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En haut : Comme il vous plaira - Simon Gosselin. En bas : Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38 /"Club 27" au TGP

Théâtre : "C’est assez passionnant de voir à quel point c’est raté !"

56 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, La Dispute sera consacrée au spectacle vivant. Il sera question de "Faust" par Valentine Losseau et Raphaël Navarro à la Comédie-Française, de "Comme il vous plaira" par Christophe Rauck au Théâtre 71 et également de "Club 27" par Guillaume Barbot au Théâtre Gérard Philippe.

En haut : Comme il vous plaira - Simon Gosselin. En bas : Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38 /"Club 27" au TGP
En haut : Comme il vous plaira - Simon Gosselin. En bas : Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38 /"Club 27" au TGP

"Faust" jusqu'au 6 mai à la Comédie-Française - Vˣ-Colombier

Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38
Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38

De : Goethe
Adaptation et mise en scène : Valentine Losseau et Raphaël Navarro

Avec : Véronique Vella, Laurent, Natrella, Christian Hecq, Elliot Jenicot, Benjamin Lavernhe, Anna Cervinka, Yoann Gasiorowski.

Présentation officielle : Faust est une oeuvre qui va de la terre au ciel, du possible à l’impossible...

C’est par ces mots de Goethe que Valentine Losseau et Raphaël Navarro présentent leur prochaine création. Initiateurs, avec Clément Debailleul, du mouvement artistique de la magie nouvelle, ils relèvent le pari de mêler la beauté littéraire de Faust, la profondeur de ses réflexions, à l’émerveillement d’un théâtre visuel qui renoue avec la dimension burlesque présente dans le texte original et la traduction choisie de Gérard de Nerval. Les liens forts que la pièce et le mythe faustien entretiennent avec l’ésotérisme, les magies blanche et noire, leur offrent l’occasion de mettre en œuvre, loin du seul effet, quinze années de recherches, d’élaboration de procédés techniques et d’images spectaculaires.
Entrée au Répertoire en 1999, la pièce n’a pas été jouée depuis. Aujourd’hui, la magie entre à la Comédie-Française et les comédiens de la Troupe font l’apprentissage d’une discipline, mais aussi d’une pratique du plateau et d’un type de concentration inusuels pour eux. Jeux d’apparitions, de disparitions, lévitation, hologrammes, transformations... la perception du réel est brouillée. Après le pari que Dieu et Méphistophélès se lancent dans le ciel, Faust nous ouvre les portes de son cabinet. Et nous suivons dans son voyage initiatique ce savant avide de connaissance absolue.

C’est assez passionnant de voir à quel point c’est raté ! La magie tue la magie et la magie tue le théâtre ! Tout le propos métaphysique est perdu. On perd l’onirisme et le fantastique de cette œuvre qui pourtant n’en manque pas ! Philippe Chevilley

Tous les effets, les illusions nous bluffent certes, mais c’est d’une lourdeur, surchargé, tout y est poussiéreux. Marie-José Sirach

On s’ennuie mortellement car je pense que les deux metteurs en scène se sont trop préoccupés des effets de cette nouvelle magie. C’est un spectacle laborieux, platement interprété sauf par Christian Hecq. Fabienne Pascaud

J’aime les comédiennes et les comédiens, j’aime la magie nouvelle, j’aime Faust de Goethe, mais pourtant le mélange ne prend pas ! On perd complètement la langue malgré la traduction de de Nerval. Arnaud Laporte

Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38
Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38
Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38
Faust - Valentine Losseau et Raphaël Navarro - ® Vincent Pontet, coll.CF 38

"Comme il vous plaira" jusqu'au 13 avril au Théâtre 71 - Scène Nationale Malakoff

Comme il vous plaira - Simon Gosselin
Comme il vous plaira - Simon Gosselin

De : William Shakespeare
Traduction : Jean-Michel Déprats
Mise en scène : Christophe Rauck

Présentation officielle :
Christophe Rauck n’en finit pas d’explorer les relations amoureuses et la langue des sentiments avec l’acuité et la ferveur d’un homme de théâtre accompli. Amants magnifiques chez Marivaux ou couple racinien maudit, il retrouve son duo d’acteurs fétiches dans la forêt de Shakespeare pour une troisième aventure des corps et des cœurs.

Un duc exilé y vit en Robin des bois, un bouffon rustique rencontre un philosophe mélancolique tandis que les amours sont éprouvées par une Rosalinde déterminée, travestie en homme. Déguisements incongrus, comédie pastorale prête à tourner au tragique, musique baroque élisabéthaine et pop anglaise en sus, tous les ingrédients sont réunis pour transcender le simple jeu de la séduction et révéler une société et ses règles, où l’humain est aux premières loges, à l’épreuve du temps.

Là il y a de la magie ! C’est vrai que c’est une comédie hors-sol. La mise en scène de Christophe Rauck conserve le côté fantasque de "Comme il vous plaira", il arrive à donner un rythme à cette pièce, qui est d’ailleurs très bien interprétée. Philippe Chevilley

Christophe Rauck a réussi à faire un travail totalement musical et sonore. On est envahie par le son, la poésie jusqu’à un certain surréalisme. Il excelle à montrer le théâtre de la vie, la vie du théâtre. C’est une pièce joyeuse ! Fabienne Pascaud

Cela fait quand même un certain nombre de spectacle d’une grande qualité que Christophe Rauck enchaîne ! Arnaud Laporte

Je garde toujours cette phrase en tête : « Plus une femme a de l’esprit, plus elle est rebelle. » Cette pièce de Shakespeare est un manifeste féministe ! Marie-José Sirach

Comme il vous plaira - Simon Gosselin
Comme il vous plaira - Simon Gosselin
Comme il vous plaira - Simon Gosselin
Comme il vous plaira - Simon Gosselin

"Club 27" jusqu'au 15 avril au Théâtre Gérard Philippe

"Club 27" au TGP
"Club 27" au TGP Crédits : © Marion Desseigne

Ecrit et mis en scène par : Guillaume Barbot

Présentation officielle :
Guillaume Barbot pousse les portes du club très fermé des chanteurs de rock morts à l’âge de vingt-sept ans, le Club 27.
Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Kurt Cobain, tous morts en pleine gloire après une vie fulgurante, faite de musique, de drogues etd’alcool, en sont les membres éternels.
Spectacle fondateur de la compagnie créé en 2012, Club 27 fait entrer en collision ces icônes absolues avec une bande de joyeux drilles d’aujourd’hui.
S’affublant de boas, de perruques et de lunettes, ils jouent, comme lors d’une soirée entre amis, à « qui est qui ? ». Une fausse conférence de presse, où aveux de faiblesse et provocations égocentriques s’enchaînent, met le feu aux poudres. L’espace théâtral, anarchique et mouvant, accueille le ballet des corps, des voix et des esprits qui se libèrent. Les géants apparaissent, survoltés et tendres. Ils charrient avec eux la grande histoire de la contestation et de la libération des moeurs. Brûlés et nus, ils livrent au grand soleil leur part d’ombre.
C’est alors un déferlement de mots et de musique, une prise de parole collective pour tenter de saisir ce fameux esprit « rock », pour mettre en regard les idéaux d’hier et d’aujourd’hui. Doit-on tuer le père pour devenir un homme ? Comment construire nos mythes ? Faut-il brûler franchement ou s’éteindre à petit feu ? Ce sont des questions de vie. Et d’engagement.

La salle était pleine de jeunes ! Guillaume Barbot dit des choses qu’on ne sait plus entendre ! C'est un « fils de » et je pense que ce qui intéresse le metteur en scène et sa troupe est : « qui sont les héros aujourd’hui ? » et je trouve cela intéressant et réussi. Fabienne Pascaud

J’ai trouvé que le point de départ est une très bonne idée, mais le résultat est catastrophique ! Le problème c’est que ces héros du rock sont de grands artistes et leurs morceaux valent un pièce de théâtre entière. Ça fait théâtre de plateau d’il y a 6 ans, réchauffé, j’étais en colère car j’aime le rock ! Philippe Chevilley

C’est un spectacle pré-pubère ! C’est la « creusitude » permanente dans les échanges, constamment dans la plainte… Tout cela est rempli de clichés ! Marie-José Sirach

"Club 27" au TGP
"Club 27" au TGP Crédits : © Marion Desseigne
"Club 27" au TGP
"Club 27" au TGP Crédits : © Marion Desseigne

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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