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Barrage de la Rance
Épisode 1 :

"Nous avons bien turbiné". 50 ans après, l’usine marémotrice de la Rance

54 min
À retrouver dans l'émission

En 1966, le général de Gaulle inaugurait l'usine marémotrice de la Rance, un projet d'envergure destiné à produire de l’électricité à partir de la force des marées. 50 ans plus tard, c'est l'histoire de cette infrastructure que retrace ce documentaire d'Olivier Chaumelle réalisé par Séverine Cassar.

Barrage de la Rance
Barrage de la Rance Crédits : Olivier Chaumelle

Quiconque a fréquenté un peu les côtes de la Manche, où les marées sont importantes voire formidables, a pu se représenter la force invincible de la mer. La baie du Mont-Saint-Michel est l’endroit d’Europe qui présente les plus fortes marées. Un coefficient 120 équivaut aux îles Chausey à une différence de hauteur d’eau de 15 mètres entre la basse et la pleine mer. Les mouvements de ces masses d’eau représentent des circulations d’énergie colossales. La théorie les décrit bien, mais la technologie a bien de la peine à les capter. Il est naturel qu’on se soit posé la question de convertir cette force incommensurable en énergie utilisable par l’homme. On a tout d’abord installé ici et là des moulins à marée, à fonctionnement intermittent, avec un bassin de rétention pour stocker l’eau à la pleine mer, avant de la lâcher à la marée descendante pour actionner la meule. Puis, dès lors qu’on a eu les connaissances nécessaires, on a cherché à fabriquer de l’électricité à partir de l’énergie des marées. L’idée d’installer une centrale marémotrice en Bretagne, d’abord dans la baie de la Fresnaye, puis sur l’Aber Wrac’h, puis sur l’estuaire de la Rance, émerge au début des années 1920. Il aura fallu vaincre, grâce à beaucoup d’astuce et à des calculs très compliqués, tous les écueils technologiques un à un, et ils ont été nombreux, jusqu’à ce qu’enfin, le 26 novembre 1966, le Général de Gaulle lui-même vienne introduire un peu d’emphase lors de l’inauguration de ce projet d’avant-garde. C’était il y a cinquante ans. À l’époque, on était assez fier de cette centrale électrique unique au monde, mais surtout très content de disposer d’un lien routier entre Saint-Malo et Dinard. Aujourd’hui, c’est le problème de l’envasement de l’estuaire, dont le barrage est en partie responsable, qui préoccupe la population...

Barrage de la Rance vue de la vigie de l'éclusier
Barrage de la Rance vue de la vigie de l'éclusier Crédits : Olivier Chaumelle

Avec les témoignages de Michel Allemand, responsable de l’usine marémotrice de la Rance; Marc Bonnel, président de l’association Histoire et patrimoine du pays de Dinard; Éliane Boudic, ancienne salariée du chantier de la Rance; Jean-Pierre Briand, élu à Saint-Suliac; Yves Desgués, meunier, propriétaire d’un moulin à marée; Éric Feunteun, chercheur en écologie marine; Christain Fraud, éditeur; Alain Hugues, militant écologiste; Loïc Josse, libraire; Thierry Kérisel, ingénieur, petit-fils d’Albert Caquot et Alain Roman, historien

Textes lus par Nathalie Duong.

Salle des commandes
Salle des commandes Crédits : Olivier Chaumelle
Moulin à marée de Beauchet
Moulin à marée de Beauchet Crédits : Olivier Chaumelle
Panneau de mise en garde
Panneau de mise en garde Crédits : Olivier Chaumelle

"Nous avons bien turbiné". 50 ans après, l’usine marémotrice de la Rance, un documentaire d'Olivier Chaumelle et Séverine Cassar (première diffusion 6 décembre 2016).

Pour en savoir plus :

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