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Un charnier de victime du génocide, dans le village arménien de Sheyxalan, dans le Caucase, en 1915.
Épisode 2 :

Zabel Essayan : vivre et écrire la catastrophe arménienne

53 min
À retrouver dans l'émission

Romancière, femme libre et engagée, francophone, Zabel Essayan est née à Constantinople en 1878. Sa vie coïncide avec une période où l’existence du peuple arménien est menacée lors des massacres hamidiens de 1895, d’Adana de 1909, le génocide de 1915 et les massacres de Cilicie en 1921.

rès active dans les milieux littéraires de la capitale turque, elle est considérée comme la principale femme de lettres arménienne de sa génération. Wikipédia
rès active dans les milieux littéraires de la capitale turque, elle est considérée comme la principale femme de lettres arménienne de sa génération. Wikipédia

Zabel Essayan est née à Constantinople en 1818. Très active dans les milieux littéraires de la capitale turque, elle est considérée comme la principale femme de lettres arménienne de sa génération. Elle écrit "Dans les ruines", son oeuvre majeure, en 1909. Victime des purges staliniennes en 1937, elle disparaît sur la route de sa déportation en 1943.

Le hasard a voulu que partout où je passais, le peuple arménien se trouvait au paroxysme de ses angoisses, de ses révoltes, de ses luttes. Zabel Essayan

C’est ainsi que Zabel Essayan pouvait qualifier son parcours. Romancière arménienne, femme libre et engagée, francophone, elle est née à Constantinople en 1878. Sa vie va coïncider avec une période au cours de laquelle l’existence même de son peuple est menacée lors des massacres hamidiens de 1895, les massacres d’Adana de 1909, le génocide de 1915 et les nouveaux massacres de Cilicie en1921.

Envoyée à Adana pour s’occuper des orphelins et des femmes rescapées en 1909, elle publie, en 1911, Dans les Ruines , un des témoignages les plus poignants sur les atrocités commises à l’égard des Arméniens d’Adana et de ses environs. Recherchée lors de la rafle du 24 avril 1915, elle y échappe de justesse, et parvient miraculeusement à fuir l’Empire ottoman. On la voit en Bulgarie, à Bakou, à Tiflis, en Egypte, à Erevan, en France et ailleurs, consciente de l’importance de faire connaître les atrocités commises envers son peuple. Elle consacre alors plusieurs années de sa vie à collecter et traduire des témoignages des survivants, à réunir des preuves, créer de futures sources ou à donner des conférences.

Quand les derniers espoirs de renaissance d’un foyer arménien dans les territoires historiques s’effondrent et que la France cède la Cilicie à la Turquie, elle rentre quelques années en France et, en 1933, elle choisit comme patrie l’Arménie soviétique.

Arrêtée en tant qu’ennemie du peuple et espionne en 1937, elle disparaît dans les goulags staliniens en 1943. Zabel Essayan était au même moment recherchée par la police française.

Un documentaire de Nathalie Lempereur et Chant Marjanian, réalisé par Séverine Cassar.

Avec Anahide Ter Minassian, Lara Aharonian, Léon Ketcheyan, Raymond Kévorkian, Vahé Tachjian.

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