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Spectacle vivant : Les Nègres et Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer

58 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir nos critiques Fabienne Pascaud de Télérama et Joëlle Gayot de France Culture se disputent à propos de spectacle vivant.
L'Invité(e) de la Dispute est cette semaine, Stéphane Lissner, directeur de l'Opéra National de Paris. Ils nous livrera chaque soir ses goûts culturels en fonction du thème de l'émission.
Au programme :

  • Les nègres de Jean Genet mis en scène par Robert Wilson au Théâtre de l'Odéon du 3 octobre au 21 novembre.
Les Nègres de Jean Genet
Les Nègres de Jean Genet Crédits : Robert Wilson

Les Nègres est une pièce aussi plurielle que son titre. Dans sa diversité, elle se prête aussi bien à une approche politique qu'à l'exaltation d'une vertigineuse théâtralité. Genet y exaspère les tensions entre un pôle rituel hautement formalisé (on y assiste à un procès qui en cache un autre) et un pôle festif, voire carnavalesque (l'auteur qualifiait son œuvre de «clownerie»). Entre ces lectures, Wilson ne tranche pas. Fidèle à son art, il a choisi de ne pas aborder le travail par son versant verbal. Jamais il ne part d'une compréhension purement conceptuelle ou intellectuelle préalable d'un texte pour en tirer une expression scénique qui l'illustrerait.

  • Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer d'après L'Idiot de Fiodor Dostoïevski, mis en scène par Vincent Macaigne au Théâtre de la Ville du 1er au 12 octobre puis du 4 au 14 novembre au Théâtre des Amandiers de Nanterre .
Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer
Idiot ! parce que nous aurions dû nous aimer Crédits : Vincent Macaigne

De la hargne, des hurlements et des larmes pures, du sublime et du festif, des histoires de guerres intimes, d’époque à enterrer et d’espoir à revendiquer quel qu’en soit le prix. En 2009, Vincent Macaigne présentait Idiot !, un spectacle tonitruant à base de crises de nerfs et de musiques hardcore, librement recraché de ses lectures du roman que Fiodor Dostoïevski publie en 1869, en pleine époque de bascule idéologique. Les spectateurs découvraient alors l’intensité d’un jeune metteur en scène capable de fédérer autour de lui quelques-uns des acteurs les plus puissants de sa génération et d’empoigner avec eux la trajectoire de ce Prince Mychkine, un protagoniste naïf, débonnaire, « inadapté », dont le monde piétine les idéaux mais qui, jamais, « n’admet le désespoir ».

Vous avez rendez-vous, bien évidemment, avec Antoine Guillot pour la revue de presse culturel le
et nous passerons ce soir un coup de fil à Nathalie Béasse pour sa nouvelle création Roses autour de Richard III de Shakespeare, présentée les 9 et 10 octobre au Théâtre à Saint-Nazaire.
Retrouvez également les choix spectacle vivant de notre invité de la semaine Stéphane Lissner :

Écouter
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