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En haut : "Bovary" © : Pierre Grosbois / "La double inconstance (ou presque)" © : Ronan Thenadey. En bas : "Justice" © : Victor Tonelli

Théâtre : "C’est rare que j’éprouve autant de jubilation devant un spectacle"

55 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir La Dispute est consacrée au théâtre. Trois pièces sont à l'affiche : "Bovary" de Tiago Rodrigues d'après Madame de Bovary de Flaubert, "Justice" de Samantha Markowic mise en scène par Salomé Lelouch et "La Double Inconstance (ou presque)" de Marivaux mis en scène par Jean-Michel Rabeux.

En haut : "Bovary" © : Pierre Grosbois / "La double inconstance (ou presque)" © : Ronan Thenadey. En bas : "Justice" © : Victor Tonelli
En haut : "Bovary" © : Pierre Grosbois / "La double inconstance (ou presque)" © : Ronan Thenadey. En bas : "Justice" © : Victor Tonelli

"Bovary" jusqu'au 28 mars au Théâtre de la Bastille

"Bovary" au Théâtre de la Bastille
"Bovary" au Théâtre de la Bastille Crédits : © : Pierre Grosbois.
"Bovary" au Théâtre de la Bastille
"Bovary" au Théâtre de la Bastille Crédits : © : Pierre Grosbois.

Texte et mise en scène Tiago Rodrigues. D'après le roman Madame Bovary de Gustave Flaubert et le procès Flaubert. Traduction française Thomas Resendes.

Avec : Avec Mathieu Boisliveau, David Geselson, Grégoire Monsaingeon, Alma Palacios et Ruth Vega Fernandez

Présentation officielle : Oser passer le roman de Flaubert à l'alambic pour extraire le poison salutaire qu'il contient permet d'offrir aux spectateurs l'occasion unique d'être pris à témoin de sa puissance corrosive. Sur scène, trois niveaux d'écriture s'entremêlent : le style propre au roman largement cité, la correspondance imaginaire de l'auteur avec une maîtresse et les éléments juridiques de son procès pour outrage à la morale et aux bonnes mœurs. La puissance de certains textes face à l'ordre établi devient un fait ! Après près de deux ans de tournée, un spectacle à (re)découvrir.
Tiago Rodrigues, invité pour la première fois à l'automne 2014, a présenté By Heart au Théâtre de la Bastille, repris en janvier 2016. En avril de la même année, avec Bovary, il lance l'aventure Occupation Bastille, dont il a été le généreux et attentif chef d'orchestre, puis ouvre la saison 16/17 avec Antoine et Cléopâtre d'après William Shakespeare.

Ici le public est vraiment partie prenante, cela permet une vraie plongée dans le chef-d’œuvre de Flaubert. C’est rare que j’éprouve autant de jubilation devant un spectacle, tant au niveau intellectuel qu’émotionnel. Arnaud Laporte

Dans l’alternance entre le comique et la tragédie, Tiago Rodrigues trouve l’adaptation parfaite avec le texte de Bovary. Lucile Commeaux

C’est une question sur l’autonomie du spectateur car il y a un glissement permanent entre les différents niveaux de lectures. Florian Gaité

Il y a beaucoup de questions dans ce spectacle et c’est bien, car cela en fait un spectacle utile. Mais je ne suis pas certain que cela serve le spectacle…. C’est très didactique, ce n’est pas ce que je cherche dans les pièces de Tiago Rodrigues. Jean-Christophe Brianchon

"Bovary" au Théâtre de la Bastille
"Bovary" au Théâtre de la Bastille Crédits : © : Pierre Grosbois.

"Justice" jusqu'au 31 mars au Théâtre de l'Œuvre

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"Justice" au Théâtre de l'Oeuvre
"Justice" au Théâtre de l'Oeuvre Crédits : © Victor Tonelli.

Une pièce de Samantha Markowic. Mise en scène de Salomé Lelouch.

Avec en alternance:  Naidra Ayadi, Camille Chamoux, Camille Cottin, Samantha Markowic, Fatima N’Doye, Océane Rosemarie.

Présentation officielle : Tous ont, un jour ou l’autre, été confrontés à la justice: à travers des interrogatoires, des témoignages,  et des scènes d’audience, Samantha Markowic et Salomé Lelouch proposent une reconstitution théâtrale de l’appareil judiciaire, en nous plongeant au cœur d’une justice en temps réel, celle des comparutions immédiates.

Je sauve l’interprétation, j’ai eu plaisir à voir ces actrices… mais le reste est rempli de clichés sans aucunes prises de positions… Florian Gaité

Effectivement c’est un spectacle rempli de clichés. La pièce s’auto-justifie en permanence. Le propos est délivré dans une forme assez pauvre et tout de même très manichéenne ! Jean-Christophe Brianchon

Il y a certaines scènes qui fonctionnent bien, c’est un spectacle qui m’a fait rire… C’est un spectacle honnête dans ce qu’il veut dire. Lucile Commeaux

"Justice" au Théâtre de l'Oeuvre
"Justice" au Théâtre de l'Oeuvre Crédits : © Victor Tonelli.
"Justice" au Théâtre de l'Oeuvre
"Justice" au Théâtre de l'Oeuvre Crédits : © Victor Tonelli.

"La Double Inconstance (ou presque)" jusqu'au 25 mars au Théâtre Gérard Philippe

La Double Inconstance (ou presque) © Ronan Thenadey
La Double Inconstance (ou presque) © Ronan Thenadey
La Double Inconstance (ou presque) © Ronan Thenadey
La Double Inconstance (ou presque) © Ronan Thenadey

De Marivaux. Adaptation et mise en scène : Jean-Michel Rabeux

Avec : Morgane Arbez, Aurélia Arto, Claude Degliame, Hugo Dillon,  Roxane Kasperski, Christophe Sauger

Présentation officielle : Sylvia aime Arlequin, qui l’aime en retour. Mais le Prince tombe amoureux de Sylvia ; il l’enlève et l’enferme dans son palais.
Puis il envoie Flaminia à la conquête d’Arlequin. Les jeunes amants se laissent subjuguer par leurs nobles et riches séducteurs.
Dans leur double inconstance, ils se révèlent cruels et égoïstes.
Marivaux cisèle une heureuse issue, puisque les coeurs savent s’enflammer plusieurs fois…

Personne n’est réellement dupe. Sous le langage galant, la violence des rapports est exacerbée. Car ce que Marivaux ne cesse de dénoncer, c’est l’abus de pouvoir : des hommes sur les femmes, des riches sur les pauvres.
L’enjeu de ces joutes – amoureuses, sociales – est la possession des corps. La destruction est possible, souhaitée, voire fascinante pour les personnages. Il y a du Laclos, pour ne pas dire du Sade, chez Marivaux.

Pour autant, il ne s’agit pas pour Jean-Michel Rabeux de « verdir » particulièrement le propos. Il aborde cette nouvelle création avec l’intention de la rendre la plus accessible possible. Pas d’érotisation superflue, pas de provocation inutile, mais de la liberté ! L’ambiguïté des genres, la pudeur et l’impudeur, le travestissement seront présents, puisqu’ils sont inhérents à l’oeuvre du dramaturge. Les acteurs familiers de la compagnie joueront cette partition savante dans un décor onirique aux allures palatines, un labyrinthe d’escaliers dont on ne peut s’échapper.

Je ne serais pas allé voir cette pièce si je ne participais pas à l’émission. Mais j’ai ici pris un grand plaisir, par le jeu des comédiens, qui d’habitude m’intéressent assez peu, et par la scénographie également. Jean-Christophe Brianchon

C’est une pièce sur l’illusion, propre au théâtre de Marivaux, dont Jean-Michel Rabeux s’empare d’une manière intelligente. Florian Gaité

Il y a des effets de travestissement qui ne servent à rien ! Le texte est trop raboté... Le recentrage sur le couple Arlequin - Silvia ne ressemble pas du tout à Marivaux ! Lucile Commeaux

La Double Inconstance (ou presque) © Ronan Thenadey
La Double Inconstance (ou presque) © Ronan Thenadey

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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