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De haut en bas : "PARTAGE DE MIDI" (© Jean-Louis Fernandez), "LE GRAND THÉÂTRE D'OKLAHAMA" (© Christophe Raynaud de Lage) et "CLÉOPÂTRE IN LOVE" (© Jean-Louis Fernandez)

Spectacle vivant : Le grand théâtre d'Oklahama, "ils ont des corps dansants"

55 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute s'ouvre avec "Le grand théâtre d'Oklahama" de Madeleine Louarn et Jean-François Auguste. Il est également question de "Partage de midi" d'Eric Vigner, avant de dresser le portrait d'une reine d'Egypte devenue femme moderne dans "Cléopâtre in love". Sans oublier un coup de griffe...

De haut en bas : "PARTAGE DE MIDI" (© Jean-Louis Fernandez), "LE GRAND THÉÂTRE D'OKLAHAMA" (© Christophe Raynaud de Lage) et "CLÉOPÂTRE IN LOVE" (© Jean-Louis Fernandez)
De haut en bas : "PARTAGE DE MIDI" (© Jean-Louis Fernandez), "LE GRAND THÉÂTRE D'OKLAHAMA" (© Christophe Raynaud de Lage) et "CLÉOPÂTRE IN LOVE" (© Jean-Louis Fernandez)

"Le grand théâtre d'Oklahama", jusqu'au 9 février à la MC93 de Bobigny et en tournée

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De : Madeleine Louarn et Jean-François Auguste D'après : l'oeuvre de Franz Kafka 

Présentation officielle : Une plongée dans l’univers étrange, inquiétant et souvent énigmatique de Franz Kafka par les comédiens handicapés de l’atelier Catalyse. On y voit comment le désir d’intégration nous désarme et laisse la voie libre aux mécanismes de domination. Dévoiler cet assujettissement est un des projets de Kafka qui a lui-même profondément ressenti le sentiment de l’exclusion.

Après le monde fantasmagorique de Louis II de Bavière, c'est l'univers onirique et énigmatique de Kafka que Madeleine Louarn, Jean-François Auguste et les acteurs de Catalyse vont traverser pour offrir un regard « de côté » sur une œuvre « inévitable ».

« Notre théâtre emploie tout le monde et met chacun à sa place » affirme le prospectus du Théâtre de la nature d'Oklahama décrit par Kafka. Ce pourrait être la devise du groupe Catalyse qui s'empare de quelques textes de cet écrivain qui a disséqué avec constance et acharnement les mécanismes sociaux qui contraignent et aliènent l'individu. En mêlant l'imaginaire de Kafka à leurs propres imaginaires, les acteurs feront de la scène du théâtre le lieu du questionnement de l'individu face au système oppressif qui nous enveloppe.

Avec : Tristan Cantin, Manon Carpentier, Guillaume Drouadaine, Christian Lizet, Christelle Podeur, Jean-Claude Pouliquen, Sylvain Robic

Prochaines dates :

  • 13 février : Ferme du buisson - Scène Nationale de Marne-La-Vallée
  • 20 et 21 mars : Le Quartz - Scène Nationale de Brest
"Le Grand Théâtre d'Oklahama" (© Christophe Raynaud de Lage)
"Le Grand Théâtre d'Oklahama" (© Christophe Raynaud de Lage)

L'avis des critiques :

On entend la question de la culpabilité et de la soumission, l’enjeu politique et social. Hélène Delprat qui assure la scénographie est une grande plasticienne. Les comédiens nous font entendre ce texte avec une grande intensité. Je vois des comédiens qui me transmettent leur accès particulier au texte. Arnaud Laporte

C’est un spectacle très intéressant dans sa manière de retransmettre l’ambiguïté de Kafka. Pour moi, le texte n’est pas à la hauteur du texte d’origine. C’est vraiment un théâtre de la nature qui ne remplit pas ses promesses, on est juste dans une sorte de mécanique administrative. C’est pourtant un spectacle très savant et magnifique formellement. Caroline Châtelet

Ils sont totalement dans le jeu. Le rapport est au-delà du jugement esthétique. Tous les thèmes sont abordés sans pathos. Il y a un défi permanent, avec une exécution chaotique. L’approche extrêmement crue sans aucun recul sur le texte, donne une approche imparfaite, mais qui fonctionne. Thomas Corlin

C’est une metteuse en scène absolument formidable qui mène depuis plus de 30 ans un travail exemplaire. Ils ont tous des corps dansants, sont dans une présence physique absolument permanente. Je trouve Guillaume Drouadaine complètement inouï. Il est formidable d’entendre aussi bien cette dimension humoristique. René Solis

"Partage de midi", jusqu'au 16 février au Théâtre de la Ville (Théâtre des Abbesses, 18e)

"Partage de midi" (© Jean-Louis Fernandez)
"Partage de midi" (© Jean-Louis Fernandez)

De : Paul Claudel Scénographie et mise en scène : Eric Vigner

Présentation officielle : Paul Claudel a 32 ans lorsqu’il retourne en bateau dans cette Chine qu’il admire tant pour occuper le poste de consul de France à Fou-Tchéou. De ce voyage qui va bouleverser sa vie, il fera la matière du Partage de midi, pièce autobiographique selon son auteur, imprimée à compte d’auteur en 1906 pour quelques amis et interdite à la représentation pendant plus de quarante ans avant qu’il n’en propose une seconde version plus « acceptable ». En choisissant la première version, Éric Vigner fait entendre la violence d’un poète qui expose sans fard les méandres de l’incontrôlable et explosif désir amoureux. À travers l’amour impossible de Mesa et d’Ysé, ces Tristan et Yseult modernes, on entend un cri douloureux, énigmatique et provocant, énoncé dans une langue bouleversante et envoûtante. Jean-François Perrier

Avec : Stanislas Nordey, Mathurin Voltz, Jutta Johanna Weiss, Alexandre Ruby

L'avis des critiques :

J’ai très bien entendu le texte, la diction ne m’a pas gêné. J’ai du mal avec Claudel, mais j’ai quand même trouvé ce spectacle très beau. Entre le maniaque et le maniérisme, on touche des domaines dans lesquels Eric Vigner s’est un peu empêtré par le passé. Avec Claudel, il a atteint une forme de sérénité. René Solis

On a vraiment des espaces métaphoriques et tout un imaginaire de l’Orient qui semble en rajouter une couche sur le côté très apprêté de l’ensemble qui prime sur le sens. C’est comme si tout ajoutait à l’emphase du jeu en coupant l’accès à la puissance de ce texte. La scénographie et la direction d’acteurs font écran à la pureté et à la beauté absolue de la pièce. Caroline Châtelet

C’est une œuvre à la structure très rigoureuse. C’est clairement un travail maniaque qui force le respect. Vignier a voulu coller aux indications de Claudel du point de vue de la diction. Or, on n’entend presque plus que ce travail de rythmes et de sons. En partant d’un texte avec beaucoup de fougue, l’excès de gestuel caricature les personnages. Thomas Corlin

"Cléopâtre in love", jusqu'au 22 février au Nouveau théâtre de Montreuil

"Cléopâtre in love" (© Jean-Louis Fernandez)
"Cléopâtre in love" (© Jean-Louis Fernandez)

De : Christophe Fiat et Judith Henry Mise en scène : Judith Henry, Claire Ingrid Cottanceau, Christophe Fiat

Présentation officielle : Entêtée, insatiable, fonceuse, la plus grande des reines d’Égypte livre ses états d’âme. Un portrait anachronique en forme de kaléidoscope.

Imaginez que Cléopâtre s’exprime aujourd’hui en femme moderne qui n’aurait rien oublié de son destin de cheffe d’État ni de ses amours enflammées. La voici, fatiguée de voir Marc-Antoine passer son temps à festoyer. Elle s’adresse à son amant mais surtout à elle-même. De son passé, de l’avenir et même de sa postérité ! Oui, elle est ravie d’être un sex-symbole grâce à Elizabeth Taylor et au célèbre péplum des années 1960, et d’être le personnage éblouissant d’une tragédie de Shakespeare. Judith Henry nous dévoile une Cléopâtre in love bien là, parmi nous, campée plus qu’incarnée sur une scène où les multiples ombres amies ou ennemies lui répondent, comme autant d’échos d’une histoire passée à reconstituer indéfiniment… Elle est aussi une actrice qui s’amuse à se jouer de cette figure mythique. C’est que cette Cléopâtre dont Christophe Fiat a écrit le livret après s’être intéressé à d’autres figures légendaires (Sissi, Madame Wagner, la Comtesse de Ségur, Isadora Duncan) a des accents féministes dont le ton contemporain nous est familier. Un hommage aux femmes qui ont su prendre leur destin en main.

Avec : Judith Henry, Christophe Fiat et la voix off de Nicolas Bouchaud

Prochaines dates :

  • 13 > 15 mars : Théâtre National de Strasbourg / L’Autre Saison, Strasbourg

L'avis des critiques :

C’est Cléopâtre qui vient sur scène et va revisiter tous les mythes qui l’entourent et qui l’ont constituée. Pour moi, c’est un spectacle complètement inoffensif qui ne fonctionne pas dans sa forme, même si certains moments sont assez beaux et le récit plutôt ironique. Caroline Châtelet

C'est une sorte de fantaisie sur la figure de Cléopâtre, mais le spectacle est encore un peu balbutiant. Ils insistent beaucoup sur la transmission des mythes à travers l’Histoire. C’est assez typique du type de projet réalisé par des gens qui viennent plus des écritures contemporaines. On est dans une sorte de laboratoire fait de bric et de broc. Thomas Corlin

J’ai eu l’impression d’assister à une expérience de théâtre hors sol, un état de travail, sorte d’ébauche d'une recherche sur Cléopâtre. J’ai eu le sentiment que ça manquait d’ancrage, comme si on était toujours dans quelque chose de mouvant. Le film de Mankiewicz est presque une bouée de sauvetage. René Solis

>> LE COUP DE GRIFFE DE THOMAS CORLIN : « DAU » de Ilya Khrzhanovsky, jusqu’au 17 février au Théâtre du Châtelet, au Théâtre de la Ville et au Centre Pompidou

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Présentation officielle : Du 24 janvier au 17 février 2019, Paris accueille la première mondiale de DAU. Trois partenaires de premier plan, le Théâtre du Châtelet et le Théâtre de la Ville - ainsi que le Centre Pompidou sont réunis pour offrir au public une expérience inédite : la découverte d’un monde complexe où l’on est invité à se perdre ou se trouver pour une durée allant de six heures à un temps illimité. Signalant l’arrivée de DAU à Paris, une sculpture lumineuse relie les trois sites de la tombée de la nuit jusqu’à l’aube : le Triangle Rouge, inspirée par l’avant-garde russe du début du XXe siècle. DAU est cinématographique, théâtral, scientifique, psychologique, architectural, visuel et performatif. DAU s’éprouve, se vit, se joue, se ressent, se construit et se déconstruit. C’est cette métamorphose qui est proposée à Paris, dans les espaces intermédiaires que sont les deux théâtres jumeaux de la place du Châtelet, en travaux. Au Centre Pompidou, une installation immersive est présentée en première mondiale également et visible durant les heures d’ouverture du musée.

Berlin avait refusé le projet, c’est donc Paris qui accueille la première du spectacle. Retard dans la production, dans les arrêtés préfectoraux, le travail n’est pas assez abouti pour produire une critique en tant que telle. Une confusion totale régnait dans le Théâtre de la Ville. Il m’a semblé que le projet n’était pas dirigé, sans procédé ni contenu mis en place. Thomas Corlin

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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