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Spectacle vivant : Le Dindon & Kontakthof

58 min
À retrouver dans l'émission

Bonjour à tous, ce soir La Dispute s’intéresse au spectacle vivant en présence des critiques suivants :

  • Joëlle Gayot (France Culture)

  • Patrick Sourd (Les Inrockuptibles)

  • Anna Sigalévitch (France Culture)

Seront abordés les spectacles suivants :

-Kontakthof, de Pina Bausch, Compagnie Tanztheater Wuppertal au Théâtre de la Ville du 11 au 21 juin.

Nous ouvrons à présent véritablement cette Dispute en nous rendant au Théâtre de la Ville, à Paris, où le Tanztheater Wuppertal revient pour la 33ème fois !

La compagnie créée par Pina Pausch, disparue il y a près de 4 ans, y présente en ce moment une des pièces historiques de la chorégraphe allemande : « Kontakthof ».C’est dans cette même salle que j’avais découvert cette pièce, en 1996.« Kontakthof » avait déjà été donné au Théâtre de la Ville en 1986.D’autres spectateurs l’avaient vu à Avignon, en 1981. D’autres encore à sa création, en 1978, à Wuppertal. Créée la même année que « Café Muller », d’ailleurs.Kontakthof, comme « lieu de contact », « lieu de rencontre », « maison de passe », « salle de bal ».C’est bien une salle de bal, un peu décati, qui est l’espace de la représentation.Mais c’est bien comme lieu de contact que cet espace se présente.14 femmes en robes du soir, de couleurs différentes.14 hommes en costumes de soirée.Et tant de possibilités de rencontres, d’évitements, de contacts, de poursuites, d’étreintes, de danses, de dialogues. Désir / peur / égoïsme / partage / rencontre / tendresse / cruauté. Pina Bausch ne semble pas dresser l’inventaire exhaustif des possibles, et pourtant, la multiplicité des registres semble explorer toutes les facettes des relations humaines, de la quête désespérée de contact physique et, possiblement, d’amour.

Arnaud Laporte

-Le dindon, de Georges Feydeau, mise en scène de Philippe Adrien à la Porte Saint Martin à partir du 4 juin.

Le dindon
Le dindon

Nous poursuivons cette Dispute du lundi consacrée au spectacle vivant en nous rendant à présent au théâtre de la Porte Saint-Martin, à Paris, pour découvrir un spectacle dont la création remonte à trois ans au Théâtre de la Tempête.

Le fait est suffisamment rare pour être souligné.« Le dindon », de Georges Feydeau, est mis en scène par Philippe Adrien, et le spectacle, 4 fois nominé aux Molières 2011, n’a pas cessé d’être joué depuis sa création, jusqu’à son arrivée sur une des salles les plus célèbres des Grands Boulevards, celle-là même où fut notamment crée Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand !Feydeau, on le sait, est un auteur qui a toujours attiré les metteurs en scène les plus exigeants, et dans un passé récent, Jérôme Deschamps, Jean-François Sivadier ou Alain Françon ont monté, chacun à leur manière, et chacun avec beaucoup de succès, des pièces de l’auteur phare de la fin du 19ème siècle, période où il enchaîne l’écriture d’Un fil à la patte, L’hôtel du libre-échange, Le dindon et La dame de chez Maxim’s.Tout commence de façon très triviale, puisqu’un homme suit une femme jusque dans son salon, alors qu’il n’y est pas invité. De la violation de domicile au viol, il n’y aurait qu’un pas, si le mari de la dame ne faisait son entrée dans le salon.Vatelin, le mari, reconnait aussitôt Pontagnac, l’un de ses amis, croyant que celui-ci est venu lui rendre visite, alors qu’il comptait surtout séduire sa femme, Lucienne, sans savoir qu’elle était la femme de son ami.Pontagnac, lui-même, est marié à Clotilde.Les deux épouses, sentant bien dans l’air un parfum d’adultère, jurent de se venger, le cas échéant, avec le premier venu, qui pourrait bien être Rédillon, célibataire et en effet coureur de jupons.Mon résumé vous parait peut-être complexe, si vous ne connaissez pas la pièce, mais d’autres personnages vont s’additionner à ceux que je viens de citer, et « Le dindon » réserve à ses spectateurs encore bien des surprises et des rebondissements !

Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœurs :

-de Patrick Sourd : Aliados , Sebastian Rivas & Antoine Gindt, du 14 au 19 juin au Théâtre de Gennevilliers.

Aliados
Aliados Crédits : Jones L.R.C SIPA - Radio France

-d'Anna Sigalévitch : Le sacre du printemps et l'oiseau de feu 1913-2013, en DVD, chorégraphie de Vaslav Nijinski, un DVD Bel Air Classiques.

Le sacre du printemps/L'oiseau de feu
Le sacre du printemps/L'oiseau de feu

Sans oublier l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot.

Et le coup de fil passé à Jean-François Verdier, chef d'orchestre et clarinettiste au sujet de "Die Abschied", dernier poème symphonique de l'oeuvre "Le chant de la Terre" de Gustav Mahler donnée le 20 juin à la Scène Nationale de Besançon avec l'orchestre Victor-Hugo de Franche-Comté.

Pastille introductive: extrait du film "Le bal des actrices" de MAIWENN .

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