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Crédits : Bernard Richebé, La Tempête, 104

Théâtre : "La rencontre entre Michel Fau et Michel Bouquet n'a pas lieu"

56 min
À retrouver dans l'émission

Dans cette Dispute dramatique, nos critiques débattront du "Tartuffe" de Molière dans une mise en scène de Michel Fau ; de Géraldine Martineau, metteur en scène de "La mort de Tintagiles" de Maurice Maeterlinck et enfin du spectacle "GRANDE-", des circassiens Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons.

Crédits : Bernard Richebé, La Tempête, 104
Crédits : Bernard Richebé, La Tempête, 104

Tartuffe, théâtre de la porte Saint Martin (du 15 septembre au 30 décembre)

Avec Michel Bouquet, Michel Fau, Nicole Calfan, Juliette Carré, Christine Murillo, Justine Bachelet, Georges Bécot, Bruno Blairet, Dimitri Viau, Aurélien Gabrielli et Alexandre Ruby.

Présentation : Pour la première fois réunis sur scène, Michel Bouquet et Michel Fau seront Orgon et Tartuffe à partir du 15 septembre 2017. Après L’Avare et Le Malade Imaginaire, Michel Bouquet retrouve la scène du Théâtre de la Porte St-Martin, pour une série exceptionnelle de l’une des plus fortes comédies de Molière. Orgon et sa mère, Madame Pernelle, ne jurent que par Tartuffe, qui se dit dévot et vit à leurs crochets. Les autres membres de la famille partagent quant à eux le sentiment de la suivante Dorine, scandalisée par l’emprise de l’homme d’église sur son maître. Ils vont tout entreprendre pour convaincre Orgon que Tartuffe est un hypocrite de la pire espèce. Rien n’y fait, ni les mises en garde du beau-frère Cléante, ni les supplications de Mariane – la fille promise en mariage à l’imposteur. Il faudra toute la ruse d’Elmire, sa femme, pour qu’Orgon ouvre enfin les yeux sur les desseins de Tartuffe. Au moment d’être chassé de la maison, ce dernier brandit un acte de donation qui en fait le nouveau propriétaire. Et seule une intervention royale, véritable deus ex machina, sauvera la famille de la ruine.

Marie-José Sirach :

Michel Fau porte la pièce. Il est d'une élégance rare, doté d'un charisme magnétique. Les décors sont somptueux !

Jean-Christophe Brianchon :

J'aurais voulu qu'on me donne une preuve plus éclatante du génie de Molière...

Arnaud Laporte :

Les jeunes comédiens sont talentueux et surprenants.

La mort de Tintagiles, théâtre de la Tempête (du 21 septembre au 22 octobre)

Avec Sylvain Dieuaide, Ophélia Kolb, Agathe L’Huillier, Evelyne Istria et les voix de Anne Benoit, Christiane Cohendy et Claude Degliame.

Présentation : Une aube. Tintagiles est de retour. La joie des retrouvailles avec ses sœurs Ygraine et Bellangère et Aglovale leur protecteur, se mêle à un angoissant pressentiment. Sur cette île, le silence règne et la mort rôde depuis toujours. Ils veilleront toute la nuit, prêts à lutter contre la menace de mort avec les armes dont ils disposent. Une vieille épée, leur amour indestructible, leur courage retrouvé, leur solidarité, les chants de leur enfance. La mort de Tintagiles est un conte métaphysique qui invite la mort et réveille la vie.

Philippe Chevilley :

La mise en scène est intéressante mais je ne suis pas sensible au texte de Maeterlinck.

Jean-Christophe Brianchon :

Géraldine Martineau évite les pièges dans son adaptation d'un texte au symbolisme piège.

Géraldine Martineau. Crédits : François Berthier
Géraldine Martineau. Crédits : François Berthier

Théâtre de la Tempête / Cartoucherie de Vincennes : du 21 septembre au 22 octobre

Maison de la Culture Nevers Agglomération : le 5 décembre

Théatre Montansier Versailles : les 10 et 11 avril 2018

L’Atrium - Théâtre de Chaville : le 5 avril 2018

GRANDE-, au 104 (du 19 septembre au 11 octobre)

Présentation : De l’équilibre au vacillement, du chaos à l’agencement, du grandiose au minuscule, Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel révolutionnent le langage du Music-Hall. Tout en jouant avec les fondamentaux du cirque (et du théâtre physique), ils créent un spectacle furieusement contemporain.

Une grande Revue faite d’images poétiques et d’objets détournés. Une forme inventive, jubilatoire, haletante. Du mémorable strip-tease inaugural de Vimala, aux glissades expérimentales de Tsirihaka…, leur scène ressemble à un grand juke box distributeur de poèmes.

Jean-Christophe Brianchon :

L’injonction à vivre dans le présent est particulièrement bien édictée.

Arnaud Laporte :

C'est du Chaplin 2017.

Marie-José Sirach :

Ils arrivent à retourner le temps, ils s'y engouffrent avec brio.

Vos commentaires

Avant l'émission, et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur @ladisputeFC et la page Facebook de la Dispute.

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