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Francois Flameng dans le magazine L'Illustration, no 3910, du 9 février 1918
Épisode 3 :

Comment faire une histoire des sons de la première guerre mondiale ?

52 min
À retrouver dans l'émission

Autour de l’exposition "Entendre la guerre, son, musique et silence" à l’historial de la grande guerre.

Francois Flameng dans le magazine L'Illustration, no 3910, du 9 février 1918
Francois Flameng dans le magazine L'Illustration, no 3910, du 9 février 1918 Crédits : DEA PICTURE LIBRARY - Getty

Il n'est jamais simple de mettre en musée le son. Ça a été une des grandes questions de ma vie professionnelle, puisque au départ j'ai participé à la conception du musée de la musique. Je sais donc la difficulté de mettre en son des objets inertes évoquant pour autant la musique est quelque chose de quasi impossible.              
Florence Gétreau

Se représenter le son de la Grande Guerre est déjà difficile, comment s'imaginer le roulement continu des canons, le feu nourri des fusils, le hurlement des blessés, presque tous les jours, pendant près de quatre ans ? Mais aussi, comment le montrer, comment le faire vivre dans une exposition ? 

L'expérience sonore a été fondamentale pour les combattants, quand ils montent pour la première fois aux lignes, la première chose qui manifeste qu'ils vont vers le danger c'est d'abord le son, ce roulement interrompu du canon qui s'entend 20 ou 30 kilomètres à l'avance. Et puis sur place, les balles, les sifflements interrompus... Donc un univers sonore qui sature les sens, notamment en période d'attaque, de telle sorte que certains voient leurs camarades, sous un tel bruit qu'on ne pourrait pas l'imaginer, ils voient leurs camarades s'endormir d'épuisement nerveux après 20 minutes "d'écoute" du bombardement.              
Stéphane Audoin-Rouzeau

D'autant que malgré toute la documentation sur 14-18, il n'existe presque pas d'archives sonores.

Ce qui me surprend énormément comme historien, ces que les contemporains de la guerre ont consenti des efforts énormes, inouï, pour filmer dans des conditions techniques qui n'étaient pas les nôtres. Pour la filmer et la photographier le plus près possible, et pourtant, ils n'ont pas eu la même idée pour tenter d'enregistrer. La seule chose qu'on ait c'est un sonagramme, une représentation visuelle du son, du 11 novembre 1918 qui enregistre l'arrêt des combats.              
Stéphane Audoin-Rouzeau

Autre défi, lorsque l'on parle de la Grande Guerre, on parle aussi des commémorations, des minutes de silence et comment montrer le silence, pas pour son absence de son, mais pour sa charge émotionnelle et symbolique ?

Le silence d'après la guerre qui est réparateur, qui est profondément symbolique. Et c'est aussi quelque chose qui nous a posé problème dans la scénographie, comment montrer le silence ?          
Florence Gétreau 

Intervenants
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