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Spectacle vivant : Une flûte enchantée & Tabac Rouge

58 min
À retrouver dans l'émission

Bonjour à tous, ce soir La Dispute s’intéresse au spectacle vivant en présence des critiques suivants :

  • Joëlle Gayot (France Culture)

  • Patrick Sourd (Les Inrocks)

  • Gwenola David (La Terrasse)

Seront abordés les spectacles suivants :

-Une flûte enchantée, d'après Mozart, adaptée par Peter Brook, Franck Krawczyk et Marie-Hélène Estienne au Théâ tre des Bouffes du Nord du 28 juin au 31 juillet.

Une flûte enchantée
Une flûte enchantée

Nous ouvrons cette Dispute du lundi consacrée au spectacle vivant en nous rendant à présent aux Bouffes du Nord, pour retrouver l’ancien patron des lieux, son inventeur, au sens de celui qui a découvert ce trésor, cette salle si particulière, qui laisse à ses spectateurs des souvenirs toujours très forts, ne serait-ce que parce qu’ils assistent à une représentation dans cet écrin si particulier.L’inventeur en question, c’est bien sûr Peter Brook, dont nous parlions lundi dernier avec son fils, Simon, qui lui a consacré un nouveau film passionnant, « Sur un fil », où l’on voit Peter Brook au travail, ce qui n’avait jamais été vu sur une telle durée.J’aurais aimé suivre la genèse du spectacle dont nous allons parler, « Une flûte enchantée », d’après Mozart, spectacle que j’avais découvert à sa création, il y a deux ans et demi, maintenant.Depuis, il a été joué 260 fois dans 26 pays différents, sur tous les continents.De quoi s’agit-il ? Ce « une » de « une flûte enchantée » nous fait bien comprendre qu’il s’agit d’une lecture de l’œuvre de Mozart et Da Ponte, une lecture bien davantage qu’une simple réduction, car si cette flûte là dure 1 heure et demie, au lieu des 4h que dure l’ouvrage original, Peter Brook n’a pas simplifié l’œuvre, selon moi, mais il l’a universalisée.Franck Krawcizk n’a pas fait une transcription de l’ouvrage pour piano. Il a écrit une transposition, et il s’est même permis quelques inclusions d’autres airs mozartiens.Marie-Hélène Estienne a elle aussi proposé un véritable travail d’écriture à partir du livret de Da Ponte, faisant bien sûr des choix dans le récit, mais amenant aussi une drôlerie toute mozartienne, tout en rendant l’histoire limpide.Nous parlerons aussi dans un instant du travail de mise en scène de Peter Brook, après avoir écouté un extrait de ce spectacle…

Arnaud Laporte

-Tabac Rouge, un spectacle de James Thierrée au Théâtre de la Ville du 25 juin au 8 juillet.

Tabac rouge
Tabac rouge

Nous poursuivons cette Dispute en nous rendant au Théâtre de la Ville, où ses très nombreux fans attendaient avec impatience la nouvelle création de James Thierrée, un artiste qui a présenté tous ses spectacles dans cette maison, mais aussi dans d’autres salles parisiennes, comme le Rond-Point et Marigny.Après « La symphonie du hanneton », « La veillée des abysses », « Au revoir parapluie » et « Raoul », voici donc « Tabac rouge », avec un changement d’importance par rapport à ses précédentes créations : pour la première fois, James Thierrée n’est pas l’interprète de son œuvre, mais un acteur, ici Denis Lavant, qui reprend le rôle créé par Carlo Brandt, deux contorsionnistes, six danseuses et un danseur-circassien.James Thierrée présente « Tabac rouge », comme un chorédrame.On y trouve un roi, Denis Lavant, et des sujets, dans un monde chaotique, peut-être post-apocalyptique, un monde où le langage a disparu, en tous cas.On y trouve un grand bureau de roi, sur roulettes, un immense panneau, sur roulettes lui aussi, assemblage de miroirs dépolis d’un côté, assemblage de tubes de l’autre, des chaises, à roulettes, aussi, des planches, vous l’aurez compris, avec des roulettes.

Arnaud Laporte

Ainsi que les coups de cœurs :

-de Gwenola David : Betty Colls de Paul Jeanson au Théâtre de Belleville du 17 mai 13 juillet.

Betty Colls
Betty Colls

-de Patrick Sourd : Préludes à l'agonie de Sophie Perez, mise en scène de l'auteure et de Xavier Boussiron (Compagnie Zerep) au Théâtre Les Subsistances du 26 au 29 juin à Lyon.

Préludes à l'agonie
Préludes à l'agonie

Sans oublier, l’irremplaçable revue de presse culturelle d’Antoine Guillot

Et le coup de fil passé à Pierre Sauvageot, compositeur et directeur du centre national de création "Lieux Publics" à Marseille où sera joué sa nouvelle création "Igor Hagard, un sacre ferroviaire" qui reprend la structure rythmique du Sacre duPrintemps d'Igor Stravinsky mais en remplaçant les instruments par des buirts urbains.

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