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A gauche : Un mois à la campagne © Michel Corbou. A droite : The encounter © Robbie Jack / Opéraporno © Fabienne Rappeneau

Spectacles Vivants : "La dimension sonore fait naître de telles images, on voit avec les oreilles !"

55 min
À retrouver dans l'émission

Trois pièces sont au sommaire de La Dispute ce soir : "Un mois à la campagne" d'après Ivan Tourgueniev, "The encounter" de Complicité et Simon McBurney et "Opéraporno" de Pierre Guillois.

A gauche : Un mois à la campagne © Michel Corbou. A droite : The encounter © Robbie Jack / Opéraporno © Fabienne Rappeneau
A gauche : Un mois à la campagne © Michel Corbou. A droite : The encounter © Robbie Jack / Opéraporno © Fabienne Rappeneau

"Un mois à la campagne" jusqu'au 28 avril au Théâtre Dejazet

"Un mois à la campagne" © Michel Corbou
"Un mois à la campagne" © Michel Corbou

D'après Ivan Tourgueniev.  Mise en scène : Alain Françon

Présentation officielle :
Écrite au XIXème siècle par le célèbre dramaturge russe Ivan Tourgueniev, Un mois à la campagne est une véritable ode à la jeunesse.

Alexeï est engagé comme précepteur chez les Islaïev le temps d’un été.

Rapidement, il fait chavirer les cœurs, de même que la vie quotidienne de la paisible maisonnée…

Les protagonistes s’agitent et les tensions s’accumulent.

Tout cela va-t-il bien se terminer ?

C’est une musique très particulière qu’on entend au théâtre Dejazet. La forme se transforme toujours en fonction que ce que ressentent les personnages. Ça m’a beaucoup touché, d’abord par le choix des acteurs, car c’est la distribution qui fait le spectacle. Anna Sigalevitch

C’est un très beau spectacle classique, de bonne facture. Cette pièce met vraiment en valeur Anouck Grinberg, chaque comédien joue sa propre partition, on a l’impression alors de voir plusieurs type de spectacles dans cette même pièce. Lucile Commeaux

C’est un spectacle de maestro, qui passe avec une vitesse inouïe sans une seconde sans une telle densité et profondeur. Il y a une harmonie d’ensemble stupéfiante. René Solis

C’est une pièce tout à fait remarquable. Je suis très admiratif d’Anouck Grinberg, il y a toujours la petite fille derrière la dame. Arnaud Laporte

Un mois à la campagne © Michel Corbou
Un mois à la campagne © Michel Corbou
Un mois à la campagne © Michel Corbou
Un mois à la campagne © Michel Corbou

"The Encounter" jusqu'au 8 avril au Théâtre de l'Odéon

photo © Robbie Jack
photo © Robbie Jack

Un spectacle de : Complicité / Simon McBurney
D’après : Amazon Beaming de Petru Popescu
Avec : Simon McBurney

En anglais, surtitré en français

Présentation officielle : Les Mayoruna, hommes-félins, vivent non loin des sources de l’Amazone, dans la vallée du Javari. En 1969, le photographe-reporter Loren McIntyre s’enfonça dans la jungle, aux confins du Brésil et du Pérou, à la recherche de leur tribu isolée et semi-nomade. L’expérience transforma sa vie. Seize ans plus tard, à Manaus, il raconta son histoire à Petru Popescu. L’écrivain roumain en tira un roman de cinq cents pages, Amazon Beaming. Simon McBurney y a puisé la matière d’un spectacle solo étrange et envoûtant, pour nous faire partager ce voyage hors du temps par les voies du théâtre le plus inventif et le plus contemporain. Muni d’un casque audio, chaque spectateur est immergé dans un univers sonore où le récit se fait parcours initiatique à travers les échos d’une autre nature, aux frontières immémoriales de la conscience. McBurney et sa compagnie Complicité ont longuement mis au point ce projet en s’entourant d’une équipe de techniciens de pointe et en prenant conseil auprès de spécialistes des sciences cognitives. Les créations de Complicité ont été applaudies dans plus d’une quarantaine de pays. Invité en France par Peter Brook dès 1995, Simon McBurney y est revenu à plusieurs reprises, notamment avec Mnemonic (1999). Il n’avait jamais encore eu l’occasion de se produire à l’Odéon.

C’est la première fois que je voyais un spectacle de ce type. La dimension sonore fait naître de telles images, on voit avec les oreilles ! J’ai eu un peu peur au départ car il y une forme de captatio benevolentiae assez facile, mais elle retombe très vite grâce à la forme sophistiquée du spectacle qui est extrêmement bien articulée au propos. Mais j’ai quelques réserves sur le côté moralisateur de la pièce. Lucile Commeaux

Ce spectacle s’est affiné depuis sa création. Ce n’est pas ce que ça dit qui est intéressant mais ce que ça provoque chez le spectateur. Il y a quelque chose de l’ordre de la perte de repères. C’est chorégraphié et cela se rapproche de la performance. C’est une mise en abîme qui agit de manière sensible, ce spectacle nous fait entrer en nous-même. Anna Sigalevitch

McBurney se définit comme un conteur, et nous sommes bien en tant que spectateurs, dans la position de la petite fille à qui on raconte une histoire. Il y a une dimension sonore magnifique ici, très artisanale. L’enjeu est sensible et très touchant. René Solis 

McBurney est un acteur et un créateur exceptionnel. C’est une pièce que je n’avais jamais vu ailleurs. Le monde d’hier est raconté avec un monde ô combien d’aujourd’hui. Ce sont des émotions de spectacles très fortes. Arnaud Laporte

photo © Robbie Jack
photo © Robbie Jack
photo © Chloe Courtney
photo © Chloe Courtney

"Opéraporno" jusqu'au 22 avril au Théâtre du Rond-Point

Opéraporno (c) Fabienne Rappeneau
Opéraporno (c) Fabienne Rappeneau

Texte et mise en scène : Pierre Guillois
Composition musicale et piano : Nicolas Ducloux
Avec : Jean-Paul Muel, Lara Neumann, Flannan Obé, François-Michel Van Der Rest 

Synopsis :
Bien dur pour un nem.
Week-end familial à la campagne, mais la fête dégénère : tromperies, sexe à gogo, scatologie et orgies enchantées. Toutes les limites sont franchies. Cette opérette marque un nouvel essor pour une pornographie chantante, décomplexée.

Ce spectacle est dans le genre bien fait, bien mené et bien chanté. Le problème se situe au niveau de son registre qu’est celui de la grivoiserie, de la paillardise. Ce théâtre n’a aucune dimensions politiques et transgressives, il est simplement dans l’exutoire, je suis resté perplexe et à distance. René Solis

Je n’y ai vu aucune forme de transgression. Et je n’ai pas trouvé cela si réussi, on va voir se spectacle pour rire ou être choqué, or ce n’est ici pas le cas. Anna Sigalevitch

Je n’ai pas ri un seul moment. C’est très très vieux, ce sont des blagues sur une sexualité qui n’est plus celle d’aujourd’hui. Sur la forme, c’est très vulgaire. Il n’y a aucune progression narrative, c’est donc en plus très ennuyeux. La musique est accordée au côté très rance du spectacle. Lucile Commeaux

Opéraporno (c) Fabienne Rappeneau
Opéraporno (c) Fabienne Rappeneau
Opéraporno (c) Fabienne Rappeneau
Opéraporno (c) Fabienne Rappeneau

Vos commentaires :

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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