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Spectacle vivant: Oblomov et Ce que j'appelle oubli

57 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute s’intéresse au spectacle vivant en présence des critiques suivants :

  • Joëlle Gayot (France Culture)

- Fabienne Pascaud (Télérama)

- Didier Méreuze (La Croix)

Seront abordés les spectacles suivants :

-Oblomov d'Ivan Alexandrovitch Gontcharov mis en scène par Volodia Serre du 7 mai au 9 juin à la Comédie française.

Oblomov
Oblomov

"Oblomov", est présenté au Vieux Colombier dans une adaptation du roman d'Ivan Alexandrovitch Gontcharov signée par le metteur en scène Volodia Serre, sur une nouvelle traduction d'André Markowicz.

Volodia Serre s'attaque ici, après avoir monté précédemment "Le suicidé", d'Erdman, et "Les trois soeurs", de Tchekhov, à un monument de la littérature russe, qui a à l'évidence nourrit les deux auteurs que je viens de citer, le thème des "Trois soeurs" ou de "La Cerisaie" trouvant certainement une partie de leur inspiration dans le roman de Gontcharov.

Si "Oblomov" est un ouvrage devenu immédiatement un classique en Russie, admiré aussi bien par Tolstoï que par Dostoievski, entre autres, il ne jouit pas de la même notoriété en France.

Rappelons donc que ce roman, publié en 1859, s'intéresse à un propriétaire terrien habitant Saint-Pétersbourg, Ilya Ilitch Oblomov, qui apprend coup sur coup que son domaine, Oblomovka, ne va plus lui rapporter autant que par le passé, et qu'il doit quitter au plus vite l'appartement qu'il occupe. Problème : Oblomov est sujet à la procrastination, et passe son temps dans son canapé, en robe de chambre, à rêver aux temps heureux de son enfance.

Arnaud Laporte

-Ce que j'appelle oubli de Laurent Mauvignier mis en scène par Denis Podalydès du 8 au 19 mai à la Comédie française.

Ce que j'appelle oubli
Ce que j'appelle oubli

C'est au Studio-Théâtre de la Comédie Française, au Carrousel du Louvre, que l'on peut découvrir "Ce que j'appelle oubli", de Laurent Mauvignier, mis en espace et interprété par Denis Podalydès.

Mis en espace, c'est ce qui est indiqué dans le dossier de presse, mais c'est pour moi, ici, un excès de modestie de l'acteur et metteur en scène, qui est certes habitué à un certain baroque dans ses autres mises en scène, comme "Cyrano" ou "Le Bourgeois Gentilhomme", mais qui fait ici le choix judicieux de l'austérité, en accord avec le projet littéraire radical et minimal de Mauvignier, qui s'est inspiré pour le fond d'un horrible fait-divers survenu fin 2009, au cours duquel quatre vigiles d'un supermarché Carrefour de Lyon ont passé à tabac un jeune sdf qui avait bu une cannette de bière dans les travées du magasin. Passage à tabac d'une quinzaine de minutes, dans la réserve du supermarché, qui entraîna la mort du jeune homme.

"Et ce que le procureur a dit, c'est qu'un homme ne doit pas mourir pour si peu". Ce sont les premiers mots de ce texte, une phrase déjà débutée, sans majuscule, une phrase qui va durer un peu moins de 60 pages, dans le livre paru aux éditions de Minuit.

Un texte aussi comme un hommage à Koltès, et à "La nuit juste avant les forêts", hommage revendiqué par Laurent Mauvignier, qui est parti de ce faits divers pour écrire ce que Denis Podalydés classe joliment dans le genre littéraire de la "consolation", mais qui est aussi une interpellation, un mot qui résonne ici doublement, entre l'interpellation des vigiles, et l'interpellation, l'adresse du texte, porté par un narrateur qui s'adresse au fr-frère de la victime, et qui va, pas à pas, peu à peu, livrer les faits, mais aussi des éléments biographiques sur chacun des protagonistes du drame, surtout sur sa victime.

Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœurs :

  • de Fabienne Pascaud :

La fin du monde est pour dimanche de François Morel et Benjamin Guillard au Théâtre La pépinière jusqu'au 22 juin.

La fin du monde est pour dimanche
La fin du monde est pour dimanche
  • de Didier Méreuze :

Rituel pour une métamorphose de Saadallah Wannous mis en scène par Sulayman Al-Bassam à la Comédie française du 18 mai au 11 juillet.

Rituel pour une métamorphose
Rituel pour une métamorphose

Sans oublier l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot.

Et le coup de fil passé à Eric Massé, co-fondateur de la compagnie des Lumas et metteur en scène des Bonnes - intimité, une version intimiste du texte de Jean Genet qui se joue hors les murs à Château-Gontier les 15, 16 et 17 mai grâce au Carré, la scène nationale de Château-Gontier.

Pastille introductive : Pierre ASCARIDE

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