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Portrait de Leonard de Vinci (1452-1519), Peinture a l'huile sur toile de Paul Delaroche (1797-1856), etude pour la decoration de l'Hemicycle de l'Ecole des Beaux art de Paris.
Épisode 4 :

Léonard courtisan

53 min
À retrouver dans l'émission

Quel est le statut de l'artiste à la Renaissance, comment vit-il ? Il dépend des princes. Léonard de Vinci a ainsi toute sa vie cherché des protecteurs qui sont aussi et surtout des commanditaires.

Portrait de Leonard de Vinci (1452-1519), Peinture a l'huile sur toile de Paul Delaroche (1797-1856), etude pour la decoration de l'Hemicycle de l'Ecole des Beaux art de Paris.
Portrait de Leonard de Vinci (1452-1519), Peinture a l'huile sur toile de Paul Delaroche (1797-1856), etude pour la decoration de l'Hemicycle de l'Ecole des Beaux art de Paris. Crédits : LEEMAGE - AFP

Léonard de Vinci a cherché à s'attacher en les courtisant les puissants de son époque. Comment le grand mathématicien, peintre et imagineur était-il aussi un homme de cour, à la recherche de protections princières ou royales qui lui permettaient de continuer à créer ? Découvrez dans cette émission un Léonard de Vinci concepteur de fêtes, d'automates, et inventeur de blagues.

Pour commencer, l'historien Pierre Savy nous rappelle à quoi ressemble une cour italienne dans la deuxième moitié du XVe siècle :

Une cour, c'est d'abord un lieu mobile, qui accompagne le Prince : c'est l'ensemble des hommes et des femmes qui entourent le Prince, qui remplit des fonctions domestiques et politiques.

On y trouve des artistes dès le XIVe siècle. Mais quelle est leur place dans cet espace ? Les artistes s'abritent-ils dans les cours par besoin, et nécessité ? L'enseignante Laure Fagnart nous éclaire sur la question :

Les artistes à cette époque pouvaient difficilement vivre sans la protection d'un prince. C'est le seul moyen de financer les travaux. Et il n'y a pas de création complètement spontanée : très souvent, les œuvres d'art sont créées à la suite d'une commande, souvent princière.

Aussi Léonard de Vinci se tourne-t-il vers Ludovic Sforza, le duc de Milan, n'ayant pas trouvé de protecteur digne de ce nom à Florence, et n'ayant pas non plus été appelé par le Pape à Rome. Au gré des mouvances de la cour et des diverses guerres, il changera de protecteur tout au long de sa vie et de sa carrière : il se tournera vers César Borgia, Charles d'Amboise, François Ier, et même la République de Florence.

Pour ses commanditaires, Léonard de Vinci peint, sculpte, mais s'occupe aussi aussi de mettre en scène des fêtes princières, de créer des automates pour éblouir la cour, de chanter et danser, et même de mettre au point des recueils de blagues et de devinettes… C'est le parfait courtisan, qui doit se rendre agréable, irremplaçable et indispensable, en échange de quoi il reçoit une pension qui lui permet de vivre confortablement et de veiller à sa bonne renommée.  

Par Emmanuel Laurentin et Perrine Kervran.

Avec :

  • Laure Fagnart
  • Pierre Savy
  • Louis Frank

Extraits lus :

  • Épigrammes et devinettes de Léonard de Vinci
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