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Histoire de la paix 3/4

55 min
À retrouver dans l'émission

Un mercredi en archives autour de ce que l'on a appelé "le syndrome de Munich" : commentées en direct par notre invité Jean-Pierre Azéma , les voix d'Edouard Daladier, de Neville Chamberlain, de Joachim von Ribbentrop (ministre des affaires étrangères allemand) et de Georges Bonnet (ministre des affaires étrangères français). Mais également une revue de presse du 13 au 20 septembre 1938, ainsi que la lecture d'un article d'Emmanuel Mounier intitulé "Les lendemains d'une trahison", paru dans la revue Esprit du 1er octobre 1938, suivi par la lecture de quelques lettres qui lui furent adressées en retour et qui révèlent l'état d'esprit des Français de cette époque. Cet ensemble de documents illustre bien la tentative de sauver à tout prix la paix en Europe au seuil de la seconde guerre mondiale, et la farouche volonté de ne plus jamais revivre 14-18. Lors de la célèbre conférence de Munich, qui s'est tenue entre le 29 et le 30 septembre 1938, des accords furent en effet signés entre l'Allemagne d'Adolf Hitler, la France d'Edouard Daladier, la Grande-Bretagne de Neville Chamberlain et l'Italie de Benito Mussolini. Des accords qui mettaient fin à la crise des Sudètes et qui laissaient penser que l'on avait sauvé la paix, malgré l'abandon de la Tchécoslovaquie. A la suite de ces accords, Winston Churchill aurait déclaré : "l'Angleterre avait le choix entre le déshonneur et la guerre. Elle a choisi le déshonneur, et elle aura la guerre". Le syndrome de Munich hantera longtemps les esprits des protagonistes de l'époque.

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