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ende : A gauche : Ithaque © Elizabeth Carecchio. A droite : B. Traven © Gaelic / La maladie de la famille M © Lucie Sassiat

Théâtre : "Je préfère un spectacle trop généreux qu’un spectacle trop maigre"

55 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute est ce soir dédiée au spectacle vivant. A notre affiche trois pièces actuellement sur les planches : "La maladie de la famille M, anatomie d'un western en famille" au Théâtre 13, "Ithaque, notre Odyssée" à l'Odéon-Théâtre de l'Europe et "B. Traven" au Nouveau Théâtre de Montreuil.

ende : A gauche : Ithaque © Elizabeth Carecchio. A droite : B. Traven © Gaelic / La maladie de la famille M © Lucie Sassiat
ende : A gauche : Ithaque © Elizabeth Carecchio. A droite : B. Traven © Gaelic / La maladie de la famille M © Lucie Sassiat

"LA MALADIE DE LA FAMILLE M. Anatomie d'un western en famille" Jusqu'au 15 avril au Théâtre 13

Texte : Fausto Paravidino - Traduction : Caroline Michel Mise en scène : Simon Fraud

Présentation officielle :  Fausto Paravidino est l’un des auteurs majeurs de la scène contemporaine italienne. La Maladie de la Famille M met en lumière des individus d’une famille dite “nucléaire”, souvent laissés pour compte. La jeune Maria, qui fuit ses proches, ne sait plus à qui donner de l’amour quand au contraire, Marta sa soeur s’en prive afin de s’occuper des siens, et plus particulièrement de son père qui perd petit à petit son autonomie et donc son autorité patriarcale. Entre maladie du coeur et maladie de l’âme, chacun se soigne à sa manière.  Dans les mots de Fausto Paravidino, il y a un amour tendre pour tous ses personnages. Son écriture, précise, vive et brute est réglée comme du papier à musique. Elle dessine méticuleusement et avec une infinie tendresse le parcours de ses personnages autour de thèmes qui lui sont chers comme l’amour, l’amitié et la famille.

Résumé : En Italie, comme dans le Far West, il existe des petites agglomérations qui se développent en bordure des grandes routes nationales...  On pourrait penser a priori que les principales ressources économiques de ce genre d’agglomération se limitent au bar des camionneurs et à la pompe à essence, mais à y regarder de plus près, on découvre que s’y ajoutent d’autres ressources telles que l’agriculture, l’élevage ou encore les habitants eux-mêmes.

Parmi ces habitants, on trouve le docteur Cristofolini, le médecin du village. Son travail consistant d’avantage à écouter ses patients qu’à les soigner. Il se fait alors conteur d’un soir, en nous livrant une des nombreuses anecdotes de son répertoire, celle de la famille M.

La mère est décédée quelques années plus tôt, de maladie ou de désespoir et le père Luigi, qui n’a plus toute sa tête, mène la vie dure à sa descendance.

La première de la fratrie, c’est Marta, qui a fait une croix sur toute vie sentimentale afin de s’occuper du foyer et ce, sous le regard indifférent de son frère Gianni, qui végète sans emploi, occupant son temps entre fumette et virées nocturnes. Quand à la petite soeur Maria, qui contrairement à son aînée ne sait plus où donner de l’amour entre son petit copain Fulvio et Fabrizio, le meilleur ami de celui-ci.

Entre maladie du coeur ou maladie de l’âme, chacun se soigne à sa manière pour essayer d’aller mieux. Mais aller mieux, est-ce que c’est aller bien ?

La maladie de la famille M est une comédie dramatique sociale et contemporaine.

Je ne savais pas quoi en penser tellement j’ai trouvé cela sans intérêt. Marie-José Sirach

Je trouve que c’est une très bonne pièce, il y a des répliques assez fines… cela parait facile a adapter mais ça ne l’est pas pour un jeune metteur en scène. Philippe Chevilley

J’ai vu pas mal de clichés dans cette pièce. Le mélange de ton est ici signe de médiocrité pour moi. Fabienne Pascaud

La maladie de la famille M
La maladie de la famille M Crédits : (c) Lucie Sassiat
La maladie de la famille M
La maladie de la famille M Crédits : (c) Suzanne Barbaud

"Ithaque - Notre Odyssée" Jusqu'au 21 avril à l'Odéon-Théâtre de l'Europe.

Ithaque © Elizabeth Carecchio
Ithaque © Elizabeth Carecchio

Un spectacle de : Christiane Jatahy et inspiré d’Homère.

Avec : Karim Bel Kacem, Julia Bernat, Cédric Eeckhout, Stella Rabello, Matthieu Sampeur, Isabel Teixeira

Présentation officielle : Créatrice plurielle, la brésilienne Christiane Jatahy pratique un art des mélanges et des confrontations qui fait bouger les lignes et franchir les frontières. Ses spectacles convoquent théâtre, cinéma et performance pour lancer des passerelles d’une pratique artistique à l’autre et offrir à leurs publics une expérience inédite. De retour après A Floresta que anda(2016), l’artiste associée à l’Odéon prendra pour point de départ de sa première création dans nos murs l’un des mythes fondateurs de la littérature occidentale : l’Odyssée. L’histoire d’un homme qui tente de rentrer chez lui après une longue guerre ; celle aussi de sa femme, qui l’attend pendant des années, sans même savoir s’il est encore en vie. Pour ce premier volet de ce qui s’annonce comme un diptyque, Jatahy s’est entourée de six comédiens (trois francophones, trois Brésiliennes qui sont ses interprètes de prédilection) afin d’interroger le retour chez soi comme aventure vitale, à partir des notions d’exil et d’odyssée. De part et d’autre d’un espace bifrontal, le public découvrira soit le point de vue de Pénélope, soit celui d’Ulysse. Au terme du spectacle, véritable voyage sur place, scène et publics, réalité et fiction se verront confondus en un seul et même espace. Par où passera dès lors la ligne de leur partage ? Selon Jatahy, une chose est sûre : “L’imagination est ce qu’il y a de l’autre côté."

Un spectacle en français et portugais, surtitré en français.

J’ai eu du mal, car il n’y a tellement pas de texte et c’est tellement indigent ce que Christiane Jatahy nous propose ! Les acteurs français sont calamiteux. J’ai l’impression d’être manipulée par ce spectacle. Fabienne Pascaud

Nous sommes ici conviés à un grand voyage qui nous renvoie au Brésil d’aujourd’hui, à l’histoire des réfugiés, aux mers. J’ai ressenti très fortement les rapports hommes-femmes et j’étais bouleversée. Il y a une vraie liberté dans le corps des femmes. lle veut ici signifier cette parole qui nous arrive de tellement loin. Elle nous parle de cette guerre sourde qui ne dit jamais son nom à laquelle nous sommes trop habitués. Marie-José Sirach

On repense au Brésil, aux migrants, à la guerre. On repense tout à coup à Ulysse. Ce spectacle nous déstabilise et en ressort quelque chose de vraiment fort. Philippe Chevilley

Ici ça ne fonctionne pas. J’ai été très gêné au niveau sonore par les éclats d’un côté qui m’empêchaient d’écouter ce qu’il se passait de l’autre. Le code de jeu est assez pauvre. Je n’ai vraiment pas compris le sens ni l’enjeu. Les trois carnets de bord racontant l’histoire des migrants sont tellement disséminés qu’ils en deviennent presque décoratifs et c’est assez grave. Arnaud Laporte

Ithaque
Ithaque Crédits : © Elizabeth Carecchio
Ithaque
Ithaque Crédits : © Elizabeth Carecchio

"B. TRAVEN" Jusqu'au 14 avril au Nouveau théâtre de Montreuil

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Une création de : Frédéric Sonntag

Avec : Simon Bellouard, Julien Breda, Romain Darrieu, Amandine Dewasmes, Florent Guyot, Sabine Moindrot, Malou Rivoallan, Fleur Sulmont, Paul Levis, Gonzague Octaville

Présentation officielle : Comment faire le portrait d’un homme qui a passé sa vie à se dissimuler ? L’écrivain B. Traven inspire à l’auteur et metteur en scène Frédéric Sonntag un spectacle sur l’identité. En forme de puzzle.

Une journaliste américaine à l’âme aventurière, un squatteur parisien qui rêve du Chiapas, un scénariste persécuté, un boxeur poète : ces personnages du XXe siècle convergent vers un pays, le Mexique, et vers une seule histoire. Celle du romancier B. Traven. L’auteur du fameux Trésor de la Sierra Madre qui inspira le cinéaste John Huston, a maquillé son passé et propagé des rumeurs jusqu’à sa mort en 1969. Huit acteurs et deux musiciens donnent corps à une enquête labyrinthique où l’on glisse d’un récit à l’autre, d’une atmosphère de film d’espionnage à une critique du capitalisme. La projection d’images documentaires donne des repères sur le passé et le présent, le vrai et le faux et… sème parfois le doute. Se dessine en creux le visage de celui qui refusait d’avoir une seule identité. Et dont le destin continue à faire couler beaucoup d’encre. Frédéric Sonntag signe le dernier volet de son cycle théâtral baptisé Trilogie Fantôme, après George Kaplan autour du personnage du film La Mort aux trousses, et Benjamin Walter, double mystérieux de Walter Benjamin.

Tournée : 

  • 12 & 13 mars 2018 Scène nationale 61 Alençon, Flers, Mortagne-au-Perche
  • 20 mars > 14 avril 2018 Nouveau théâtre de Montreuil, centre dramatique national
  • 19 & 20 avril 2018 Grand R, Scène nationale de la Roche-sur-Yon

Sacré spectacle que ce B. Traven ! Il arrive à tisser une histoire comme un conteur, il y a vraiment ici une force et une belle énergie. Sur le fond c'est très intelligent également. Philippe Chevilley

C’est très travaillé, très étayé et très documenté. On rit du début à la fin ! Marie-José Sirach

Il y a un foisonnement et une nouvelle façon de raconter des histoires, c’est l’anti Christiane Jatahy : ici il y a du texte ! Mais trop c'est trop ! On est saturé par toute cette profusion. Fabienne Pascaud

B. Traven © Gaelic
B. Traven © Gaelic
B. Traven © Gaelic
B. Traven © Gaelic
B. Traven © Gaelic
B. Traven © Gaelic

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Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

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