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Histoire du droit d'asile - 2/4

55 min
À retrouver dans l'émission

Etre réfugié en France durant les années 1970 , une émission proposée par Séverine Liatard, réalisé par Charlotte Roux. Après la seconde Guerre mondiale, des normes légales concernant la protection des réfugiés sont mises au point par les Nations Unies et définies par la Convention de Genève de 1951. Le réfugié est celui qui en raison d'une crainte justifiée de persécution à cause de sa race, de son appartenance ethnique, de sa conviction religieuse ou politique mais aussi du fait de son appartenance à un groupe social doit quitter son pays. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) s'attache à ramener le pouvoir de reconnaissance des réfugiés d'Europe occidentale sous sa compétence supranationale. Dès la discussion du texte qui aboutira à la Convention de Genève, la France défend le caractère national de la détermination de cette qualité et les limitations géographique et temporelle réduites à l'Europe et à celle des évènements passés. Il faut attendre la signature du protocole de New York, dit de Bellagio, en 1967, pour que ces restrictions soient levées. En 1952, le gouvernement français crée donc l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ainsi qu'une juridiction d'appel et de contrôle, la Commission des recours des réfugiés (CRR). L'Office a pour fonction d'attribuer la qualité de réfugié et est habilité à délivrer des documents d'état civil. En 1956, plus de 200 000 Hongrois fuient la répression soviétique, deux plus tard, ce sont un million de Guinéens qui partent en exil. Au cours des années 1960, les guerres d'indépendance au Congo, au Rwanda ou au Burundi déclenchent des exodes. Le Printemps de Prague oblige de nombreux Tchécoslovaques à quitter leur pays. Un certains nombres d'associations comme France Terre d'Asile, la Cimade, le Cojasor ou la Croix rouge mènent des actions constantes auprès des pouvoirs publics et de l'opinion pour que la solidarité avec les réfugiés soit maintenue, que les garanties fondamentales prévues par la Convention de Genève soient respectées. Celles-ci s'occupent également d'aider ces réfugiés à s'insérer dans la société. Le coup d'Etat du général Pinochet en septembre 1973 entraine un flux d'exilés venus du Chili mais aussi d'Uruguay, d'Argentine ou du Brésil où sévissent également des dictatures. En 1975, après la chute de Saïgon, l'ensemble de la péninsule indochinoise - Vietnam, Laos, Cambodge - passe sous le joug communiste et ce bouleversement politique provoque un exode massif de population. L'Etat français qui accueille un nombre important de ces réfugiés confie alors à un groupement d'associations chapeauté par France Terre d'asile la tâche de mettre en oeuvre un dispositif d'accueil et d'insertion professionnelle de grande ampleur. Avec les témoignages de Mme Ung (ancienne réfugiée du Cambodge), Gladys Ledezma , (ancienne réfugiée du Chili), Geneviève Jacques , (ancienne équipière de la Cimade dans le secteur « réfugié »), Frédéric Tiberghien , (ancien rapporteur à la Commission des recours des réfugiés), Pedro Vianna (ancien réfugié du Chili, devenu secrétaire générale de France Terre d'asile), Bernard Picinbono , (ancien président de la Cimade) et Sylviane de Wangen , une des fondatrices avec son mari de France Terre d'asile.

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