LE DIRECT
A gauche : Notre innocence ®Tuong-Vi Nguyen. Adroite de haut en bas : Vêtir ceux qui sont nus (répétitions) @ Willy Vainqueur / La Cerisaie (c) Simon Gosselin

Théâtre : "Avec Pirandello, Marie-José Malis a trouvé son auteur !"

55 min
À retrouver dans l'émission

La Dispute se consacre au théâtre avec à notre sommaire, trois pièces : "Vêtir ceux qui sont nus" de Luigi Pirandello et mis en scène par Marie-José Malis, "Notre innocence" écrit et mis en scène par Wajdi Mouawad et "La Cerisaie" de Anton Tchekhov, mis en scène par Christian Benedetti.

A gauche : Notre innocence ®Tuong-Vi Nguyen. Adroite de haut en bas : Vêtir ceux qui sont nus (répétitions) @ Willy Vainqueur / La Cerisaie (c) Simon Gosselin
A gauche : Notre innocence ®Tuong-Vi Nguyen. Adroite de haut en bas : Vêtir ceux qui sont nus (répétitions) @ Willy Vainqueur / La Cerisaie (c) Simon Gosselin

"Vêtir ceux qui sont nus" jusqu'au 28 mars au Théâtre de La Commune

Vêtir ceux qui sont nus (répétitions) @ Willy Vainqueur
Vêtir ceux qui sont nus (répétitions) @ Willy Vainqueur

De Luigi Pirandello mis en scène par Marie-José Malis.

Avec : Pascal Batigne, Jean-Louis Coulloc’h, Sylvia Etcheto, Julien Geffroy, Olivier Horeau, Isabel Oed, Sandrine Rommel.

Présentation officielle : Vêtir ceux qui sont nus est une des pièces les plus admirables, les plus mélodramatiques et violentes politiquement aussi, de Pirandello. C’est l’histoire d’Ersilia Drei, la jeune femme à la rue, débarquée d’Orient, qu’un écrivain héberge, que ses amants pourchassent, que la presse veut sanctifier comme l’Exclue des magazines, et qui jamais ne pourra dire la vérité de ce qui lui est arrivé. Car cette vérité n’intéresse personne.  La vérité du malheur ce n’est jamais comme la Fiction la voudrait, comestible, conforme, érotisante. Ersilia Drei, c’est le réel, la vie, l’époque concrète, dont Pirandello demande si le théâtre  peut être le lieu de leur abri et de leur parole.
C’est le troisième Pirandello mis en scène par Marie-José Malis. Avec cet air de défi : et si chaque année, un Pirandello était découvert ? Et si, à la fin de ces quelques années, on connaissait et aimait pour ce qu’il est, ce génie jeune de Pirandello ?

C’est une pièce que j’ai trouvé éblouissante et vraiment émouvante mais c’est également une pièce à la scénographie austère avec un jeu disons assez expérimental. Vêtir ceux qui sont nus reste peu facile d’accès. Jean-Christophe Brianchon

J’ai vu la pièce il y a 2 jours et j’en suis encore bouleversé, c’est vraiment magnifique. C’est une pièce d’une actualité formidable, ça raconte la violence entre les hommes et les femmes du point de vue des bons sentiments. La finesse et la profondeur de vue de Pirandello sur la domination dans les rapports homme-femme, sur ce qu’est le désir... C’est magnifique ! René Solis

3 ou 4 heures avec Marie-José Malis ne sont pas la même chose que 1 heure 30 avec d’autres metteurs en scène. Elle nous met dans les bonnes dispositions pour être disponible à sa proposition. Arnaud Laporte

"Notre innocence" jusqu'au 11 avril au Théâtre de La Colline

Notre innocence
Notre innocence Crédits : Crédit : Simon Gosselin
Notre innocence
Notre innocence Crédits : Crédit : Simon Gosselin

Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad

Avec : Emmanuel Besnault, Maxence Bod, Mohamed Bouadla, Sarah Brannens, Théodora Breux, Hayet Darwich, Lucie Digout, Jade Fortineau, Julie Julien, Maxime Le Gac‑Olanié, Hatice Özer, Lisa Perrio, Simon Rembado, Charles Segard‑Noirclère, Paul Toucang, Étienne Lou, Mounia Zahzam, Yuriy Zavalnyouk, et , Inès Combier, Aimée Mouawad, Céleste Segard (en alternance)

Je m'en fous de la langue et comprenne qui pourra et si mes mots ne sont plus assez forts pour vous faire entendre le chaos qu'il y a à l'intérieur, ce chaos-là je vous le jette à la gueule, ce chaos-là je vais vous le hurler ! Wajdi Mouawad

Présentation officielle : Notre innocence (Anciennement nommé Victoires) est l’histoire d’un groupe d’amis confronté au décès brutal de l’une des leurs. Elle s’appelait Victoire, elle avait une vingtaine d’années. Portée par la force brutale de la poésie, elle croyait aux mots qui disent les maux. Dévastés, ses camarades oscillent entre la conviction d’un suicide et celui d’une mort accidentelle. Désemparés, ils refusent qu’il ne puisse exister qu’une seule réalité et sont obsédés par le geste qu’ils devront poser auprès d’Alabama, la fille de Victoire. Nul n’aurait pu imaginer la férocité de la transformation qu’une telle mort engendrerait chez chacun d’eux. Quand la disparition de l’un devient révélation pour soi, alors du nom de Victoire peut éclore l’élan de la vie.

Je ne comprends pas le chœur, cette utilisation du « vous », du « nous », ce bloque de jeunes gens en scène est stérile, malheureusement rien n’en ressort. Anna Sigalevitch

Cette pièce au-delà de ne s’ouvrir sur rien, conclue sur « Soyez sublimes » « Soyez magnifiques » dans la bouche d’une petite fille et c’est vraiment navrant… Il fait exactement ce qu’il reprochait à nos parents. Jean-Christophe Brianchon

Il a un vrai sujet : qu’est ce que le suicide peut provoquer dans un groupe de jeunes gens. C’est une belle question, mais c’est un spectacle trop superficiel, qui ne va pas en profondeur. C’est léger, paresseux et complaisant. C’est un peu du Claude Lelouche pas terrible … René Solis

Notre innocence
Notre innocence Crédits : Crédit : Simon Gosselin

"La Cerisaie" jusqu'au 24 mars au Théâtre-Studio d'Alfortville

La Cerisaie
La Cerisaie Crédits : Simon Gessolin

Texte de Anton Tchekhov, mis en scène par Christian Benedetti.

Traduction de Brigitte Barilley, Christian Benedetti et Laurent Huon

Présentation officielle : Jouer La Cerisaie en vaudeville, il n’y a rien d’une proposition iconoclaste, mais une invitation suggérée par le texte même. Et pourtant c’est une pièce sur la mort. Le personnage principal c’est la maison, le domaine, la Russie qui est notre Cerisaie dit Trofimov. Les personnages sont inexistants, ils n’existent que par leur relation avec La Cerisaie. C’est une pièce de troupe. Tout doit être toujours à côté, trop tôt, trop tard, excessif ou insuffisant... depuis le train manqué au début et cette bougie inutile dans la lumière de l’aube, jusqu’aux fiançailles manquées, aux objets perdus, aux queues de billard cassées, au domaine vendu, aux cerisiers abattus, aux illusions projetées sur l’avenir qui le change d’avance en ratage, une sorte de préfiguration de la Russie réduite à la mendicité.

Cette pièce est abstraite comme une symphonie de Tchaïkovski et il faut avant tout, y percevoir des sons.
Une démangeaison.
Et puis ce fil tendu qui casse...
Firs : Avant le malheur ça faisait ce bruit ...
Gaev : Avant quel malheur ?
Firs : Avant la liberté.
Et puis après les derniers mots de Firs “Eh toi, l’inapte !”. C’est peut être bien le fil de la vie.
La pièce commence, ils sont en retard... c’est demain... et demain... demain... c’est déjà aujourd’hui !

Christian Benedetti y va à la hache ! Il exploite ici le cliché de la brutalité dans l’âme russe, mais il ratiboise vraiment la pièce de Tchekhov ! René Solis

Les comédiens disent tout, très vite, alors certes on rate des choses mais il y a dans la rapidité de ce langage cette sensation de fuite en avant présente à l’époque. Jean-Christophe Brianchon

J’ai été déçu… Ici il y a les contours, l’idée, mais il n’y a pas l’essence… Ce ne sont que des personnages chacun dans leurs partitions. Ce ne sont pas les acteurs mais bien les directions qui sont prises qui posent problème. Anna Sigalevitch

Pour ma part, j’entends les tensions, les rapports… C’est une manière de faire entendre Tchekhov si particulière, si immédiate… Arnaud Laporte

La Cerisaie
La Cerisaie Crédits : Simon Gosselin

Vos commentaires :

Avant et pendant l'émission, réagissez et donnez votre avis sur le compte Twitter et la page Facebook de la Dispute.

Générique de l'émission : Sylvie Fleury & Sidney Stucki, "She devils on wheels", extrait de l'album "Sound Collaborations 1996-2008" (label Villa Magica Records).

Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......