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Destruction des des emblèmes de la monarchie - détail d'un tableau de  Pierre-Antoine Demachy, 1793

Histoire du peuple (4/5) : La Révolution française, quand le peuple se soulève

52 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce quatrième temps de notre semaine consacrée au peuple et son histoire, nous nous intéressons à la Révolution française, ce temps où le peuple et sa souveraineté furent au coeur de notre politique.

Destruction des des emblèmes de la monarchie - détail d'un tableau de  Pierre-Antoine Demachy, 1793
Destruction des des emblèmes de la monarchie - détail d'un tableau de Pierre-Antoine Demachy, 1793 Crédits : Getty

Qu'est-ce que le peuple et comment le distinguer de la "populace" ? Pour nous répondre, Michel Vovelle, professeur émérite à la Sorbonne et spécialiste des événements de 1789, ainsi que Christine Peyrard, professeur d'histoire moderne à l'Université de Provence, et Bernard Peschot, maître de conférences à l'Université Paul Valéry.

Michel Vovelle sur la représentation du peuple

Pour Michelet, les cahiers de doléances sont un acte collectif de naissance du peuple parce qu'il est invité à déposer ses plaintes, ses réclamations. C'est l'entrée en scène du peuple par référence à ces peuples qui s'adressaient dans les cahiers de doléances à un roi sur la base d'un rapport d'enfant à père, avec tout le respect qu'ils lui garderont pendant un temps. 

L'image du peuple personnifié est Hercule, il incarne le peuple. Il y a une très belle image à partir de 1792-1793, celle du peuple mangeur de roi : une caricature où le peuple est un ogre qui manipule les despotes comme des marionnettes. 

De l'unité du peuple

Ce qui a fait la force de la Révolution, c'est la force du Tiers-Etat uni. Christine Peyrard

Il y a un peuple révolutionnaire, c'est-à-dire un peuple en processus de révolution - par exemple les paysans du Nord, les ouvriers, les artisans, les petits boutiquiers des faubourgs parisiens qui vont former la catégorie des sans-culottes, mais aussi un peuple "révolutionné" - qui prend le choc des différentes transformations de la Révolution française et qui soit se réfugie dans une sorte d'abstention, comme beaucoup de Français sous l'Occupation qui courbèrent la tête, soit qui prend des positions que les historiens qualifient maintenant "d'anti-révolutionnaires". Bernard Peschot

Intervenants
  • Maître de conférences à l'Université Paul Valéry.
  • Professeur émérite à la Sorbonne.
  • Elle est professeur d'histoire moderne à l'Université de Provence, elle mène ses recherches au sein de l'UMR TELEMME.

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