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Spectacle vivant: Les criminels et Troïlus et Cressida

58 min
À retrouver dans l'émission

Bonjour à tous, ce soir La Dispute s’intéresse au spectacle vivant en présence des critiques suivants :

  • Joëlle Gayot (France Culture)

  • Fabienne Pascaud (Télérama)

  • René Solis (Libération)

Seront abordés les spectacles suivants :

Les ciminels de Ferdinand Buckner
Les ciminels de Ferdinand Buckner Crédits : Louis Fernadez
  • Cette pièce est l’œuvre d’un auteur quelque peu tombé dans l’oubli, alors même qu’il a connu, au moment de la création de ses pièces, un immense succès, tant dans son pays, l’Allemagne, qu’en France, un pays dans lequel il a aussi passé pas mal de temps.*

Né à Sofia en 1891, de père autrichien et de mère française, Theodor Tagger, véritable nom de Ferdinand Bruckner, a longtemps hésité entre musique, poésie et philosophie, avant de se lancer dans le théâtre, en ouvrant le « Renaissance Theater » à Berlin, en 1922.

Il va lui-même jouer et mettre en scène de nombreux textes, avant de se mettre à écrire, en 1926. Il a alors 35 ans. « Les criminels » est sa deuxième pièce. Elle est créée en 1928, et connait une version française dès l’année suivante, dans une mise en scène de Georges Pitoeff avec sa troupe du Théâtre des Arts, qui la jouera plus de cent fois.

Cette pièce se joue en trois actes, et en trois temps distincts. On découvre tout d’abord, à travers une succession très rapide de saynètes, la vie des habitants d’un immeuble, qui vont, chacun pour ses raisons, enfreindre la loi. Le deuxième acte nous montre, là encore de façons croisés, les procès des accusés. Dans un troisième temps, retour dans l’immeuble, après les sentences, mais où l’on s’apercevra que la justice ne règle pas grand-chose… Arnaud Laporte

Troïlus et Cressida
Troïlus et Cressida

Un an après sa fermeture pour rénovation, la salle Richelieu, la salle historique de la Comédie Française, a donc rouvert ses portes avec une entrée au répertoire, celle de « Troïlus et Cressida », de Shakespeare, qui trouve sans nul doute sa place dans les pièces dites à problèmes de l’auteur anglais, puisque l’on serait bien en peine de l’inclure soit dans les tragédies, soit dans les comédies, puisqu’elle oscille de l’un à l’autre, tout comme elle passe des récits de guerre aux histoires d’amour.

Nous sommes dans un moment particulier de la Guerre de Troie, puisque les combats ont cessé, sans que le conflit ait trouvé d’issue. Tantôt chez les Grecs, tantôt chez les Troyens, les scènes nous montrent des guerriers qui s’ennuient, ou qui n’ont, pour certains, Achille en tête, plus envie de se combattre. Une idylle va tout de même naitre, celle de Troïlus, fils de Priam, et de Cressida, fille de Calchas, passé à l’ennemi. Pendant ce temps-là, Ulysse intrigue et manipule, cherchant sans cesse à remettre de l’huile sur un feu d’ardeur au combat qu’il trouve trop éteint.

Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœur :

de Fabienne Pascaud :

  • Acrobates , mis en scène par Stéphane Ricordel au Théâtre Monfort du 22 février au 2 mars.
Acrobates
Acrobates

C'est une formidable réflexion sur l'acrobatie avec une scénographie invective avec de beaux espaces. L'acrobatie est considérée comme un acte de vie, qui nous aide à réfléchir.

Maginifique et prodigieux !

de René Solis :

Représenté à la Maison des Métallos du 7 au 23 février et sera à Avignon.

Dieudonné Niangouna
Dieudonné Niangouna

Dieudonné Niangouna s'empart de cette dernière interview, en mêlant son propre textes aux morts de Genet. On ne sait jamais qui parle vraiment.

Drôle, modeste et d'une grande force dramatique !

Joëlle Gayot:

Texte d'Olivier Choinière

Mise en scène de Frédéric Maragnani

Visuel pour Félicité
Visuel pour Félicité

Le texte d'Olivier Choinière qui est un jeune auteur contemporain québécois est étonnant. A partir d'une détail, il invente des scénarios. L'écriture est sèche, très ironique. Les acteurs sont au service de ce texte, qui agit plus sur eux, qu'ils n'agissent sur les mots. La mise en scène est plutôt statique, marquée par les arts plastiques avec une multiplication de cadres dans la scénographie. Dans les cadres apparaissent des images et de ces images, Maragnani fait naître des acteurs. Ils sont dans un jeu stylisé, au service du texte. C'est formidable !

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Pastille introductive: Jean ANOUILH (1962)

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