LE DIRECT
"Qui a tué mon père" © Jean-Louis Fernandez, "L'amour en toutes lettres"© Emilia Stéfani-Law, "Les élucubrations d'un homme frappé par la grâce" © Théâtre Antoine

Spectacles vivants : L'Amour en toutes lettres, "un portrait passionnant de la France sous domination catholique"

55 min
À retrouver dans l'émission

Au sommaire de cette Dispute spectacles vivants : “Qui a tué mon père” au TNS, “Les Elucubrations d'un homme frappé par la grâce” au Théâtre Antoine, et “L'Amour en toutes lettres. Questions sur la sexualité à l’Abbé Viollet" (1924-1943)” au Théâtre de Belleville. Enfin, un coup de coeur.

"Qui a tué mon père" © Jean-Louis Fernandez, "L'amour en toutes lettres"© Emilia Stéfani-Law, "Les élucubrations d'un homme frappé par la grâce" © Théâtre Antoine
"Qui a tué mon père" © Jean-Louis Fernandez, "L'amour en toutes lettres"© Emilia Stéfani-Law, "Les élucubrations d'un homme frappé par la grâce" © Théâtre Antoine

“Qui a tué mon père” jusqu’au 15 mai au Théâtre National de Strasbourg

"Qui a tué mon père" © Jean-Louis Fernandez
"Qui a tué mon père" © Jean-Louis Fernandez

Texte: Edouard Louis  Mise en scène : Stanislas Nordey

Présentation officielle : Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

L'avis des critiques : 

Je trouve bienvenue la dimension politique que donnent Stanislas Nordey et Edouard Louis car elle nous oblige à réfléchir. Cela devient une sorte de prière laïque au public. On peut trouver cela naïf mais je l’ai vécu comme un électrochoc. Fabienne Pascaud 

Un pamphlet maladroit superbement mis en scène et interprété. (…) Il y a de beaux moments dans le texte. Mais je trouve ça un brin mélodramatique par moments et un brin suffisant. Philippe Chevilley 

La mise en scène est extrêmement maîtrisée. Nordey est un grand acteur qui n’en fait pas trop. Il donne une puissance au texte qu’il n’a pas à la lecture. Mais il n’en demeure pas moins que cette mise en scène prolonge l’aspect misérabiliste (…) et l’auto-complaisance de l’écriture d’Edouard Louis. Caroline Châtelet 

“Les Élucubrations d'un homme frappé par la grâce” jusqu’au 30 juin au Théâtre Antoine

"Les élucubrations d'un homme frappé par la grâce" © Théâtre Antoine
"Les élucubrations d'un homme frappé par la grâce" © Théâtre Antoine

Texte et mise en scène : Edouard Baer

Présentation officielle : Dans le théâtre soudain un homme surgit, l'air en fuite. Qui est à ses trousses ? Y a-t-il vraiment une menace ? Il pourrait faire marche arrière, retourner à sa vie. Il est encore temps. Juste une excuse à trouver : un moment de panique, une erreur d’aiguillage, une rencontre imprévue… Ou au contraire larguer les amarres, pour toujours.

Au cours de ce moment suspendu où tout peut basculer, il se prend à imaginer d’autres vies. De grands destins. L’appel du large. Il se rêve Casanova, Bukowski, Thomas Bernhard, Romain Gary…

Qu'auraient-ils fait à sa place ? Et moi, si j’étais moi, je ferais quoi ?

L'avis des critiques : 

Il y a beaucoup de grâce et de charme dans ce spectacle. J’ai été quasiment envoûtée par ce quasi-monologue d’Édouard Baer. Fabienne Pascaud 

Un mix improbable de saillies absurdes et de lectures mélancoliques qui convainc à l’arrachée. Philippe Chevilley 

C’est une performance d’acteur sur le fil qui est assez touchante. (…) On a un passage incessant de la gravité au burlesque, de la mélancolie à la légèreté. Dans cette alternance, cela raconte aussi les paradoxes du comédien qui doit sans arrêt emporter un auditoire alors que lui est en prise à des préoccupations plus graves. Caroline Châtelet 

Edouard Baer ne parle que des auteurs qu’il aime. C’est vraiment une transmission de passion qu’il essaye de faire. C’est un acte à la fois beau et généreux. Arnaud Laporte

“L'Amour en toutes lettres. Questions sur la sexualité à l’Abbé Viollet (1924-1943)” jusqu'au 22 mai au Théâtre de Belleville

"L'Amour en toutes lettres" par © Emilia Stéfani-Law
"L'Amour en toutes lettres" par © Emilia Stéfani-Law

D'après L’Amour en toutes lettres – Questions à l’abbé Viollet sur la sexualité (1924-1943) de Martine Sevegrand  Mise en scène Didier Ruiz 

Présentation officielle : Dans les années 30, des hommes et des femmes, catholiques, confient leurs problèmes de sexualité à l’abbé Viollet, oreille privilégiée de l’intimité des couples. Confessions rendues publiques, les lettres nous renvoient à la sexualité de nos grands-parents et à la nôtre en écho...

L'avis des critiques : 

Il y a des choix de mise en scène très modestes mais en même temps efficaces. Il y a du jeu, une présence. C’est vraiment un spectacle qui donne à entendre toute la soumission, la souffrance, l’absence de révolte de personnes domestiquées par une religion. Caroline Châtelet 

C’est un spectacle documentaire incisif et incarné sur le désir entravé par la religion. Philippe Chevilley 

J’ai trouvé les comédiens très puissants, très incarnés. Il y a une vraie proposition théâtrale. Arnaud Laporte

D’un point de vue documentaire, j’ai été assez bouleversée. Mais je cherche en vain le théâtre. J’aurais pu lire ce spectacle, j’aurais eu la même émotion. Fabienne Pascaud 

>> LE COUP DE COEUR DE PHILIPPE CHEVILLEY : "Amour et Psyché" en tournée

"Amour et Psyché" © M. Del Curto
"Amour et Psyché" © M. Del Curto

Texte : Molière   Mise en scène : Omar Porras

Présentation officielle : Psyché est au cœur de l’attention de tous: Vénus ne peut souffrir cette simple mortelle, car celle-ci lui fait concurrence par sa beauté et détourne tous les adorateurs de ses autels. Aussi charge-t-elle son fils, Amour (dit Cupidon), de la venger.

La "love story" entre la mortelle bombe Psyché et le dieu Amour, contrarié par la jalousie de Vénus, devient un divertissement frondeur et léger. C’est une belle fable sur l’amour qui dévaste. Philippe Chevilley 

Dates

  • Théâtre de Carouge - Atelier de Genève (Suisse) : 30 avril - 17 mai
  • Théâtre National de Bordeaux Aquitaine : 22 -25 mai

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......