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Joueurs, Mao II de Julien Gosselin // Thyest de Thomas Jolly // affiche Festival d'Avignon 2018

Spectacle vivant : "A force d’entendre tout, je n’entends rien"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, La Dispute fait sa rentrée. Pour débuter cette saison nous vous proposons un retour sur le Festival d'Avignon. Au sommaire : les spectacles marquants de cette édition et un zoom sur Thyeste de Thomas Jolly et Joueurs, Mao II, les Noms de Julien Gosselin.

Joueurs, Mao II de Julien Gosselin // Thyest de Thomas Jolly // affiche Festival d'Avignon 2018
Joueurs, Mao II de Julien Gosselin // Thyest de Thomas Jolly // affiche Festival d'Avignon 2018 Crédits : 1 et 2 Christophe Raynaud de Lage // 3 Claire Tabouret

"Thyeste" de Sénèque, mis en scène par Thomas Jolly (Cie Piccola Familia)

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Pour porter Thyeste, l’une des plus noires tragédies de Sénèque, Thomas Jolly imagine une mise en scène spectaculaire, conçue comme un opéra. L’espace scénique devient le lieu d’une lutte fratricide : une violence consanguine, ultime, anthropophage, un attentat à l’Humanité tout entière qui révèle nos propres monstruosités, individuelles et collectives, mais paradoxalement salvatrice.

La rencontre entre l’inerte (un texte, un plateau) et le vivant (les acteurs, les spectateurs), le formidable surgissement de l’empathie, pour qu'adviennent une prise de conscience, une sortie d’impasse et une mise en mouvement de la pensée. Créée pour la Cour d’Honneur du Palais des Papes du Festival d'Avignon, conçue comme un opéra, cette mise en scène spectaculaire de Thyeste enclenche ainsi un processus ancestral bouleversant.

Avec Damien Avice, Éric Challier, émeline Frémont, Thomas Jolly, Annie Mercier, Charline Porrone, Lamya Regragui, Charlotte Patel (violoncelle), Caroline Pauvert (alto), Emma Lee, Valentin Marinelli (violons) Et la Maîtrise populaire de l'Opéra Comique et la Maîtrise de l'Opéra Grand Avignon

  • TOURNEE : les 25 et 26 octobre, Gessnerallee, Zürich (Suisse) // les 31 octobre et 1er novembre, Francfort (Allemagne) // Du 9 au 11 novembre, Romaeuropa Festival, Rome (Italie) // le 16 novembre, Théâtre Chur (Suisse) // les 9 au 11 janvier 2019, au Lieu Unique, Nantes // du 16 au 19 janvier, NTGent Stadstheater, Gand (Belgique) et les 5 et 6 février, Comédie de Reims 
  • Captation intégrale du spectacle disponible sur Culturebox jusqu’au 11 janvier 2019 

L'avis des critiques :

Cela joue sur la frustration. Je ne comprends pas ce qu’ils font, je ne comprends pas ce qu’ils disent, ce qui m’entraîne dans une pureté absolue du jeu. Fabienne Pascaud

Les comédiens sont réellement ce qui m’a impressionné. Ils prennent beaucoup plus de richesse dans la palette de jeu, dans la palette d’émotions. Arnaud Laporte

Le seul problème que j’ai eu sur ce spectacle est la fin. Les comédiens sont épuisés et nous aussi. Philippe Chevilley

On peut réellement être heureux de voir cette pièce tant elle fait discuter sur le plan formel. Le début se présente comme un film. Cela donne quelque chose d’intéressant à voir sur le plan générationnel. Jean-Christophe Brianchon

"Joueurs, Mao II, Les Noms" d'après Don Delillo, mise en scène Julien Gosselin (Cie si vous pouviez lécher mon coeur)

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Après Houellebecq et Bolaño, le metteur en scène Julien Gosselin poursuit son exploration scénique de la littérature d’aujourd’hui et de la violence de nos sociétés, à travers trois romans de l’Américain Don DeLillo formant en écho une histoire du terrorisme contemporain.

En 2014, le coup d’éclat des Particules élémentaires avait révélé le jeune collectif Si vous pouviez lécher mon cœur emmené par Julien Gosselin. En 2016, avec 2666, adaptation du roman monstre de Roberto Bolaño, le metteur en scène confirmait son goût pour les spectacles-fleuves, pour les textes non théâtraux et pour les formes immersives dans lesquelles musique, vidéo et lumière invitent à une expérience esthétique fulgurante. Ce faisant, il creusait aussi quelques thèmes de prédilection – la littérature, la violence, la façon dont un être humain est victime des mouvements souterrains que produit l’histoire ou la société qui l’entoure : autant de questions qui trouvent dans les romans de l’écrivain américain Don DeLillo une certaine acmé. Articulant étroitement destinées individuelles et histoire collective, Joueurs (1977), Les Noms (1982) et Mao II (1991) – titre emprunté à l’un des « multiples » d’Andy Warhol – composent ainsi, selon Gosselin, « chacun à leur manière, une histoire du terrorisme », parfois d’ailleurs largement prémonitoire ; mais aussi la matière d’une nouvelle forme-somme, dont chaque partie pourra être découverte séparément. (Présentation Festival d'Automne)

Avec Rémi Alexandre, Guillaume Bachelé, Adama Diop, Joseph Drouet, Denis Eyriey, Antoine Ferron, Noémie Gantier, Carine Goron, Alexandre Lecroc-Lecerf, Frédéric Leidgens, Caroline Mounier, Victoria Quesnel, Maxence Vandevelde

  • TOURNEE :  les 6 et 7 OCT, Le Phénix (Valenciennes) // du 14 au 20 OCT, Théâtre du Nord, (Lille) // du 17 NOV au 22 DEC, Odéon-Théâtre de l’Europe, Festival d’Automne, Paris // le 6 janvier 2019, Hambourg (Allemagne) // le 19 janvier, Bonlieu, Annecy // le 16 février, Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines // Les 2 et 3 mars, Théâtre deSingel, Anvers (Belgique) // le 16 mars, Le Quartz, Brest // du 23 au 30 mars, TNB, Rennes ...

L'avis des critiques :

Moi je trouve que dans ce spectacle on voit l’intelligence du metteur en scène. C’est à la fois une vision très glacée et très noire et en même temps c’est très spectaculaire. Philippe Chevilley

On peut dire que Thomas Jolly est vraiment l’héritier de Jean Vilar. Il veut partager son amour du théâtre, faire du spectacle populaire. La leçon de Thomas Jolly est aussi politique. Fabienne Pascaud

Je reconnais vraiment le talent de l’artiste qui livre ici selon moi son meilleur spectacle. Pour des raisons extérieures, comme la traduction de Françoise Dupont, ou intérieures comme la direction des comédiens. Jean-Christophe Brianchon

Thomas Jolly est complètement tiraillé par cet héritage. A force d’entendre tout, je n’entends rien. Il y a pour moi une forme de grandiloquence qui à la fin annule l’émotion. Arnaud Laporte

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