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Au-dessus : La démocratie en Amérique ; en bas à gauche : Le poète aveugle ; en bas à droite : Un album / Crédits : Guido Mencari, La Colline, Giovanni Cittadini Cesi

Théâtre : "La France d'aujourd'hui est plus intéressante que ces archétypes."

56 min
À retrouver dans l'émission

Un nouveau trio de critiques croisent le fer à propos de trois pièces de théâtre : "Democracy in America" de Romeo Castellucci, "Un album" de Laetitia Dosch et "Le poète aveugle" de Jan Lauwers.

Au-dessus : La démocratie en Amérique ; en bas à gauche : Le poète aveugle ; en bas à droite : Un album / Crédits : Guido Mencari, La Colline, Giovanni Cittadini Cesi
Au-dessus : La démocratie en Amérique ; en bas à gauche : Le poète aveugle ; en bas à droite : Un album / Crédits : Guido Mencari, La Colline, Giovanni Cittadini Cesi

Democracy in America, du 12 au 22 octobre au MC93

Avec Olivia Corsini, Giulia Perelli, Gloria Dorliguzzo, Evelin Facchini, Stefania Tansini, Sophia Danae Vorvila

Et un ensemble de douze danseuses franciliennes composé de Sara Bertholon, Marion Peuta, Maria Danilova, Flavie Hennion, Fabiana Gabanini, Juliette Morel, Adèle Borde, Flora Rogeboz, Ambre Duband, Azusa Takeuchi, Stéphanie Bayle, Marie Tassin

Dans une mise en scène de Romeo Castellucci.

Présentation officielle : Avec des images d’une étonnante beauté, Romeo Castellucci nous emmène sur les traces de Tocqueville à la découverte de la démocratie américaine née sous l’égide de Dieu et de la foi puritaine, construite dans la violence des conquêtes territoriales et de la guerre civile, et cimentée par un socle juridique que nul ne peut remettre en cause.

Alexis de Tocqueville a eu conscience qu'un mouvement irréversible allait entraîner l'Europe du XIXe siècle vers la recherche de libertés plus grandes dans tous les domaines de la vie politique, économique et sociale. Il s'engage donc dans une enquête sur un système précurseur né de la révolution américaine et part durant neuf mois à la découverte de ce continent « démocratique ». Il regarde, il raconte, il se questionne avec une lucidité prémonitoire qui a séduit Romeo Castellucci.

Pour faire théâtre sur les pas de Tocqueville, ce dernier revient aux sources de la tragédie, cette forme originelle née de la démocratie athénienne. Promesses heureuses d'un régime politique qui se veut égalitaire et dangers possibles d'un système où la majorité a toujours raison au mépris des minorités, poids du puritanisme religieux et violence inhérente aux conquêtes territoriales, tout est ici transposé dans une célébration théâtrale envoûtante.

Fabienne Pascaud :

Castellucci m'intéresse plus quand il fouille la tragédie, le pêché, la naissance du mal.

Arnaud Laporte :

Ce spectacle est centré sur la question du langage comme moyen de communication et de domination.

René Solis :

Ses précédents spectacles incluaient le spectateur qui pouvait se projeter, contrairement à cette proposition.

Philippe Chevilley :

On assiste à une représentation parfois violente, parfois abstraite. J'ai pris plaisir à ce que le sens m'échappe...

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Le poète aveugle, du 11 au 22 octobre au théâtre de la Colline

Avec Grace Ellen Barkey, Jules Beckman, Anna Sophia Bonnema, Hans Petter Melø Dahl, Benoît Gob, Maarten Seghers, Mohamed Toukabri, Elke Janssens, Jan Lauwers.

Dans une mise en scène de Jan Lauwers

Présentation officielle : Accueilli pour la première fois à La Colline, Jan Lauwers appartient à une génération d’artistes qui réinventent une écriture mêlant parole, musique, installation et danse, comme autant de matériaux de fabrique de théâtre, le libérant ainsi de ses codes. Dans une liberté absolue dans le geste artistique, tout fait spectacle.

Une remontée dans le temps de l’Espagne du XIe siècle, celle de Cordoue et de sa mosquée-cathédrale, celle des chevaliers en quête du tombeau du Christ en Terre sainte, est matière à réflexion sur l’Islam d’aujourd’hui et l’échange entre les peuples. Dans une scénographie toujours en mouvement, vêtus de costumes chamarrés et entourés d’une montagne d’accessoires, les comédiens de différentes nationalités, cultures et langues témoignent de leur héritage, des folies effroyables qu’ont connues leurs aïeux. De cet héritage oublié, enfoui, naît le besoin de porter et dire au monde, faisant de nous des poètes aveugles.

René Solis :

Cette tentative de remonter l'histoire finit par tourner en rond. C'est un spectacle qui se dégonfle !

Philippe Chevilley :

J'ai eu l'impression d'être dans un spectacle d'avant-garde des années 70 mais certaines images sont fulgurantes.

Fabienne Pascaud :

J'ai trouvé ça pitoyable, dépassé : c'est un défilé de ringards vieillissants.

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Un album, du 11 octobre au 5 novembre au théâtre du Rond-Point

Avec Lætitia Dosch,

Dans une mise en scène de Lætitia Dosch

Co-mise en scène et aide à l’écriture : Yuval Rozman

Présentation officielle : Lætitia Dosch, désopilante, incarne des gens, inconnus et normaux, tous extraordinaires, croisés lors de son tour de France. Pôle emploi, castings, salles de sport, la rue, les hôpitaux. Elle offre un voyage humaniste, hilarant miroir du monde moderne.

Elle part de la Suisse pour faire son tour de France, rencontrer des gens, inconnus et normaux, tous extraordinaires. Elle s’en inspire, s’en imprègne et les joue, les gens de partout : Pôle emploi, castings, salles de sport, la rue et les hôpitaux. Leurs tics, leurs catastrophes, les grâces ou l’horreur d’exister. Lætitia Dosch, seule et désopilante, les incarne. Galerie de portraits, quatre-vingts figures d’une humanité d’aujourd’hui, à hurler de peur et de rire, plongée dans les affres d’une crise économique et sociale que tout le monde partage. Voyage humaniste, Un album fait état d’un temps présent, étrange, pressé, tendu, tendrement drôle. Tragique cartographie d’une époque dont il vaut mieux rire.

Comédienne principale du film de Justine Triet, La Bataille de Solferino, elle a tourné avec Christophe Honoré, Maïwenn et Catherine Corsini. Elle a joué avec Yves-Noël Genod, Jonathan Capdevielle et Mélanie Leray. Lætitia Dosch reprend la structure d’Alboum, chef-d’œuvre de Zouc, clown grave des années quatre-vingts, retirée en Suisse aujourd’hui. Zouc, unique, sans phrases chocs ni blagues, peignait pour rire les tragédies de ses contemporains, jusqu’au vertige. Lætitia Dosch se fait l’héritière de la dame en noir, reprend le flambeau d’un genre rare, le portrait des familles, cruel et empathique, hilarant miroir du monde moderne.

Arnaud Laporte :

Sa performance de comédienne n'impressionne qu'elle.

Philippe Chevilley :

Ça manque de rythme, les textes ne sont pas assez incisifs.

Fabienne Pascaud :

La France d'aujourd'hui est plus intéressante que ces archétypes.

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