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De la rumeur à la terreur, les violences de guerres 2/4

55 min
À retrouver dans l'émission

à Dinant, devant un mur où 60 civils furent fusillés
à Dinant, devant un mur où 60 civils furent fusillés
à Dinant, devant un mur où 60 civils furent fusillés © RF / M.-C. Clauzet Poursuivant la quête de la guerre dans ses réalités et ses fantasmes, **la Fabrique de l'histoire** s'est rendue pour vous sur le terrain même de surenchère dans la peur, à Dinant, en Belgique. Un documentaire d'une heure sur ces traces, signé Aurélie Luneau et Marie-Christine Clauzet. **23 août 1914 : le massacre de Dinant-sur-Meuse** Sur les bords de la Meuse, à quelques kilomètres de Namur, Dinant est une cité de villégiature forte de 7000 habitants en 1914. On y coule des jours tranquilles dans cette région industrielle,... jusqu'au 4 août 1914. Ce jour-là, un million de soldats allemands envahissent le pays, direction la France. Au fil de leur avancée, des rumeurs se répandent dans tout le pays. Au-delà des pillages, des viols, des incendies destructeurs, les Allemands couperaient les mains aux enfants et les seins aux femmes. Du côté ennemi, on laisse entendre que les populations belges abritent de nombreux francs-tireurs, des civils en armes, combattants de l'ombre, des êtres déloyaux (hommes, femmes, enfants) qui n'hésitent pas à tirer dans le dos et à orchestrer de véritables guet-apens, sans compter les tentatives d'empoisonnements de soldats allemands. Peurs et réminiscences des combats de 1870 ! La rumeur et l'imaginaire collectifs attisent l'angoisse des soldats, provoquant par ricochet des accès de violence que l'on commence à comptabiliser. On évoque déjà des cas de massacres... Le 21 août, les Allemands arrivent à Dinant, persuadés que la ville n'est qu'un nid de francs-tireurs. Le cauchemar commence, et avec lui, le massacre de Dinant qui va durer jusqu'au 26 août. Ces mêmes cas de violence se sont répétés dans le Nord et l'Est de la France au cours de l'été 1914. Entre rumeur et réalité, Aurélie Luneau et Marie Christine Clauzet sont retournées sur les lieux, en compagnie de l'historien **John Horne** , à la recherche des vestiges de ce passé douloureux, et à la rencontre des descendants des Dinantais martyrisés. Avec les témoignages de **Emilie Libert** (107 ans, elle avait 15 ans à l'époque des faits), sa fille **Yvonne Pinsmaille** , **Axel Tixhon** , historien belge ayant vécu 30 ans à Dinant, **Richard Fourneaux** le bourgmestre de la ville, originaire de Dinant, **François et Yvonne Sohet** , descendants.
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