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Spectacle vivant : Les estivants et La Compagnie des spectres

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, la Dispute portera sur l'actualité du spectacle vivant en compagnie des critiques suivants:

- Joëlle Gayot (France Culture)- Patrick Sourd (Les Inrockuptibles)- Vincent Huguet (Marianne)

sur les spectacles suivants:- Les Estivants , de Maxime Gorki, mis en scène par TG Stan au Théâtre de la Bastille du 30 octobre au 17 novembre.

Les estivants
Les estivants

- Joëlle Gayot: Il manque une chose à ce spectacle et pas des moindres : Maxime Gorki. Je ne nie pas le savoir-faire des TG Stan, ni leur talent et leur énergie, mais le texte passe totalement à la trappe. On est simplement dans le jeu et pas chez Gorki, alors que cette pièce dit pourtant beaucoup de choses, elle est passionnante. Le système de représentation des TG STAN est un « bulldozer » qui nivelle les textes. - Patrick Sourd: L’habit des estivants est taillé sur mesure pour les TG Stan. Cependant, j’apprécie de moins en moins la mécanique sans surprise de leur théâtre qui donne le même goût à toutes les pièces qu'ils montent. Ils sont toujours là où le public les attend, usent de la plaisanterie jusqu'à la corde et font preuve sur le plateau d'un machisme aussi naturel que tristement confondant.

  • Vincent Huguet:

Je les aimés à la seconde où ils ont commencé. Ils me rappellent ce que j’aime chez une certaine scène belge-flamande. C’est improvisé mais follement maîtrisé. C’est une évidence du début à la fin. Leur appropriation du texte est singulière.

C’est à la fois captivant et bouleversant. Ils ont tous un peu de richesse et un peu de faiblesse.

Leur adaptation porte parfaitement le message de Gorki sur la société.

- Arnaud Laporte:

Il y a une énergie et une intelligence qui emporte tout sur son passage. Le tour de force des TG STAN, c’est de faire du théâtre en même temps qu’ils le déconstruisent.

Le spectacle semble êtrre sur le bord de la rupture mais ce n’est qu’un leurre pour nous amener à autre état de perception.

C’est un auto-portrait mélancolique et drôle des TG Stan eux-mêmes.

  • La Compagnie des spectres , d'après Lydie Salvayre, mis en scène par Zabou Breitman à la Gaîté Montparnasse jusqu'au 29 décembre.
Affiche: La Compagnie des spectres
Affiche: La Compagnie des spectres

Joëlle Gayot: * Elle a fait un pas de géant dans l'appropriation du texte. C'est très étonnant. Ce spectacle tient presque de la performance.Zabou Breitman circule entre tous les personnages avec une grande fluidité et une souplesse ahurissante. Il y a un engagement sans faille de sa part dans cette proposition. Elle tient la barre au plus haut niveau jusqu'à la fin. Elle module les humeurs, les émotions, les situations jusqu'à une scène culte, à la fois hilarante et tragique. Je suis assez estomaquée.*

Vincent Huguet:

Il y a un décalage entre ce que j’ai vu et ce qui m’en est resté. Le texte et le jeu sont parfois inégaux. Cependant, elle arrive à nous embarquer par son univers, son talent, sa grâce. Zabou Breitman est infiniment touchante.

Arnaud Laporte:

J’ai été très sensible au caractère obsessionnel du spectacle et à l’univers que contribue à créer le décor signé Jean-Marc Stehlé.

Patrick Sourd: Ce spectacle se positionne dans un grand écart entre l'Histoire et l'intime. Zabou Breitman y est superbe et son engagement touche parce qu'il est aussi désarmant qu'infiniment sincère, son théâtre à la tendresse de celui qu'imaginent les enfants dans le grenier des grand-mères, il est plein de charme et d’horreur.

Les coups de cœurs: Patrick Sourd: - Festival Mettre en scène à Rennes du 7 au 24 novembre.

Mort à Venise, mis en scène par Thomas Ostermeier
Mort à Venise, mis en scène par Thomas Ostermeier

Mort à Venise , de Thomas Mann, mis en scène par Thomas Ostermeier du 10 au 17 novembre à la salle Jean Vilar au Théâtre National de Bretagne.

Avec La Mort à Venise/Kindertotenlieder, Thomas Ostermeier réunit la nouvelle de Thomas Mann et Les Chants pour les enfants morts de Gustav Malher. En se dédouanant avec brio de l'emprise du film de Luchino Visconti, il témoigne du chant du cygne d'une vie d'homme qui se consume au contact de la beauté d'un adolescent qui s'avère être l'incarnation de sa propre mort.

Joëlle Gayot: - Les jeunes , de et mis en scène par David Lescot aux Théâtres des Abesses du 8 au 24 novembre

David Lescot n'est jamais aussi bon que quand il parle de lui-même. Ce spectacle traite de l'adolescence. Il met en scène trois jeunes filles qui campent trois « rockeurs » et trois « rockeuses ». A un certain moment, on oublie qu'il n'y a que trois comédiennes pour 6 personnages et c'est assez vertigineux. C'est un spectacle pour les jeunes et les moins jeunes.

  • Quarante-cinq tours , David Lescot, chorégraphie: Delavallet Bidiefono du 9 au 21 novembre au Théâtre des Abesses.

Bien sûr la revue de presse culturelle d'Antoine Guillot : Nancy Huston va au théâtre.

Et le coup de fil de Seham Boutata passé à Laure Saupique , dramaturge et metteur en scène du spectacle Terrier ou les Bienfaits de l'ignorance pour la scène Nationale Le Meylan le 13 et 14 novembre.

Pastille introductive: Andréa VOUTSINAS.

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