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"The Hidden Force" de Ivo van Hove (© Jan Versweyveld), "Onéguine" de Jean Bellorini (© Pascal Victor)

Spectacle vivant : The Hidden Force, "une impressionnante efficacité visuelle et dramatique"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute : "The Hidden Force" au Théâtre de La Villette, "Onéguine" au Théâtre Gérard Philipe et un Petit Salon de Lucile Commeaux. Enfin, un coup de coeur de Fabienne Pascaud pour "Les sorcières de Salem" à l'espace Cardin.

"The Hidden Force" de Ivo van Hove (© Jan Versweyveld), "Onéguine" de Jean Bellorini (© Pascal Victor)
"The Hidden Force" de Ivo van Hove (© Jan Versweyveld), "Onéguine" de Jean Bellorini (© Pascal Victor)

"The Hidden Force" jusqu'au 11 avril au Théâtre de La Villette 

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Texte : Louis Couperus Adaptation : Peter Van Kraaij Mise en scène : Ivo Van Hove 

Présentation officielle : Fin du XIXe siècle. Indes orientales néerlandaises. Île de Java. Otto van Oudijck est un gouverneur dévoué et compétent, apprécié, croit-il, des siens et des locaux, si investi dans sa mission qu’il en devient aveugle aux besoins de ses proches. La Force des ténèbres est le formidable roman de sa déchéance. À sa culture rationnelle, logique, bureaucratique d’occidental s’opposent les phénomènes occultes, le mystère, la superstition, qui orchestreront sa perte.

L'avis des critiques : 

C’est un spectacle d’une impressionnante efficacité visuelle et dramatique. Ivo Van Hove a une capacité incroyable à imposer en quelques secondes un personnage et une situation, ce qui est quand même le signe des grands metteurs en scène. Toutefois, la profusion des thèmes m’a donné le sentiment que le texte était plus au service de la mise en scène que la mise en scène au service du texte. René Solis

C’est un spectacle d’une perfection absolue, qui est presque trop. Je trouve très belle l’impuissance de personnages qui savent tout ce qui va leur arriver mais qui ne peuvent pas résister. Ivo Van Hove rejoint une certaine humanité par-delà la perfection. C’est assez bouleversant. Fabienne Pascaud

Il me semble qu’il y a trop de thèmes en deux heures pour pouvoir les traiter de façon vraiment intéressante. Arnaud Laporte

C’est un spectacle un peu sec et théorique. Je suis restée très extérieure. Tous les personnages savent ce qui va leur arriver, ce qui laisse assez peu de place aux spectateurs. Les spectacles d'Ivo Van Hove sont très intéressants mais cela manque un peu de chair, je voudrais qu'ils se développent plus. Lucile Commeaux

"Onéguine" jusqu'au 20 avril au Théâtre Gérard Philipe

"Onéguine" , mis en scène par Jean Bellorini © Pascal Victor
"Onéguine" , mis en scène par Jean Bellorini © Pascal Victor

Texte : Alexandre Pouchkine Traduction : André Markowicz Mise en scène : Jean Bellorini

Présentation officielle : Eugène Onéguine est un esthète, qui aime le luxe et la fête. Tatiana, jeune fille noble de la campagne, belle et sombre, tombe amoureuse de lui, dans une forme de pureté et d’intransigeance douloureuse. Il l’éconduit avec une certaine indolence. Par désœuvrement, il séduit lors d’un bal la fiancée de son meilleur ami. Ce dernier, fou de douleur, le provoque en duel. Eugène le tue, malgré lui. Le sang du jeune homme teinte la neige de rouge…
Le roman en vers d’Alexandre Pouchkine, écrit à partir de 1823, occupe une place unique dans le panthéon de la littérature russe. Mêlant les styles avec aisance, il est, tour à tour, poème éclatant dardant les feux d’une culture éternelle, poème clairvoyant sur la vanité de l’existence et la perte des illusions, poème léger comme une ritournelle que l'on apprend enfant et que l’on garde, talisman précieux, tout au long de sa vie.

L'avis des critiques : 

André Markowicz a traduit Pouchkine avec une fluidité, une légèreté, un humour et une grande mélancolie. C’est bouleversant. Cette parole, dans cette mise en scène simple et fragile, va pouvoir être entendue dans des lieux qui ne sont pas forcément faits pour. C’est un spectacle généreux. Fabienne Pascaud 

C’est un spectacle merveilleux, magique, formidable. On a vraiment une mise en scène au service d’un texte qu’on entend remarquablement bien. Ce mélange de légèreté, d’humour dans un texte qui est tout à fait tragique est formidable. René Solis

Onéguine est un gros roman alliant romantisme et épopée et qui n’est pas facile à entendre. Là, on l’entend parfaitement grâce à ce système de sonorisation (…). C’est d’une grande intelligence littéraire. C’est vraiment le bon spectacle pédagogique dans toute la noblesse de ce que cela veut dire. Lucile Commeaux

>> LE COUP DE CŒUR DE FABIENNE PASCAUD : "Les sorcières de Salem" jusqu'au 19 avril à l'Espace Cardin (Théâtre de la Ville) 

"Les Sorcieres de Salem" mise en scène d’Emmanuel Demarcy-Mota. © Jean-Louis Fernandez
"Les Sorcieres de Salem" mise en scène d’Emmanuel Demarcy-Mota. © Jean-Louis Fernandez

Texte : Arthur Miller  Mise en scène : Emmanuel Demarcy-Mota 

Présentation officielle : Emmanuel Demarcy-Mota et sa troupe s’emparent de l’œuvre mythique d’Arthur Miller, Les Sorcières de Salem, pièce d’urgence contre l’intolérance et l’aveuglement collectif. Familier des auteurs européens du xxe et de leurs puissances souterraines, il aborde pour la première fois un auteur américain, un théâtre d’acteurs qui nous entraîne pourtant au plus profond des forêts sombres. Aux racines du mal.

Emmanuel Demarcy-Mota a resserré la pièce d'Arthur Miller en en faisant une sorte de cauchemar d’aujourd’hui. On voit la force de la rumeur, des mauvaises informations et comment on peut dresser des communautés l’une contre l’autre. C’est monté dans un cadre onirique et fantastique qui contredit ce que pouvait avoir la pièce de naturaliste. C’est beau et bien. Fabienne Pascaud 

>> LE PETIT SALON DE LUCILE COMMEAUX : Le Festival d'Avignon versus Le Printemps des Comédiens 

Olivier Py est peut être maladroit dans cette volonté un peu prosélyte de vouloir convertir à sa vision du théâtre. Mais je trouve sa vision plutôt généreuse. On ne peut pas lui en vouloir de revenir aux mythes fondateurs. La programmation d’Eric Bart au Printemps des Comédiens est assez excitante. Elle se rapproche de celle du Festival d’Automne. Il y aussi des incontournables à la mode. Les deux festivals ont chacun leur défaut. Fabienne Pascaud

Avignon aura toujours un rôle de lieu de l’excellence de l’art et essai. Avignon est aussi un endroit où il y a un public extrêmement diversifié. C’est un des lieux de la démocratisation du théâtre. La programmation du Printemps des Comédiens, sans grande déclaration, est peut-être un peu plus excitante mais il ne faut pas trop présager non plus. René Solis

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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