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de haut en bas : "Peau d’Ane" (© Julien Benhamou), "La Petite Sirène" (© Christophe Raynaud de Lage, coll. Comédie-Française) et "J'ai des doutes" (© Manuelle Toussaint)

Spectacle vivant : La Petite Sirène, "un bijou pour tout public"

56 min
À retrouver dans l'émission

Trois spectacles sont au programme de cette dernière Dispute de 2018 : "Peau d'âne, féerie musicale", "J'ai des doutes" et "La Petite Sirène". Anna Sigalevitch consacre un coup de cœur à "DAU", l'étonnant projet du cinéaste Ilya Khrzhanovsky.

de haut en bas : "Peau d’Ane" (© Julien Benhamou), "La Petite Sirène" (© Christophe Raynaud de Lage, coll. Comédie-Française) et "J'ai des doutes" (© Manuelle Toussaint)
de haut en bas : "Peau d’Ane" (© Julien Benhamou), "La Petite Sirène" (© Christophe Raynaud de Lage, coll. Comédie-Française) et "J'ai des doutes" (© Manuelle Toussaint)

"Peau d'âne, féerie musicale", jusqu'au 17 février au Théâtre Marigny

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D'après : le film de Jacques Demy lui-même adapté du conte de Charles Perrault Musique : Michel Legrand Direction musicale : Thierry Boulanger et Patrice Peyrieras

Présentation officielle : « Prenez de la … /… prenez de la farine

versez dans la … /… versez dans la terrine… »

La confection du cake d’amour par Catherine Deneuve dans le film réalisé par Jacques Demy est une scène délicieuse. Dans le gâteau destiné au prince, Peau d’âne glisse sa bague, indice qui la libérera de sa triste peau.  Car les princesses, qu’elles s’appellent Peau d’âne, La Belle au bois dormant ou Cendrillon finissent toujours dans les bras d’un prince. Obéissantes et sages, elles surmontent (sans broncher) la méchanceté, l’humiliation et la dureté de la vie des pauvres, avant que - grâce notamment aux coups de pouce de marraines bienveillantes - ne s’ouvre le chemin de roses de leur destinée.

Peau d’âne fut le plus grand succès public de la carrière de Jacques Demy. Sorti en décembre 1970, le film séduisit le public par le raffinement de la mise en scène, la féérie des décors et des costumes, l’époustouflant casting (Catherine Deneuve, Jean Marais, Jacques Perrin, Delphine Seyrig, Micheline Presle) et les mélodies de Michel Legrand.

Avec : Marie Oppert, Michael Denard, Emma Kate Nelson, Olivier Fredj, Marie-Agnès Gillot, Christine Gagnieux, Franck Lopez et la participation exceptionnelle de Claire Chazal

"Peau d’Âne" (© Julien Benhamou)
"Peau d’Âne" (© Julien Benhamou)

L'avis des critiques :

C’est un exercice périlleux que de vouloir transposer sur scène un film aussi mythique. Toute la perspective qu’on peut trouver au cinéma, demeure à plat sur scène, mais cela marche quand même, le décor est un très bel écrin de verdure et le charme opère. Je suis un petit peu partagée sur les chœurs qui donnent trop l’impression d’être là pour déplacer les meubles. Marie-José Sirach

Le décor est assez astucieux. C’est très fidèle, pour ne pas dire collé au film. On est vraiment dans le conte de fées. Musicalement, le spectacle commence de façon étrange. J’ai eu l’impression que ça sonnait comme une bande-son, notamment à cause du mixage. C’est déroutant de voir Claire Chazal sur scène, pour moi cette distribution très hétéroclite ne fonctionne pas si mal. Anna Sigalevitch

Pour ce qui est de la scénographie, j’ai trouvé que cela virait un peu au kitsch. Personnellement, la façon dont cela occupe le plateau m’a un peu dérangé. Dans les comédies musicales, j’ai souvent l’impression d’assister à enchaînement de scènes auxquelles on s’efforce de donner une articulation. Ici pendant la première partie, les déplacements des décors donnent des temps de latence assez pénibles. Jean-Christophe Brianchon

"J'ai des doutes", jusqu'au 6 janvier au Théâtre du Rond-Point

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Textes : Raymond Devos De et avec : François Morel Composition musicale : Antoine Sahler

Présentation officielle : J'ai horreur qu'on me prenne mes affaires.
François Morel s’empare des textes de Raymond Devos. Il rend hommage au clown, jongleur des mots, phénomène rare et maître à penser, à repenser le monde ; à son œuvre consacrée à la vie, à la mort et à l’absurdité qu’on trouve entre les deux.

Il rentre chez lui, il surprend son meilleur ami dans ses pantoufles. Il a des doutes. Il le dit. « En plus, c’est pas du tout sa taille. » Le lendemain, son copain porte son pyjama. « J’ai des doutes », répète Raymond Devos, tout en jouant à la guitare un air espagnol. François Morel découvre Devos à Caen, dans les années soixante-dix. Il le voit, gruge l’entrée pour y retourner. Il occupe les marches, s’émerveille devant ce clown qui jongle avec tout, y compris la parole. Et tout bascule. Veste bleue, noeud pap, Devos joue de la guitare ou de la coupe de champagne. Sorcier merveilleux du langage, il joue des mots comme de baguettes magiques. François Morel s’empare du phrasé du maestro, poèmes et calembours, pour tordre le monde. Il le retourne dans tous les sens pour voir s’il neige. 

Comédien, écrivain, chroniqueur pour France Inter, François Morel vit au Rond-Point depuis toujours. Son jardin extraordinaire a vu pousser une Collection Particulière ; Les Diablogues de Dubillard ; Un soir, des lions... avec Juliette ; La fin du monde est pour dimanche ; _La Vie (titre provisoire)_avec le musicien Antoine Sahler qui le rejoint ici dans un portrait musical et joyeux. Phénomène rare et maître à penser, ou à repenser le monde, Raymond Devos disparaît au printemps 2006. Il laisse hors du temps une oeuvre consacrée à la vie, à la mort et à l’irrésistible absurdité qu’on trouve entre les deux. Pierre Notte

L'avis des critiques :

Morel est vraiment le fils spirituel de Devos. Ce spectacle est fait de choix qui ne sont pas si faciles, pas si évidents. Effectivement, la forme est simple, on a deux pianos à cour et à jardin. On retrouve toute la poésie et la fantaisie de Devos qu’il sublime. Tout ça se tient et il est intéressant, de mesurer combien le rire a évolué aujourd'hui. Marie-José Sirach

J’ai des doutes sur ce spectacle et je me permets ici une facilité qu’il s’est à mon sens permise aussi. C’est assez simple, relativement bien exécuté. On n’a pas un niveau de complexité immense. François Morel est le comédien que l'on sait, un bon comédien. J’ai toutefois des réserves quant à la facilité des choix des textes. Jean-Christophe Brianchon

"La Petite Sirène", jusqu'au 6 janvier au studio-théâtre de la Comédie Française

"La Petite Sirène" de Géraldine Martineau (© Christophe Raynaud de Lage, coll. Comédie-Française)
"La Petite Sirène" de Géraldine Martineau (© Christophe Raynaud de Lage, coll. Comédie-Française)

D’après : Hans Christian Andersen De : Géraldine Martineau

Présentation officielle : Géraldine Martineau adapte à la scène le célèbre conte de Hans Christian Andersen, La Petite Sirène. Par sa réécriture, portée par une mise en scène contemporaine, elle en fait un parcours initiatique emprunt de questionnements universels, notamment sur la construction de soi et la différence.

La Petite Sirène, conte du Danois Hans Christian Andersen paru en 1837, plonge dans un royaume sous-marin où les sirènes, filles du roi de la mer, sont autorisées à découvrir le monde de la surface le jour de leurs quinze ans. Pour l’héroïne, l’initiation ne sera pas sans conséquences, puisqu’elle sera bientôt prisonnière d’un sort, qu’elle a pourtant ardemment désiré. Accessible à partir de sept ans, la version adaptée par Géraldine Martineau pour la scène joue sur plusieurs niveaux de lecture. Si elle a souhaité préserver la structure, les personnages et le style poétique d’Andersen, l’auteure et metteure en scène actualise le célèbre conte. Attentive aux problématiques actuelles, notamment celles touchant à la construction de soi, à l’attention aux autres et à l’écologie, elle y souligne le parcours initiatique d’une adolescente, confrontée à l’éveil du sentiment amoureux, à la découverte de la violence du monde, mais aussi amenée à assumer ses propres différences. Après avoir adapté des textes de Strindberg et Maeterlinck, Géraldine Martineau signe, avec La Petite Sirène, une mise en scène dans laquelle la poésie des mots s’associe à la création visuelle, chorégraphique et musicale.

Avec : Jérôme Pouly, Adeline d’Hermy, Danièle Lebrun, Claire de La Rüe du Can, Julien Frison

L'avis des critiques :

J’ai adoré ce spectacle. Géraldine Martineau reprend l’essence de ce conte tout en en faisant une interprétation personnelle. Il y a une dimension écologique, des rapports filiaux qui n’apparaissent pas dans le conte et sont très justes. Cette histoire est d’une fluidité totale. C’est très réussi, aussi drôle que poétique, qu’évocateur. Il y a une inventivité formelle incroyable. Anna Sigalevitch

C’est un très joli spectacle, un bijou pour tout public. C’est un très beau travail avec toujours cette qualité de jeu et cette fantaisie. La mise en scène est soignée. Le spectacle se déroule sur un tout petit plateau. Danièle Lebrun est formidable dans le rôle de cette grand-mère qui est drôle, coquine, compréhensive. Marie-José Sirach

C’est assez plaisant de voir un spectacle qui respecte l’intelligence des enfants, qui n’est pas abrutissant. Il y a cette intelligence de la dramaturgie, avec une forme absolument remarquable. Le travail sonore est créatif. On a une diction, mais aussi un jeu du corps qui est parfois à deux doigts du mime ou du clown. Jean-Christophe Brianchon

>> LE COUP DE CŒUR D'ANNA SIGALEVITCH : "DAU" d'Ilya Khrzhanovsky

Présentation : DAU est le nom de code d'un projet à l’envergure étonnante, que l'on doit au réalisateur russe Ilya Khrzhanovsky. Cette nouvelle œuvre qui a nécessité plus d’une dizaine d’années de travail, s’inspire de la vie du théoricien soviétique Lev Landau (ou Dau). Ce dernier qui a reçu le prix Nobel de physique en 1962, a été interné dans la prison politique de Boutyrka durant les purges staliniennes de 1930. Ilya Khrzhanovsky a proposé à 400 personnes de vivre durant trois années, de 2008 à 2011 en Ukraine, dans un institut de recherches nucléaires fictif de l’ère stalinienne. A partir de cette expérience, le cinéaste a construit trois longs métrages. A Paris, une installation éphémère est prévue place du Châtelet.

C’est un projet très particulier dont j’ai eu vent il y a quelques temps. « Dau », c’est pour le physicien Lev Landau. Le projet a pris une ampleur assez démente. Un institut de recherche a été reconstruit en Ukraine et des volontaires y ont été enfermés et filmés pendant deux ans. Ils ont été mis en condition pour reconstituer 30 années d’Histoire. Anna Sigalevitch

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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