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Spectacle vivant : retour sur le festival d'Avignon : La Mouette et The four seasons roses

58 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute fait sa rentrée et se porte ce soir sur l'actualité du spectacle vivant avec les critiques suivants:

  • Joëlle Gayot (France Culture)

  • Patrick Sourd (Les Inrockuptibles)

  • Brigitte Salino (Le Monde)

C'est un retour sur le Festival d'Avignon avec les spectacles suivants:

  • La Mouette, d'après Anton Tchekhov, mise en scène Arthur Nauzyciel. Le spectacle a été présenté dans la Cour d'Honneur d'Avignon et part pour une longue tournée nationale.
La Mouette, d'après Anton Tchekhov, mis en scène par Arthur Nauzcyciel
La Mouette, d'après Anton Tchekhov, mis en scène par Arthur Nauzcyciel

Joëlle Gayot :

A la sortie du spectacle, j'étais complètement perdue, étrangère, muette. Il m'a fallu un mois pour comprendre ce que faisait Arthur Nauzyciel. Ce qu'on a vu, c'est une forme nouvelle. Il a conçu un objet en soi qui ne concerne plus les mots de Tchekhov mais qui concerne le sentiment même véhiculé par La Mouette. Il va au bout d'un principe de théâtralité. Il est de ces des metteurs en scène qui se dirigent vers la dimension plastique.

Brigitte Salino:

On sait tout de suite qu’on est dans une ambiance noire et qu’il va se passer quelque chose qui est absolument poignant, qui n’est pas le Tchekhov que l’on attend. Cela m'a beaucoup touchée.

On est dans un théâtre de réparation.

Patrick Sourd :

On a jamais aussi bien entendu Tchekhov que dans la Cour d’Honneur et dans cette mise en scène là, c’est une évidence.

Arthur Nauzyciel fait entendre un récit traversé par de multiples références à l'histoire du théâtre et des images sublimes qui résonne comme un cérémonial de mort (…) La Mouette à la manière d'une liturgie ou le texte est avant tout ritualisé.

Tout part d'une lecture dramaturgique très fine du texte, ici, c’est le texte qui est à l'origine et dirige tout.

- The four seasons restaurant, mise en scène Roméo Castellucci

The Four Seasons Restaurant
The Four Seasons Restaurant

Joëlle Gayot :

Je tiens Castellucci pour un génie. Mais je suis sortie à la fois très impressionnée et en même temps gênée parce que tout un coup, il y a quelque chose de l'ordre du dispositif systématique qui est en train de se mettre en place. Il se répète et l''image devient de plus en plus autoritaire.

Brigitte Salino:

C’est stupéfiant de beauté et cette beauté au théâtre est rarissime.

Il y a une violence qui est assénée et nous sommes sans recours face à celle-ci.

On est à la fois stupéfait, perplexe et séduit. Toutes les ambiguïtés de Castellucci sont réunit dans ce spectacle

Patrick Sourd :

Castellucci travaille comme un peintre. (…) Mais, ce qui m’a gêné, c’est que je n'ai pas tout de suite vu le rapport avec l'anecdote sur Rothko qui donne le titre. Mon hypothèse... The Four Seasons Restaurant serait de l’ordre d'un repentir. Une forme remise sur le métier du mal aimé, Voile noir du pasteur, son spectacle précédent. Alors effectivement, comme Rothko, Castellucci refuse l'accrochage, et nous explique que des fois, il y a des spectacles qu’il faut retravailler jusqu'à les renommer autrement. C’est à travers ce travail de repentir qu’il continue d’avancer. Ma preuve, il reste une scène du Voile noir dans Four Seasons...

-La Revue de presse culturelle d'Antoine Guillot sur le spectacle Vivant.

  • Les "coups de coeur" de nos critiques :

Patrick Sourd : In creation.

Brigitte Salino : Pauvre fou mise en scène Chantal Morel.

Et le "coup de fil" de Seham Boutata à Chantal Mélior, directrice artistique du Théâtre du voyageur.

Pastille introductive: Alain FRANCON

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