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en haut : Marine Baousson (© Florie Berger), en bas : Fabrice Adde dans "14 juillet" (© Alban Van Wassenhove)

Spectacle vivant : "Pour moi ce n’est pas ça le féminisme aujourd’hui"

56 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir dans La Dispute, une spéciale "one (wo)man show" avec Marine Baousson dans "La lesbienne invisible" de Ocean, "14 juillet" avec Fabrice Adde et "Nanette" par Hannah Gadsby. Sans oublier le coup de cœur de Lucile Commeaux pour "Je parle toute seule" de Blanche Gardin.

en haut : Marine Baousson (© Florie Berger), en bas : Fabrice Adde dans "14 juillet" (© Alban Van Wassenhove)
en haut : Marine Baousson (© Florie Berger), en bas : Fabrice Adde dans "14 juillet" (© Alban Van Wassenhove)

"La lesbienne invisible", jusqu’au 27 décembre à La Nouvelle Seine

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Interprétation : Marine Baousson Texte et mise en scène : Océan en collaboration avec Murielle Magellan

Présentation officielle : Après un succès sans faille et plus de 550 dates de 2009 à 2014, La Lesbienne Invisible fait son come back !

Pour la version 2018, Océan (ex Océanerosemarie) passe le flambeau à la comédienne et humoriste Marine Baousson, qui incarne avec brio cette jeune femme faussement naïve qui va découvrir son homosexualité… et le fait que personne n’y croit !

Du club de foot féminin aux boîtes ultra-branchées parisiennes, en passant par l’inévitable coming out parental, Océan dresse les portraits de celles et ceux qui croisent sa route, homos et hétéros confondus. Il nous raconte de façon joyeuse et décomplexée son parcours chaotique vers l’épanouissement…

La lesbienne Invisible vous parle, avec beaucoup d’autodérision et de tendresse, des relations amoureuses, des bons sentiments, du regard de la société sur les homos, en traversant des situations ubuesques.

Au terme de ce spectacle drôle, émouvant et plein d’énergie, vous aurez enfin toutes les réponses aux questions profondes ou frivoles que vous vous posez sur les lesbiennes !

Prochaines dates :

  • 19 mars : Casino Barrière de Bordeaux
  • 20>21 novembre : La Compagnie du Café Théâtre (Nantes)

L'avis des critiques :

C’est un spectacle extrêmement militant au départ. Il prend une expérience propre en exemple, tout en fonctionnant beaucoup par la caricature de personnages. Marine Baousson bouge énormément, ce qui est assez époustouflant c’est le rythme. Elle a un débit extrêmement rapide avec des ruptures de tons, elle danse, elle fait du karaoké. C’est très réussi et j’ai beaucoup ri. Pour le côté militant j’ai un peu plus de doutes. Lucile Commeaux

C’est vrai que d’un point de vue militant, c’est assez inoffensif. On a une jeune fille qui regarde des séries de jeunes filles et qui fait face à des problématiques paraissant un peu légères. On a une dédramatisation du rapport à l’homosexualité. C’est aussi un texte qui a dix ans et qui m’intéresse par sa transmission. Est-ce que l’on peut devenir un personnage, qu’est-ce que ça laisse de l’époque ? J’ai eu l’impression qu’elle avait complètement investi le personnage. Lily Bloom

C’est un spectacle bienveillant avec une dimension un peu classique. Le texte a dix ans, mais passe bien aujourd’hui. Il y a une sorte de pédagogie, de manuel assez drôle. Je trouve assez fort ce que cela raconte. Elle passe à peu près tout en revue. C’est de la caricature, mais la caricature est le principe même de l’humour et de l’autodérision. Océan a trouvé la personne adéquate qui épouse le texte, lui donne une nouvelle fraîcheur. Philippe Chevilley

La Nouvelle Seine est devenu un lieu important du défrichage vers de nouveaux et nouvelles humoristes. J’ai trouvé Marine Baousson très à l’aise dans la peau d’une autre. J’ai été impressionné par son énergie et sa vitalité. Le stand-up fonctionne aussi par les retours entre acteur et salle. J’ai trouvé une douceur, tout en abordant des thématiques importantes. Arnaud Laporte

"14 juillet", jusqu'au 4 novembre au Théâtre du Rond-Point (Roland Topor)

"14 juillet" (© Alban Van Wassenhove)
"14 juillet" (© Alban Van Wassenhove)

Texte et interprétation : Fabrice Adde Co-écriture et mise en scène : Olivier Lopez

Présentation officielle : Je suis seul… répondit l'écho.

Fabrice, sale gosse, quitte son village. Il revient en héros cinq ans plus tard : il a tourné avec DiCaprio. Sur scène, Fabrice devient Jacky. Il joue de son autobiographie, parcours à virages et à tumultes, hilarant petit prince grand format d’une planète d’ici et d’aujourd’hui.

L'avis des critiques :

Cela devait être un spectacle sur la ruralité, cela s’est transformé en spectacle sur la prise de parole en entreprise. On est un peu sur mars et en même temps c’est un spectacle qui prend la tangente. Il ne démarre jamais, il est construit constamment sur un faux rythme. Cela ne parle de rien, mais aussi de tout. C’est un spectacle absurde qui nous déstabilise tout en fonctionnant bien. Philippe Chevilley

Ce qui m’a touchée, c’est qu’il est dans la grande tradition du clown. On a une chute, un « epic fail » dans lequel il nous entraîne avec lui. C’est le clown Auguste débordé avec des indices très clairs, renvoyant à la Commedia dell'arte. Ce que j’ai aimé dans le spectacle, c’est une forme de dangerosité. On se prend à douter entre le personnage, l’acteur et son propos, sans savoir où on en est. Lily Bloom

On un spectacle raté, dans un spectacle raté, lui-même dans un spectacle qui rate. Cela se déboite sans jamais vraiment réussir à trouver un objet. J’ai trouvé que c’était un spectacle vraiment mélancolique, qui m’a déprimée. J’ai trouvé qu’il se passait quelque chose de l’ordre du questionnement de la représentation théâtral. Je pense qu’il y a dans le fond une mélancolie assez efficace. Lucile Commeaux

"Nanette", disponible sur Netflix

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Avec : Hannah Gadsby Réalisation : Madeleine Parry et Jon Olb

Présentation officielle : L'humoriste australienne Hannah Gadsby s'affranchit du stand-up traditionnel en alternant blagues et révélations troublantes sur les genres, la sexualité et l'enfance.

L'avis des critiques :

C’est un spectacle qui m’a beaucoup plu. On sent qu’il y a dès le départ une âpreté. Les blagues qu’elle fait sont le produit de plusieurs années, elle traîne des histoires depuis très longtemps. On est captivé jusqu’à ce virage où l’on tombe dans une forme tragique. C’est déroutant parce qu’on est dans du comique assez subtile, elle a un charisme indéniable. Il y a quand même un côté presque évangéliste. On ressort sonné de ce spectacle. Philippe Chevilley

Je suis absolument impressionné par son talent de comédienne, ses changements de registres, de tons. Elle est absolument consciente de gérer la tension qu’elle induit vers le spectateur et téléspectateur. La réalisation et la simplicité de la forme font que cela agit très bien à travers le petit écran. Quelqu’un qui simule aussi facilement la colère et les larmes nuit toutefois au cachet d’intensité imposé tout le temps. Arnaud Laporte 

J’ai vraiment eu l’impression d’assister à une forme de messe évangélique. J’ai vu ça comme un sermon sur un air du temps. Pour moi, tout est totalement mis en scène et écrit. Je me méfie du côté cash qui pose vraiment question. Par ailleurs cela m’a très peu fait rire et laissé une impression amère, comme d’avoir été manipulée. C’est tellement simpliste, pour moi ce n’est pas ça le féminisme aujourd’hui. La difficulté à catégoriser sa prise de parole ne m'a peut-être pas aidée à aimer le spectacle. Lucile Commeaux

C’est un spectacle présenté comme révolutionnaire qui m’a laissé un sentiment étrange, parce que très manipulateur. En même temps, il est éblouissant dans sa manipulation. On a du « free speech » avec des mouvements de violence, de rage. Sa maîtrise du tempo est impressionnante. Elle a tout le temps une dynamique paradoxale. Elle quitte l’humour, mais c’est par l’humour que son histoire peut être racontée. J’étais à la fois éblouie et un petit peu glacée. Lily Bloom

>> LE COUP DE CŒUR DE LUCILE COMMEAUX : "Je parle toute seule" de Blanche Gardin, disponible sur Netflix

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Présentation officielle : De la boulimie à la mort en passant par la sodomisation des chats, l'actrice et comique envoie du très lourd dans ce one-woman show pourtant sage au premier abord.

Elle propose une manière très singulière de rire de la sexualité contemporaine. C’est assez classique du point de vue de la forme avec des blagues, des scénettes. Il y a un contraste entre le fond et la forme dont le spectacle joue beaucoup. On a une montée en puissance à la fois dans la violence et dans le comique. C’est un rire un peu culpabilisant qui pose la question de la pudeur et de la mise à nue. C’est un grand spectacle sur la honte et aussi en miroir, sur la honte du spectateur. Lucile Commeaux

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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