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"Trissotin ou les femmes savantes" ©LoLL-WILLEMS, "Ca ira (1) fin de Louis" © Elisabeth Carecchio, "Le Voyage de G. Mastorna" © Vincent Pontet

Spectacles vivants : Ça ira (1) Fin de Louis, "un niveau d’acuité politique fabuleux"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute : "Ça ira (1) Fin de Louis" au Théâtre de la Porte Saint-Martin, "Trissotin ou les Femmes savantes" à La Scala Paris et "Le voyage de G.Mastorna" à la Comédie-Française. Enfin, un coup de cœur de Jean-Christophe Brianchon pour "L'Ile" du collectif Bajour.

"Trissotin ou les femmes savantes" ©LoLL-WILLEMS, "Ca ira (1) fin de Louis" © Elisabeth Carecchio, "Le Voyage de G. Mastorna" © Vincent Pontet
"Trissotin ou les femmes savantes" ©LoLL-WILLEMS, "Ca ira (1) fin de Louis" © Elisabeth Carecchio, "Le Voyage de G. Mastorna" © Vincent Pontet

Ça ira (1) Fin de Louis jusqu'au 2 juin au Théâtre de la Porte Saint-Martin

"Ça ira (1) Fin de Louis" © Elisabeth Carecchio
"Ça ira (1) Fin de Louis" © Elisabeth Carecchio

De : Joël Pommerat

Présentation officielle : Ça ira (1) Fin de Louis est une fiction politique contemporaine inspirée du processus révolutionnaire de 1789. Qu’est-ce qui pousse des hommes à renverser le pouvoir ? Quels nouveaux rapports instaurer entre l’homme et la société, les citoyens et leurs représentants ? Entre fiction et réalité, Ça ira (1) Fin de Louis raconte cette lutte pour la démocratie.

L'avis des critiques : 

Entre l’abstraction totale des personnages et la précision historique, se joue un niveau d’acuité politique fabuleux. Ce qui est impressionnant est que cela pourrait être joué n’importe quand, n’importe où, on trouverait le même niveau d’acuité et le même niveau de réflexion sur la légitimité de la violence et le terrorisme en période révolutionnaire. Lucile Commeaux

Un des plus éblouissants moments de théâtre qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années (...) On est de bout en bout dans le suspense alors qu’on connaît la fin. Le miracle de la mise en scène de J. Pommerat est qu’il nous parle du passé au présent. C’est prodigieux. On est saisi par ce que le spectacle nous dit d’aujourd’hui. Fabienne Pascaud 

La mise en espace du texte et le rapport que Joël Pommerat entretient avec le réel me posent problème. Au lieu d’être cette matière dont l’artiste s’accapare pour la digérer et la régurgiter, ici le réel est au centre de tout. L’espace du plateau n’est rien d‘autre où le réel se rejoue. Jean-Christophe Brianchon

Avec : Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Yannick Choirat, Éric Feldman, Philippe Frécon, Yvain Juillard, Anthony Moreau, Ruth Olaizola, Gérard Potier, Anne Rotger, David Sighicelli, Maxime Tshibangu, Simon Verjans, Bogdan Zamfir.

"Trissotin ou les Femmes savantes" jusqu'au 10 mai à La Scala Paris 

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Texte : Molière  Mise en scène, décor et costumes  : Macha Makeïeff

Présentation officielle : Dans le contexte très contemporain de la lutte acharnée des femmes pour leur émancipation, Macha Makeïeff se devait de prendre sa part. Elle a choisi de le faire par l’humour, parfois jusqu’au délire, avec le secours de Molière et de ses Femmes savantes.

« Jouer Les Femmes savantes c’est évidemment le plaisir de retrouver la langue et l’humeur de Molière, à qui il reste une année à vivre lorsqu’il interprète cette pièce quasi testamentaire. Un homme fatigué, trahi, admiré et détesté – vie privée, vie publique – mais qui garde son insolence et son goût de la provocation des ordres établis, qui se rappelle Gassendi et les élans hédonistes de sa jeunesse au Collège de Clermont, refuse le sectarisme et les esprits étroits, et rit des travers d’une famille bourgeoise qui va sens dessus-dessous." Macha Makeïeff

L'avis des critiques : 

J’ai été enchantée par l’intelligence du parti pris de Macha Makeïeff. J’étais de celle qui croyait que la pièce était un peu misogyne. Grâce à la metteuse en scène, j’ai compris que c’était beaucoup plus complexe que cela. Fabienne Pascaud 

C’est une pièce qui a du mal à démarrer. Puis petit petit, le rythme et le partis pris de Macha Makeïeff apparaissent de plus en plus. Les femmes, y compris, dans la direction d’acteur proposé par la metteuse en scène, occupe une place qui est bien différente de celle que j’avais de ce texte. Jean-Christophe Brianchon 

Ce qui fonctionne très bien est la manière dont Macha Makeïeff s’empare de ce texte pour en faire quelque chose de très incarné (..) Une chose est dommage est ce moment où Trisssotin déclame un sonnet puis un épigramme. On est tellement surchargé d’effets de musique, de micro, que l’on entend à peine le texte alors qu’il est le coeur de la pièce. A partir de là, mon intérêt a un peu décru. Lucile Commeaux

Avec : Marie-Armelle Deguy, Arthur Deschamps, Karyll Elgrichi en alternance avec Louise Rebillaud, Caroline Espargilière, Vanessa Fonte, Arthur Igualen alternance avec Philippe Fenwick, Valentin Johner, Jeanne-Marie Levy en alternance avec Anna Steiger, Ivan Ludlow, Bertrand Poncet, Geoffroy Rondeau, Pascal Ternisien, Vincent Winterhalter

"Le voyage de G. Mastorna" à la Comédie Française (Vieux Colombier)

"Le Voyage de G. Mastorna" à la Comédie Française © Vincent Pontet
"Le Voyage de G. Mastorna" à la Comédie Française © Vincent Pontet

D'après   Federico Fellini Mise en scène : Marie Rémond 

Présentation officielle : Tisser une fiction dans l’entrelacs de matériaux hétéroclites, tel est l’art de Marie Rémond qui crée ici, en collaboration avec Thomas Quillardet, un spectacle autour d’un film rêvé par Federico Fellini.

Marie Rémond puise dans les multiples traces laissées par le réalisateur : son scénario-synopsis écrit en collaboration avec Dino Buzzati et Brunello Rondi, un documentaire réalisé sur le site des premiers essais, une bande dessinée faite avec le dessinateur Milo Manara. Comme dans son mémorable "Comme une pierre qui..." au Studio-Théâtre, en 2015, où elle interrogeait déjà l’acte de création mais à travers la figure de Bob Dylan, elle transforme le plateau du Théâtre du Vieux-Colombier en atelier d’artiste, tout à la fois espace intime, zone de discussions et de conflits, aire de jeu avec les acteurs. À l’intrigue incroyable du Voyage de G. Mastorna s’agrègent ainsi l’histoire d’un film aux coûts pharaoniques – le producteur Dino De Laurentiis assignera son ami cinéaste au remboursement –, et celles d’une œuvre maudite, d’un homme qui doute de la vie et de l’art, de son identification excessive à son personnage et à son acteur fétiche Marcello Mastroianni.

Avec : Alain Lenglet, Serge Bagdassarian, Nicolas Lormeau, Georgia Scalliet ...

L'avis des critiques : 

Le scénario avorté et tout le mythe autour est un matériau tellement énorme que Marie Rémond semble submergée. Elle essaye de nous dire des choses sur le cinéma de Fellini, le cinéma en général et sur ce que le théâtre peut faire du cinéma sur scène. Tout ça est à la fois un peu brouillon et très didactique. Lucile Commeaux 

Je n’ai pas compris l’intérêt de l’espace bifrontal. Je me suis ennuyée car je n’ai pas compris ce qu’a voulu dire Marie Rémond. On ne sait pas ce qui se passe. Fabienne Pascaud 

Tout est un peu construit de manière pas forcément très fine. Malgré tout, je pense que ce projet est très intéressant. Jean-Christophe Brianchon 

>> LE COUP DE COEUR DE JEAN-CHRISTOPHE BRIANCHON : "L'Ile" du Collectif Bajour

Crédit photo: Helen Dersoir
Crédit photo: Helen Dersoir

Mise en scène : Hector Manuel    Ecriture collective : Collectif Bajour 

Présentation officielle : Sur une île non-répertoriée perdue au milieu des océans, des personnages se rencontrent. Ils ne se connaissent pas mais leurs vies vécues jusqu’au burn-out ou à l’échec les conduit finalement vers l’Île, ce lieu retiré du monde. Ensemble, en totale perte de sens, ils vont inventer une nouvelle façon de vivre.

Ils basculent alors dans une existence diaphane, et de souvenirs en chimères, ils imaginent tout ce qu’ils pourraient vivre ensemble, du plus probable au plus inouï, jusqu’à leur mort…

C’est à la fois un coup de coeur pour la pièce et le collectif. La pièce est portée par des comédiens qui sont absolument tous remarquables. Un travail à découvrir et un collectif passionnant. Jean-Christophe Brianchon 

Avec Leslie Bernard, Margaux Grilleau, Matthias Jacquin, Georges Slowick, Alexandre Virapin et Adèle Zouane

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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