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Boughéra El Ouafi en 1928
Épisode 2 :

El Ouafi : la gloire ne dure que 42,195 kilomètres

53 min
À retrouver dans l'émission

Au temps où la colonisation française atteint son apogée, Boughéra El Ouafi remporte la prestigieuse épreuve du marathon lors des Jeux olympiques d'Amsterdam en août 1928. L’histoire d’El Ouafi, c’est aussi une histoire de la guerre d’Algérie…

Boughéra El Ouafi en 1928
Boughéra El Ouafi en 1928 Crédits : INTERCONTINENTALE - AFP

El Ouafi : la gloire ne dure que 42,195 kilomètres, un documentaire de Yvan Gastaut et Renaud Dalmar.

Aux temps où la colonisation française atteint son apogée, un indigène algérien inconnu répondant au nom de El Ouafi, né en 1898 à Ouled Djellal, remporte contre toute attente la prestigieuse épreuve du marathon lors des Jeux olympiques d'Amsterdam en août 1928. Le temps d’une compétition, la France s’honore de ce réservoir d’athlètes venus des colonies, d’autant que les champions hexagonaux attendus comme Jules Ladoumègue ne sont pas au rendez-vous.

Mais la notoriété d’El Ouafi ne dépasse pas le temps des olympiades : attiré par les sirènes du professionnalisme aux Etats-Unis, il est radié de la Fédération Française d’Athlétisme et, malgré un rapide retour en France, il ne sera plus jamais autorisé à concourir dans une compétition officielle.

Mais qui est donc ce champion éphémère dont la figure ressurgit de temps à autres au gré des événements sportifs en France mais aussi désormais en Algérie ? Qui est cet homme dont quelques stades, gymnases et rues de la région parisienne comme celle aux abords du Stade de France à Saint-Denis porte son nom, symbolique d’une France qui prône la diversité ?

El Ouafi, doué pour la course à pied est d’abord un militaire à la fin de la Première Guerre mondiale : indigène enrôlé dans l’armée française et remarqué pour ses capacité de coureur. Puis il sera ouvrier dans les années vingt, travaillant au sein des ateliers Renault de l’Ile Seguin, tout en portant les couleurs du CO de Billancourt mais aussi de la Société Générale.

Avec quelques témoins, notamment ses nièces, nous sommes partis à la recherche de cette figure sportive effacée qui a laissé peu de traces. Après sa retentissante médaille d’or d’Amsterdam, El Ouafi disparaît… Repli, relégation, misère : on ne le retrouve qu’en 1956 lorsqu’un autre vainqueur du marathon, Alain Mimoun, de retour des Jeux Olympiques de Melbourne, se souvient de lui. Mais il est bien tard, El Ouafi n’est plus que l’ombre de lui-même et meurt en 1959 au cours d’une fusillade : l’histoire d’El Ouafi, c’est aussi une histoire de la guerre d’Algérie…

Avec les témoignages de Salima Zeroug, Jean Durry, Laure Pitti, Naima Yahi, Jean-Barthélémy Debost, Zoulara Zeroug, et Didier Paillard.

Carré musulman du cimetière de bobigny
Carré musulman du cimetière de bobigny Crédits : Renaud Dalmar - Radio France
la tombe de Boughéra El Ouali au cimetière de Bobigny
la tombe de Boughéra El Ouali au cimetière de Bobigny Crédits : Renaud Dalmar - Radio France
Carré musulman du cimetière de bobigny 2
Carré musulman du cimetière de bobigny 2 Crédits : Renaud Dalmar - Radio France
Porte Renault
Porte Renault Crédits : Renaud Dalmar - Radio France

Ce documentaire a fait l'objet d'une première diffusion le 2 avril 2013

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