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En haut : affiche "Ex Anima" ; en bas à gauche : Vania ; en bas à droite : Ceux qui restent / Crédits :  théâtre Zingaro,  Simon Gosselin, théâtre Déjazet

Théâtre : "C'est une succession de numéros qui tourne à l'absurde"

56 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute et ses critiques lèvent le voile sur trois créations théâtrales : "Vania" de Tchekhov à la Comédie française, "Ex Anima", dernier spectacle équestre de Bartabas et "Ceux qui restent".

En haut : affiche "Ex Anima" ; en bas à gauche : Vania ; en bas à droite : Ceux qui restent / Crédits :  théâtre Zingaro,  Simon Gosselin, théâtre Déjazet
En haut : affiche "Ex Anima" ; en bas à gauche : Vania ; en bas à droite : Ceux qui restent / Crédits : théâtre Zingaro, Simon Gosselin, théâtre Déjazet

Ceux qui restent, du 18 au 28 octobre à 19h et du 7 novembre au 9 décembre au théâtre Déjazet

Dans une mise en scène de David Lescot. Avec Marie Desgranges et Antoine Mathieu.

Présentation officielle : Âgés de 7 et 12 ans, Paul Felenbok et Wlodka Blit-Robertson s’échappent du ghetto de Varsovie.

Des années plus tard, David Lescot part à leur rencontre.

Marie Desgranges et Antoine Mathieu nous rapportent avec justesse ces témoignages sans effet ni artifice, et font s’inscrire en nous ces récits de vie substantiels.

Un spectacle poignant et plein d’humanité.

Jean-Christophe Brianchon :

C'est une pièce efficace, un témoignage très juste.

Fabienne Pascaud :

C'est un spectacle qui m'a beaucoup appris et qui creuse la réalité habilement.

Anna Sigalevitch :

Le spectacle n'est pas drapé dans une mémoire muséale ; il n'est pas "volontariste".

Crédits : théâtre Déjazet
Crédits : théâtre Déjazet

Ex Anima, à partir du 17 octobre au théâtre Zingaro

Présentation officielle : "Voilà presque trente ans qu’au cœur de l’Aventure Zingaro les chevaux vivent et travaillent à nos côtés. Ils sont les inspirateurs de nos créations, notre moteur de désir.

À leur contact, nous avons appris à nous ensauvager pour recevoir les leçons qu’ils ont bien voulu nous enseigner et comprendre qu’ils sont une ‘‘partie mémorielle de nous-mêmes’’ **.

Pour cette ultime création, je souhaiterais les célébrer comme les acteurs véritables de ce ‘‘théâtre équestre’’ si original… Montrer un rituel sans mémoire, une cérémonie où le spectateur se surprendra à voir l’animal comme le miroir de l’humanité.

Pour cela nous devons apprendre à nous dépouiller de notre ego, de notre corps individuel au profit d’un corps partagé, anonyme… N’être plus qu’une présence en retrait et devenir des ‘‘montreurs de chevaux’’ et avec eux, défricher des terres nouvelles…" - Bartabas

Fabienne Pascaud :

Le spectacle nous permet à nous, êtres humains, de se projeter dans les chevaux.

C'est un spectacle hypnotisant, envoûtant, fascinant, généreux, humain.

Jean-Christophe Brianchon :

Il n'y a aucune dramaturgie : c'est une succession de numéros qui tourne à l'absurde.

Vania, du 4 octobre au 12 novembre à la Comédie française

Dans une mise en scène de Julie Deliquet. Avec Florence Viala, Laurent Stocker et Hervé Pierre.

Présentation officielle : Sonia et son oncle Vania s’occupent depuis des années du domaine familial. Quand le père annonce sa décision de le vendre, les liens des relations humaines se dénouent au sein de la petite communauté qui y est réunie.

Avec Oncle Vania, Tchekhov crée une « forme absolument nouvelle dans l’art dramatique », selon Gorki qui lui écrit « je me suis mis à trembler devant votre talent, et à trembler de peur pour les gens, pour notre vie, misérable, incolore. Quel drôle de coup – et comme il est précis – vous avez frappé là ». On reprocha à l’auteur d’être trop près de la vie quotidienne, on est aujourd’hui impressionné par l’ ampleur du mouvement de l’âme qu’il déploie.

Tchekhov a 36 ans lorsqu’il écrit cette pièce, l’âge de Julie Deliquet lorsqu’elle la met en scène pour la Comédie-Française en 2016. Figure emblématique de la nouvelle vague des collectifs issus des tg STAN et des Possédés, la directrice artistique d’In Vitro développe une écriture de plateau où l’acteur tient la place centrale. « Lorsque je travaille à partir d’un texte, je dis toujours que l’on peut faire confiance à l’auteur car il a un temps d’avance sur nous. L’auteur est le point de départ et d’arrivée, ce qui m’intéresse, c’est le trajet pour aller jusqu’à lui. » Trajet qu’inventent, chaque soir, dans un dispositif bifrontal presque nu, les acteurs également créateurs de cette constellation de solitudes tchekhoviennes.

Anna Sigalevitch :

La cohabitation des 7 personnages est très réussie : ils sont tous ensemble et en même temps dans leur solitude.

Jean-Christophe Brianchon :

Le spectateur est comme convié à la table au centre de la scène.

Fabienne Pascaud :

Cette adaptation met en avant la gaieté et la joie contrairement à l'habituelle neurasthénie nimbant les mises en scène du théâtre de Tchekhov.

Crédits : Comédie française
Crédits : Comédie française

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