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Histoire de la cinéphilie 2/4

53 min
À retrouver dans l'émission

Trois fois par jour, rendez-vous au 29

Un documentaire d’Anaïs Kien, réalisé par Séverine Cassar

Partons de là, sur les marches de cet escalier de pierre, on y patiente, serrant ses pièces de monnaies au creux de la main, on y discute, on y trépigne, on y espère, où l’on anticipe. La salle de projection de la cinémathèque sise au 29 de la rue d’Ulm a vu passé les cinéphiles parisiens, ceux des ciné-clubs, ceux de la Sorbonne voisine, ceux des lycées du quartier latin et ceux de l’école normale supérieure.

Henri Langlois projette sa collection au gré de ses humeurs dans cette salle Jules Ferry à partir de 1955 et ouvre ainsi un lieu de vie aux jeunes gens qui y découvrent le patrimoine cinématographique mondial bien avant l’ère du cinéma à la demande. Les films sont alors des trésors qu’on accoure voir de peur de les rater définitivement au moment où la Nouvelle Vague bouleverse les codes cinématographiques. Après la génération des Rivette, Rohmer et Truffaut, ils sont nombreux a avoir formé leur œil sur les sièges en bois de cette salle mythique. Voyage dans un lieu de mémoire de la cinéphilie, dans l’antre de la salle Jules Ferry avec Carole Desbarats, responsable de la diffusion des savoirs à l’école normale supérieure et l’équipe de la Cinémathèque de Serge Toubiana, venue repérer les lieux.

Avec : Bernard Eisenschitz, Michel Mourlet, Marc Augé, Albert Fert, Costa Gavras, Carole Desbarats, Serge Toubiana, Jean Narboni, Luc Moullet et Michel Ciment.

Henri Langlois parle de la profonde solitude des cinémathèques :" Les cinémathèques n'ont pas seulement à lutter contre le temps qui, chaque jour, rend plus difficile la recherche et la sauvegarde de cinquante ans de cinéma, contre les ravageurs pilleurs d'épave, contre la méfiance d'une industrie qui craint, à juste titre, la dépossession de ses droits, contre les intérêts de cette machine qui veut que le cinéma ne produise qu'en se dévorant lui-même. (...) L'heure est grave, jamais le danger de destruction des films n'a été plus grand. Aidez-nous. Apportez-nous la force, l'appui de l'indignation publique. Comprenez qu'on n'a pas le droit d'abandonner aux usines de produits chimiques l'art le plus significatif, le plus essentiel, le plus constructif de notre temps. Joignez-vous à nous pour arrêter ce crime contre la civilisation qu'est la destruction des négatifs des anciens films."Texte d'Henri Langlois, pour le 20 ème anniversaire de la Cinémathèque cité dans le documentaire.

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