LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Exposition 2/4

51 min
À retrouver dans l'émission

Autour de l'exposition "L'invention du passé" au Musée des Beaux-Arts de Lyon du 19 avril au lundi 21 juillet.

Stéphane Paccoud , Conservateur en chef du patrimoine, responsable des collections du XIX.

Stéphanie Dermoncourt, Guide-conférencière en histoire de l'art

Les Enfants d’Édouard , de Paul Delaroche

Les Enfants d’Édouard, de Paul Delaroche
Les Enfants d’Édouard, de Paul Delaroche Crédits : Radio France

Les Enfants d’Édouard , de Paul Delaroche

Delaroche emprunte le sujet de ce tableau, exposé au Salon de 1831, à la pièce de William Shakespeare, Richard III . À la mort du roi Édouard IV d’Angleterre, son fils aîné devait hériter de son trône et être couronné en tant que Édouard V. Cependant, son oncle, l’ambitieux Richard, duc de Gloucester, met en œuvre le projet de lui ravir le pouvoir. Il fait emprisonner le jeune prince, encore adolescent, ainsi que son frère cadet, dans la Tour de Londres, où tous deux seront assassinés.

Le moment retenu par le peintre se situe juste avant le drame. Les deux princes, pressentant leur funeste sort, se serrent l’un contre l’autre. Le rai de lumière sous la porte et le chien qui dresse l’oreille signalent l’arrivée imminente de visiteurs, que le spectateur peut imaginer comme étant les meurtriers.

Valentine de Milan pleurant la mort de son époux Louis d’Orléans, assassiné en 1407, par Jean, de Fleury Richard
Valentine de Milan pleurant la mort de son époux Louis d’Orléans, assassiné en 1407, par Jean, de Fleury Richard Crédits : Radio France

Valentine de Milan pleurant la mort de son époux Louis d’Orléans , assassiné en 1407, par Jean, duc de Bourgogne, de Fleury Richard

Valentine de Milan (1366-1408) est la fille du duc Jean Galéas Visconti et d’Isabelle de France. Elle devient duchesse d’Orléans en 1389, suite à son mariage avec Louis Ier, frère cadet du roi de France Charles VI. À partir de 1392, la folie de son frère conduit le duc d’Orléans à participer au conseil de régence du royaume, dans un contexte de lutte de pouvoir qui mènera son cousin Jean Sans Peur, duc de Bourgogne, à ordonner son assassinat en 1407. Valentine de Milan ne cessera alors de réclamer justice, avant de mourir de chagrin moins d’un an plus tard.

Remportant un vif succès au Salon de 1802, le tableau entre trois ans plus tard dans la collection de l’impératrice Joséphine.

Stańczyk, de Jan Matejko
Stańczyk, de Jan Matejko Crédits : Radio France

Stańczyk , de Jan Matejko

Stańczyk (vers 1480-1560) est le bouffon de la cour du roi de Pologne Sigismond Ier. Connu pour son esprit vif et ses propos d’une lucidité prémonitoire sur le sort de son pays, il est devenu au XIXe siècle une figure symbolique de la culture nationale dans l’art et la littérature. Ce tableau de Matejko est l’une des premières œuvres le représentant et s’impose comme l’une de celles qui ont contribué à la construction de cette identité polonaise.

Stańczyk assiste ici à un bal donné par la reine en 1514 pour célébrer la victoire des armées polonaises sur les troupes de la principauté de Moscou à Orsza. Or, au même moment, la perte de la ville de Smoleńsk constitue une nouvelle inquiétante qui laisse présager un futur sombre pour le pays. Seul le fou semble toutefois le pressentir, alors que la cour s’amuse.

Cromwell et Charles Ier, de Paul Delaroche
Cromwell et Charles Ier, de Paul Delaroche Crédits : Radio France

Cromwell et Charles Ier , de Paul Delaroche

L’épisode illustré par ce tableau est emprunté à un texte de Chateaubriand, Les Quatre Stuarts . Après l’exécution du roi d’Angleterre Charles Ier en 1649, renversé par une guerre civile, son adversaire, Oliver Cromwell (1599- 1658), soulève ici le couvercle de son cercueil pour contempler son cadavre. Pour les spectateurs du Salon de 1831 qui découvrirent ce tableau, une telle représentation n’était pas sans écho à la récente Révolution française et à l’exécution de Louis XVI.

De récentes découvertes ont établi que Delaroche connaissait bien l’art anglais de son temps et qu’il a mené une véritable recherche autour de l’iconographie de Cromwell. Il a pu notamment s’inspirer d’études de costumes, en particulier de bottes, menées dans des châteaux anglais par James Ward, un artiste qu’il connaissait.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......