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"Un ennemi du peuple" © Jean-Louis Fernandez, "Tchekhov à la folie" © Théâtre du Poche-Montparnasse, "LOGIQUEIMPERTURBABLEDUFOU" © Vincent Bérenger

Spectacles vivants : LOGIQUEIMPERTURBABLEDUFOU, "un texte de salubrité publique"

56 min
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Au sommaire de cette Dispute spectacles vivants : “Un ennemi du peuple” au Théâtre de l’Odéon, “LOGIQUEIMPERTURBABLEDUFOU" au Théâtre du Rond-Point et “Tchékhov à la folie : la demande en mariage / l’Ours" au Théâtre de Poche Montparnasse. Enfin, un coup de coeur de Marie-José Sirach.

"Un ennemi du peuple" © Jean-Louis Fernandez, "Tchekhov à la folie" © Théâtre du Poche-Montparnasse, "LOGIQUEIMPERTURBABLEDUFOU" © Vincent Bérenger
"Un ennemi du peuple" © Jean-Louis Fernandez, "Tchekhov à la folie" © Théâtre du Poche-Montparnasse, "LOGIQUEIMPERTURBABLEDUFOU" © Vincent Bérenger

“Un ennemi du peuple” jusqu’au 15 juin au Théâtre de l’Odéon 

"Un ennemi du peuple" © Jean-Louis Fernandez
"Un ennemi du peuple" © Jean-Louis Fernandez

Texte : Henrik Ibsen, traduit par Eloi Recoing

Mise en scène :  Jean-François Sivadier

Présentation officielle : 

Tout commence très bien: Peter Stockmann, le préfet, administre l’établissement de bains qui fait la richesse de la ville; son frère Tomas, le médecin, est l’un de ses principaux employés et le garant de la qualité des soins offerts aux curistes. En apparence, ils s’accordent donc sur l’essentiel. Pourtant tout les oppose, et il suffit d’une étincelle pour qu’explose leur rivalité, lorsque Tomas découvre que les eaux de l’établissement sont contaminées… Tandis que l’affrontement fratricide s’étend aux dimensions de la cité, Ibsen complique l’intrigue en suivant “une crête risquée entre tragédie et comédie” bien faite pour inspirer la théâtralité ludique de Sivadier, toujours en quête d’un rapport “au présent” entre interprètes et public. 

Croira-t-on le lanceur d’alerte, qui pousse le souci de vérité jusqu’à risquer la mort sociale? Comment arbitrer entre les exigences de la justice et les impératifs de l’économie? Pour Sivadier (qui aborde ici Ibsen pour la première fois, dans une traduction nouvelle d’Eloi Recoing), les deux frères ennemis ne sont peut-être que la double figure d’une entité unique: “l’ambiguïté humaine” du problème soulevé par Ibsen ne se résorbe jamais en une harmonie “humaniste”. Et il se pourrait que rien ne fonde mieux les communautés qu’un mensonge partagé, aux dépens d’un bouc émissaire...

L'avis des critiques : 

Un travail très vivifiant qui pour la première fois m’a fait vraiment comprendre et aimé le texte d’Henrik Ibsen. Je vois une mise en scène très intelligente. Jean-François Sivadier n’évite pas le texte d’Henrik Ibsen mais le prend de front. Marie Sorbier

A une époque où l'on croule sous l’avalanche de l’épithète politique dans le théâtre, la façon dont Jean-François Savadier fait s’affronter la question du pouvoir et du contre-pouvoir est extrêmement intelligente. Marie-José Sirach

Une pièce avec du drame mais toujours de la légèreté. Nous n’avons jamais l’impression qu’on nous donne la leçon. Anna Sigalevitch

"LOGIQUEIMPERTURBABLEDUFOU” jusqu’au 2 juin au Théâtre du Rond-Point

Textes, adaptation et mise en scène : Zabou Breitman 

Présentation officielle : C’est une histoire de fous.
Voyage heureux aux épicentres des folies, le spectacle voit défiler des portraits d’une humanité de bipolaires, paranoïaques et paumés en tous genres, voyous et génies, entourés des rêves de lapins roses dans l’enfer des médecins dépassés...

L'avis des critiques : 

Un ballet avec de jolis interludes qui rend hommage à la lucidité de la folie. (…) J’ai été assez fascinée de voir ces acteurs jouer. Ils développent une partition qui a un spectre assez large. Marie Sorbier 

Un spectacle bancal qui ne m’a pas convaincu de bout en bout. Mais j’ai été emportée par ce quatuor original. La bonne idée de spectacle est d’avoir osé faire ce spectacle avec de très jeunes acteurs. Le mélange de genre de la pièce n’est pas du tout évident. Ils n’ont pas beaucoup de métier ce qui fait qu’il y a des moments de grâce. Anna Sigalevitch

Je me suis profondément ennuyée. J’ai trouvé les propos sur la psychiatre extrêmement évidents. On sent toutes les coutures et béquilles de la pièce. Le texte n’apporte rien. Marie-José Sirach

Ce texte est de salubrité publique. Arnaud Laporte

“Tchékhov à la folie : la demande en mariage / l’Ours” jusqu’au 14 juillet au Théâtre de Poche-Montparnasse   

"Tchékhov à la folie" © Théâtre de Poche-Montparnasse
"Tchékhov à la folie" © Théâtre de Poche-Montparnasse

Texte : Anton Tchékhov, traduit par André Markowisz et François Morvan 

Mise en scène : Jean-Louis Benoit 

Présentation officielle : Tchékhov disait de ces deux pièces courtes qu’elles étaient des « plaisanteries ». C’est pourtant avec elles qu’il va connaître ses premiers triomphes. Il n’a pas trente ans en 1888 et traverse une des périodes les plus heureuses de sa vie. Ce Tchékhov-là, joyeux, farceur, féroce humoriste, fait preuve dans ces miniatures pour la scène d’une violence grotesque incomparable. Que ce soit dans La Demande en mariage ou dans L’Ours, le tumulte, le rythme endiablé, la cocasserie des situations, la folie de ces personnages ahuris et furieux nous emportent loin du Tchékhov « chantre des crépuscules ».

L'avis des critiques : 

Un tourbillon farcesque, un joli petit spectacle. On entend bien l’ironie et le grotesque de situation permanent qui sont présents dans la pièce de Tchékhov. Marie-José Sirach

Il y a un vrai plaisir de spectateur à voir ce spectacle et les pièces de Tchékhov sont délicieuses. En revanche, cela ne va pas assez loin dans le burlesque. Anna Sigalevitch 

J'ai trouvé cette pièce agressive. Le spectacle est très braillard. On a une lecture très premier degré du texte. Il n’y a pas de prise de position ni de recul. Marie Sorbier 

LE COUP DE COEUR DE MARIE-JOSE SIRACH : “Départ volontaire” jusqu’au 26 mai au Théâtre du Nord

"Départ volontaire" © Simon Gosselin
"Départ volontaire" © Simon Gosselin

De Rémi De Vos

Mise en scène : Christophe Rauck

Présentation officielle : Xavier Garnier travaille comme technicien back office dans une banque depuis sept ans quand un plan de départs volontaires est annoncé. Il se porte candidat et rêve déjà d’une vie nouvelle et de monter sa boîte avec ses indemnités. Jusqu’au jour où il apprend que -malgré sa validation- sa candidature est définitivement bloquée. Xavier décide d’attaquer la banque au tribunal.

Fluide et très habile, un spectacle sur la question sociale du monde du travail. Marie-José Sirach

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