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Les fourberies de Scapin, Adieu Ferdinand!, Nos débuts dans la vie

Théâtre: "On parle d’autofiction en littérature. Il a inventé l’auto-théâtre"

56 min
À retrouver dans l'émission

Ce soir, nos critiques fêtent une nouvelle année théâtrale : "Nos débuts dans la vie" de Patrick Modiano, "Les Fourberies de Scapin" par Denis Podalydès et "Adieu Ferdinand !" de Philippe Caubère.

Les fourberies de Scapin, Adieu Ferdinand!, Nos débuts dans la vie
Les fourberies de Scapin, Adieu Ferdinand!, Nos débuts dans la vie

Nos débuts dans la vie, Patrick Modiano (Gallimard) 

Présentation de l'éditeur :  «Elle sort du théâtre et elle s’agrippe à mon bras… Elle me dit que le metteur en scène, Savelsberg, est venu à l’entracte dans sa loge pour lui proposer le rôle de Nina dans La Mouette, la saison prochaine… Elle ne comprend pas… Savelsberg se déplaçant pour la voir, elle, une débutante, dans une reprise de Noix de coco et lui proposant de jouer Tchekhov? Nous montons la rue Blanche sous cette couche de neige… comme dans un rêve…»

Il reprend habilement toutes les thématiques de son œuvre. Jean-Christophe Brianchon

Le texte est très vintage. Quel metteur en scène pourrait l’adapter ? Philippe Chevilley

Son écriture atteint la grâce de la déliquescence. Il sait évoquer comme nul autre les espérances de la jeunesse. Fabienne Pascaud

Couv. Nos débuts dans la vie. Patrick Modiano chez Gallimard
Couv. Nos débuts dans la vie. Patrick Modiano chez Gallimard

Les Fourberies de Scapin, du 20 septembre au 11 février 2018 à la Comédie Française

Pièce en trois actes de Molière. Mise en scène de Denis Podalydès. Avec Bakary Sangaré, Gilles David, Adeline d’Hermy, Benjamin Lavernhe, Didier Sandre, Pauline Clément, Julien Frison, Gaël Kamilindi.

Présentation officielle : Denis Podalydès revient en tant que metteur en scène Salle Richelieu avec « Les Fourberies de Scapin » qui, jouées plus de 1500 fois par les Comédiens-Français, n’ont pourtant pas fait l’objet d’une nouvelle production depuis vingt ans. 

Il aime l’idée d’une « pièce de troupe, écrite non pas pour la Cour mais pour le peuple », créée en 1671 au Palais-Royal pendant une période de travaux. Molière est alors libéré des contraintes des comédies-ballets et des comédies à machine : c’est du « théâtre pur » qui offre au metteur en scène une grande liberté d’action.  La scène se passe à Naples, porte ouverte à l’imaginaire maritime, tendue vers l’Orient. Face à deux pères autoritaires, deux fils aux amours contrariées s’en remettent au rusé Scapin, habité d’une folle énergie de revanche, double de Scaramouche, acteur italien à la vie aventureuse que Molière admirait : « à vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m’en veux mêler. » Si le valet bouffon reçoit des coups de bâton, et en rend notamment dans la célèbre scène du sac, Denis Podalydès rappelle qu’il tire son nom du verbe italien scappare qui signifie « s’échapper », « s’envoler ». S’ensuit alors, dans un climat de demandes de rançons et de contrariétés paternelles, une avalanche de stratagèmes et autres fourberies que l'auteur excellait à peindre.  Spectacle à partir de 8 ans.

Plus d'informations ici. 

C’est les fourberies les plus équilibrées que j’ai vu : entre la farce et la comédie sombre. Il y a ce qu’il faut de noirceur. Philippe Chevilley

La mise en scène accumule les morceaux de bravoure en éludant la dimension politico-sociale. Fabienne Pascaud

Voir les acteurs s’épanouir évite de s’ennuyer devant ces numéros de cirque. Jean-Christophe Brianchon

Les fourberies de Scapin- Comédie Française
Les fourberies de Scapin- Comédie Française

Adieu Ferdinand! du 2 décembre au 14 janvier au Théâtre Athénée Louis-Jouvet 

Trois contes en deux soirées écrits, mis en scène et joués par Philippe Caubère après avoir été improvisés 34 ans plus tôt devant la caméra de Pascal Caubère et les regards de Clémence Massart et Véronique Coquet qui en assure aujourd’hui la production et le soufflage

Présentation: Il fallait bien que ça arrive… D'aucuns penseront : il était temps ! Voire : c'est un peu tard. Peu importe, c'est là. Mais que l'on ne se réjouisse pas trop vite ! Il ne s'agira en aucun cas d'un adieu à la scène, – rien ne m'empêchera (sauf peut-être, un jour, mon corps…) de reprendre La Danse du Diable et autres soixantuitarderies ou arianeries, si l'envie et le besoin s'en font sentir – mais bien d'un adieu au personnage. Adieu littéraire, si j'ose dire. Il me faut bien en finir avec cet adolescent attardé, isolé, chéri et fantasmé que j'avais imaginé sous l'influence, entre autres, du Céline de Mort à crédit. Plus jamais, – ça, je vous le jure – je n'écrirai de spectacle dont le héros, ou non héros comme on voudra, portera ce prénom familier, fatidique et "chargé". Quel sera le suivant, je n'en sais rien, mais sûrement plus celui-là. Ce qui n'est pas pour moi anecdotique, je vous l'assure. En attendant, il sera bien, cette fois encore, le protagoniste principal des deux nouveaux spectacles que je suis en train d'écrire et de monter. Composés de trois séquences inédites du Roman d'un acteur que j'ai toujours rêvé de jouer, mais que leur importance et leur dimension m'avaient empêché d'introduire dans des épisodes déjà surchargés. Trois histoires, trois nouvelles de théâtre, "trois contes", en référence au titre célèbre de Flaubert, donné(e)s sur deux soirées.

Adieu Ferdinand - Philippe Caubère
Adieu Ferdinand - Philippe Caubère

L’exercice n’est jamais narcissique et montre la générosité du regard de Caubère. 

On parle d’autofiction en littérature. Il a inventé l’auto-théâtre. Fabienne Pascaud

Sa nonchalance comique est bluffante. Mais la tentative de rattrapage nostalgique manque de profondeur. Jean-Christophe Brianchon

En tournée: 

2 > 3 mars : Salle Gérard Philipe, Bonneuil-sur-Marne I ville-bonneuil.fr 

6 > 7 mars : Maison de la culture, Nevers I maisonculture.fr 

16 > 17 mars : Théâtre de l'Archipel - Scène nationale, Perpignan I theatredelarchipel.org 

21 > 22 mars : Théâtre Molière, Pezenas 

27 mars > 7 avril : Théâtre du Gymnase, Marseille I lestheatres.net 

12 > 13 avril : Théâtre Jean Vilar, Suresnes I theatre-suresnes.fr

20 > 21 avril : Théâtre Liberté - Scène nationale, Toulon I theatre-liberte.fr

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