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En haut : Memories of Sarajevo ; en bas à gauche : Jusque dans vos bras ; à droite : Yasmina Reza.

Théâtre : "C'est un spectacle de salut public"

56 min
À retrouver dans l'émission

Théâtre ce soir avec "Jusque dans vos bras", création de Jean-Christophe Meurisse ; le diptyque "Memories of Sarajevo" et "Dans les ruines d'Athènes" et "Bella Figura" de Yasmina Reza.

En haut : Memories of Sarajevo ; en bas à gauche : Jusque dans vos bras ; à droite : Yasmina Reza.
En haut : Memories of Sarajevo ; en bas à gauche : Jusque dans vos bras ; à droite : Yasmina Reza. Crédits : Christophe Raynaud de Lage, Loll Willems, Wikimedia Commons

Jusque dans vos bras, aux Bouffes du Nord du 7 novembre au 2 décembre

Création et mise en scène de Jean-Christophe Meurisse. Avec Caroline Binder, Céline Fuhrer, Matthias Jacquin, Charlotte Laemmel, Athaya Mokonzi, Cédric Moreau, Pascal Sangla, Alexandre Steiger, Brahim Takioullah, Maxence Tual et Adèle Zouane.

René Solis :

Je suis plus sensible à la dimension chorégraphique qu'à la dimension textuelle du spectacle. Le discours strictement politique est assez convenu.

Lucile Commeaux :

La satyre sociale est toujours à double coup, surprenante.

Fabienne Pascaud :

C'est un spectacle de salut public qui s'efforce d'éloigner la société de l'extrême droite.

Sous l'apparence de la farce, ces sketches sont violents pour le spectateur.

Photographie du spectacle
Photographie du spectacle Crédits : Loll Willems

Présentation officielle : 

Recherche désespérément identité française.

Quelle est donc cette fameuse identité française qui fait tant débat de nos jours et qui pourrait nous amener, dans nos visions les plus sombres, à une guerre civile ? Pour leur prochain spectacle, les Chiens de Navarre mèneront une psychanalyse électrochoc de la France en convoquant quelques figures de notre Histoire et de notre actualité.

De Gaulle, Robespierre et Obélix, arriveront-ils à se croiser dans un hammam ce dimanche après-midi-là pour siroter un thé à la menthe et ripailler sur les piliers de l’identité française ?

On doit croire en quoi quand on se croit français ?

L’identité et ses quarante penseurs (même à dix sur scène) pour décortiquer cette phrase « un Français, c’est juste un type comme toi et moi ». Avec un énorme bloc de glace au-dessus de nos têtes pour cette nouvelle expérience scénique de la bande.

- texte de Jean-Christophe Meurisse

Memories of Sarajevo / Dans les ruines d'Athènes, du 9 au 19 novembre à La Fabrique (théâtre des quartiers d'Ivry)

Conçu et mis en scène par Julie Bertin et Jade Herbulot (Le Birgit Ensemble). Avec Eléonore Arnaud, Antonin Bonnet-Fadinard, Lou Chauvain, Pauline Deshons, Pierre Duprat, Zoé Fauconnet, Anna Fournier, Kevin Garnichat, Elsa Guedj, Timothée Lepeltier
Antoine Louvard, Estelle Meyer, Morgane Nairaud, Loïc Riewer, Marie Sambourg ; et en alternance Morgane Nairaud et Zoé Fauconnet.

Présentation officielle : Le diptyque Memories of Sarajevo et Dans les ruines d’Athènes forme avec les créations précédentes une tétralogie Europe, mon amour. Ces créations traversent les années 90 et le début des années 2000 avec comme angle d’attaque les relations complexes entre les institutions européennes et deux événements majeurs de la fin du XXème et du début du XXIème siècle en Europe : le siège de Sarajevo et l’impact de la crise économique en Grèce.

Fabienne Pascaud : 

C'est du théâtre qui veut dire le monde : c'est une initiative passionnante.

Lucile Commeaux :

La valeur pédagogique de "Memories of Sarajevo" est indéniable.

René Solis : 

"Memories of Sarajevo" est un récit que je trouve simpliste et manichéen : la pédagogie est pour moi davantage un défaut.

"Dans les ruines d'Athènes" fonctionne mieux d'un point de vue strictement théâtral grâce à l'idée du jeu télévisé.

Bella Figura, au théâtre du Rond-Point du 7 au 31 novembre

Texte et mise en scène de Yasmina Reza. Avec Emmanuelle Devos, Camille Japy, Louis-Do de Lencquesaing, Micha Lescot et Josiane Stoléru.

Présentation officielle : Un couple sur le parking d’un restaurant de province. Elle, Andrea, mère célibataire, est préparatrice en pharmacie. Son amant, Boris, patron d’une entreprise de miroiterie, l’emmène au restaurant. Mais il lui avoue que l’endroit lui a été conseillé par sa femme. Bella Figura explore la soirée consécutive à cette faute originelle. Au même endroit, surviendra un autre couple. On apprendra vite qu’un lien inopportun l’unit au premier. Yasmina Reza explique : « Je n’ai jamais raconté d’histoires dans mes pièces, et on ne sera pas surpris qu’il en aille encore ainsi. À moins qu’on ne considère comme une histoire la matière stagnante et houleuse de la vie. » Elle signe ici la mise en scène d’un quintette avec non-dits et lente déflagration, tableau d’un monde dont les fondements s’effritent, où chacun fait « bonne figure » tant qu’il peut.

Lucile Commeaux :

Je n'ai pas entendu ce texte qui est d'une platitude ennuyeuse. La satire sociale de la bourgeoisie de province n'est pas intéressante.

Fabienne Pascaud : 

Le texte est gonflé par une mise en scène complaisante qui se regarde.

René Solis : 

Pour une fois, j'ai ressenti une certaine tendresse de Yasmina Reza vis-à-vis de ses personnages.

Photographie du spectacle
Photographie du spectacle Crédits : Pascal Victor / Artcom Press

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