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à gauche de haut en bas : "Les parapluies de Cherbourg" (© Ciné Tamaris), L'affiche du film "Les Demoiselles de Rochefort" (©Ciné Tamaris) et "L'affaire Thomas Crown" (© D.R.). à droite : Michel Legrand (photographie libre de droits)

Dispute spéciale : Michel Legrand, "pourquoi revenir à ce cinéma en chanté ?"

56 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, La Dispute bouleverse ses programmes pour se consacrer au compositeur Michel Legrand. Décédé ce samedi, le musicien triplement oscarisé était notamment connu pour ses collaborations avec Jacques Demy, dans des films comme "Les Parapluies de Cherbourg" ou "Peau d'âne".

à gauche de haut en bas : "Les parapluies de Cherbourg" (© Ciné Tamaris), L'affiche du film "Les Demoiselles de Rochefort" (©Ciné Tamaris) et "L'affaire Thomas Crown" (© D.R.). à droite : Michel Legrand (photographie libre de droits)
à gauche de haut en bas : "Les parapluies de Cherbourg" (© Ciné Tamaris), L'affiche du film "Les Demoiselles de Rochefort" (©Ciné Tamaris) et "L'affaire Thomas Crown" (© D.R.). à droite : Michel Legrand (photographie libre de droits)
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Décédé ce samedi à l'âge de 86 ans, Michel Legrand était l'un des compositeurs de musique français les plus reconnus à travers le monde. Depuis "Les parapluies de Cherbourg" qui remportait la Palme d'or à Cannes en 1964, jusqu'à "L'Affaire Thomas Crown" avec Steve McQueen et Faye Dunaway, la carrière du jazzman a profondément marqué le cinéma. En 1984, Michel Legrand remportait d'ailleurs son troisième oscar pour l'adaptation musicale de "Yentl" de Barbra Streisand. La Dispute vous propose ce soir non pas une hagiographie, mais un retour critique sur son oeuvre.

Rétrospectivement, le ratage à plusieurs niveaux qu’a été « Lola », programme le lien de Legrand avec les différents cinéastes de la Nouvelle Vague. Il a un rapport au cinéma muet. Cette façon de se raccorder à une époque « primitive », se retrouve chez Godard. Il est un peu maïeuticien. Charlotte Garson

La musique de Michel Legrand est toujours un peu au bord du tarte, du mièvre. On se demande toujours si cela va aller dans cette direction ou pas. Quand il y a un dialogue avec le cinéaste, il peut se passer des choses extraordinaires. Antoine Guillot

Ce que je trouve fascinant avec Demy, c’est la manière dont sont utilisées les musiques de Michel Legrand quand il est nécessaire de ramasser la narration. Legrand est un très grand mélodiste qui sait faire des thèmes. Cette capacité à faire de la mélodie me paraît correspondre au foisonnement narratif de Demy. Lucile Commeaux

Ce n’est pas un jazzman qui joue avec ses tripes, c’est plutôt un chef d’orchestre. On voit quand même la méticulosité de l’arrangement qui est prodigieux. Christophe Conte

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Avec "Une Chambre en Ville", je pense qu’il a vu le désastre arriver et a passé le bâton à Michel Colombier. C’est quelqu’un qui vit dans un monde un peu à part où tout est merveilleux. Christophe Conte

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C’est très excessif dans l’utilisation des cordes. Il y a quelque chose de très français dans la controverse entre une musique savante et la musique dite de film, de divertissement. Il n’a cessé de revendiquer une place dans le panthéon de la musique française. Lucile Commeaux

Ce concerto est à la fois post-moderne et d’un modernisme complètement éculé. Cela fait toujours un peu mal au cœur quand des compositeurs tombent dans le piège de la « grande musique ». Il n’avait pas besoin de ça Legrand. Olivier Lamm

Il y a des choses que peuvent se permettre ces musiciens augmentés. On a des types capables de faire vingt-cinq bandes originales en une année et de faire des concertos. C’était quelqu’un de très enthousiaste. Christophe Conte

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Je suis très intéressé par toutes ces bandes originales où il se laisse complètement aller à l’excès. Legrand a des tics, mais aussi un grain. C’est quelqu’un qui aurait pu aller tout à fait ailleurs s’il n’était pas tombé amoureux du jazz. Il n’aimait pas le twist et s’en moque ici d’une façon géniale. L’arrangement et l’écriture sont éblouissants. Oliver Lamm

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Extraits sonores :

  • Michel Legrand et Vladimir Cosma, "Oum le dauphin" (Riviera)
  • Michel Legrand, "Round Midnight" (33x digital)
  • Miles Davis et Michel Legrand, bande originale du film "Dingo", "Paris walking 1" (1992)
  • Michel Legrand, "Vivre sa vie" (JB Production CH)
  • Michel Legrand, extrait d'une séance de travail sur "Les Demoiselles de Rochefort"
  • Michel Legrand, "Les Mariés de l’an deux : Le Duel", un film de Jean-Paul Rappeneau (Discogs)
  • Michel Legrand, "Hi girls" de l’album "Archi-cordes" (exclusiv for streaming partners)
  • Michel Legrand, "Peau d’âne" ouverture fugue
  • Michel Legrand, Concerto pour violoncelle et orchestre, 1er mouvement (Sony Music Entertainment)
  • Michel Legrand, "Les grands musiciens" de l'album "Variety Of Things"
  • Michel Legrand, "J'ai besoin de toi" extrait du film non-abouti de Jacques Demy "Anouchka", dans l'émission "Le cinéma retrouvé" présentée par Arnaud Laporte et Michel Boujut (1994)
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