouvé que le théâtre de mise en scène et la scénographie d’Antoine Vasseur nous y amène directement. Avec cet espace divisé très simplement, nous sommes exactement au cœur de la tension. Jean-Christophe Brianchon 

J’ai redécouvert la pièce et l’ai trouvé passionnante. Par l’interprétation de ce quatuor de comédiens totalement exceptionnel, j’ai vu dans cette Collection des rapports de force, de séduction, des histoires de désirs inassouvis, d’homosexualité, de lutte des classes. C’est prodigieux ce qu’ils nous font entendre, voir, deviner sans qu’on sache jamais ce qu’est que la réalité. J’ai trouvé que c’était un exercice prodigieux.  Fabienne Pascaud 

Avec : Mathieu Amalric, Valérie Dashwood, Micha Lescot et Laurent Poitrenaux

"Girls and Boys", jusqu'au 30 mars au Théâtre du Petit Saint-Martin 

"Girls and Boys" (© Pascal Victor)
"Girls and Boys" (© Pascal Victor)

Texte : Dennis Kelly Traduction : Philippe Lemoine  Mise en scène : Mélanie Leray

Présentation officielle : Une rencontre impromptue dans un aéroport se transforme en relation intense et passionnée. Le couple s'installe, achète une maison, fait deux enfants. Parallèlement, chacun s'investit dans sa carrière. Une famille ordinaire, en somme. Pourtant, avec ce monologue inattendu, complexe, drôle et brutal, Dennis Kelly continue de percer les apparences pour explorer l'âme humaine et appuyer là où ça fait mal, sans cynisme, mais sans concession.

Ce spectacle m’a mis mal à l’aise et m’a plutôt agacé. J’ai le sentiment que ce texte de Dennis Kelly est du théâtre de salle d’attente. Il y a une histoire extrêmement solide et un coup de théâtre. Constance Dollé tient relativement à distance le pathos. Il y a une forme de brutalité qui n’est pas si mal venue. Mais cette injonction à être bouleversé m’a de plus en plus dérangé à mesure que le spectacle se déroulait. On se sent piégé. L’histoire est extrêmement bien écrite, bien pensée, avec de l’humour. Mais je ne suis pas sensible à cette écriture. René Solis

La force de l’écriture et de l’interprétation de Constance Dolé est de nous raconter cette histoire tragique comme si la violence terrifiante était inscrite dans nos vies, dans nos quotidiens, dans nos relations conjugales, familiales, amoureuses et que, finalement, cela débordait. Elle ne cherche pas le pathos. Elle est d’une puissance vitale malgré la tragédie.  Fabienne Pascaud

Avec : Constance Dollé

"Bells and Spells", jusqu'au 12 mai au Théâtre de l'Atelier

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De : Victoria Thierrée-Chaplin

Présentation officielle : Aurélia nous ouvre les portes de son imaginaire teinté d’intranquillité et de poésie.

Plongée dans l’existence d’une cleptomane, l’artiste aux multiples facettes se retrouve manipulée et sous l’influence des objets qu’elle dérobe. Des objets appartenant à un monde qui n’en fait qu’à sa tête.

Un porte-manteau se met à marcher. Des sièges et une table glissent, s'esquivent, pendant qu’un mur s’ouvre pour laisser surgir un couple de danseurs. Une robe est soudainement mue par une vie autonome… l’étrange rejoint ici le merveilleux. Toutes sortes de mirages font sourire et rêver. Dans Bells and Spells, ni la logique, ni la raison, ni le sérieux n’a voix au chapitre. Aurélia Thierrée nous guide vers des terres hallucinatoires, des contrées libertaires qui conjuguent humour surréaliste et sens du féerique.

Un spectacle musical, dansé, plein de secret, surprenant, drôle, teinté des arts du cirque.

Sur le plan formel, c’est très réussi. L'ambiance est présente, les numéros sont réussis. Mais c’est une esthétique un peu poussiéreuse, kitsch, qui ne me parle pas vraiment. Le spectacle se veut très onirique et poétique mais les images sont un peu inhabitées. Elles auraient mérité d’être un peu plus gorgées de symboles. Jean-Christophe Brianchon

Certes, les tableaux s’enchaînent sans vrai fil conducteur. Mais il y a quand même une poésie, une magie, un climat d’onirisme. Dans cette folie de cleptomanie, il y a quelque chose de bouleversant sur ce qu’est qu’avoir et posséder. C’est un spectacle dans lequel je suis rentrée avec plaisir. Fabienne Pascaud

C’est un spectacle extrêmement agréable, qui fait effectivement un peu rêver. Victoria Thierrée-Chaplin et Aurélie Thierrée sont dans la tradition d’un pantomime extrêmement drôle et subtil avec une grande importance accordée au corps. On retrouve l’esprit de Chaplin. Il y a un côté peut être poussiéreux et familiale mais cela me touche. René Solis

Avec : Aurélia Thierrée et Jaime Martinez

>> LE COUP DE CŒUR DE RENÉ SOLIS :  L’invitation à André Markowicz au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis à partir du 16 mars

André Markowicz est unique. C’est un passeur, quelqu’un de plus que précieux dans le paysage théâtral contemporain. Il faut vraiment aller au Théâtre Gérard Philippe écouter la langue, le russe traduit par Markowicz. René Solis

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants
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